Zhang Ailing

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Dans ce nom, le nom de famille, Zhang, précède le nom personnel.
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Zhang Ailing
Description de cette image, également commentée ci-après
Zhang Ailing à Hong Kong en 1954
Alias
Eileen Chang
Naissance
Shanghai, Chine
Décès (à 74 ans)
Los Angeles, États-Unis
Activité principale
écrivain
Auteur
Langue d’écriture chinois

Zhang Ailing (en chinois 张爱玲 / 張愛玲, pinyin Zhāng Àilíng ; également anglicisé en : Eileen Chang), née le 30 septembre 1920 à Shanghai en Chine, morte le 8 septembre 1995 à Los Angeles aux États-Unis, est une écrivaine chinoise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Zhang Ailing est née à Shanghai dans une famille connue. Son grand-père paternel est Zhang Peilun, lui-même beau-fils de Li Hongzhang. Zhang Ailing fait ses études à Hong Kong, avant de revenir dans sa ville natale où elle commence une carrière littéraire en 1943. Elle quitte la Chine pour Hong Kong en 1952 et s'installe aux États-Unis en 1955, où elle publie en anglais[1].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Elle s'installe en 1952 à Hong Kong, où elle écrit en 1954 deux œuvres sur commande, anticommunistes, Yangge (Chants et Danses des repiqueurs de riz) et Chidi zhi lian (L'Amour de la terre rouge). L'analyse sociale à laquelle elle s'y livre en font toutefois davantage que de simples œuvres de propagande[2].

Parmi ses œuvres, on trouve :

  • Ban Sheng Yuan (半生缘)
  • Qing Cheng Zhi Lian (倾城之恋)
  • Jin Suo Ji (金锁记)
  • Hong Meigui Yu Bai Meigui (红玫瑰与白玫瑰)

Elle a écrit la nouvelle Lust, Caution dont est tiré le film éponyme d'Ang Lee.

Œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

  • Le Chant du riz qui lève, trad. d’Emy Molinié, Paris, Éditions Calmann-Lévy, 1958, p. (notice BnF no FRBNF31927575)
  • La Cangue d’or [« Jin suo ji »], trad. d’Emmanuelle Péchenart, dessins de Françoise Ged, Paris, Éditions Bleu de Chine, 1999, 104 p. (ISBN 2-910884-24-4)
  • Rose rouge et rose blanche [« Hong meigui yu bai meigui »], trad. d’Emmanuelle Péchenart, Paris, Éditions Bleu de Chine, 2001, 89 p. (ISBN 2-910884-37-6)
  • Un amour dévastateur [« Qing cheng zhi lian »], trad. d’Emmanuelle Péchenart, La Tour d’Aigues, France, Éditions de l’Aube, 2007, 175 p. (ISBN 978-2-7526-0404-0)
  • Lust, caution. Amour, luxure, trahison, trad. de Emmanuelle Péchenart, Paris, Éditions 10-18, 2009, 175 p. (ISBN 978-2-264-04849-3)
  • Love in a fallen city, suivi de Ah Hsiao est triste en automne, trad. de Emmanuelle Péchenart, Paris, Éditions Zulma, 2014, 158 p. (ISBN 978-2-84304-692-6)
  • Deux brûle-parfums, trad. de Emmanuelle Péchenart, Paris, Éditions Zulma, 2015, 224 p. (ISBN 978-2-84304-701-5)
  • « Avec le dessin d’une galette. Proses de Zhang Ailing », trad. He Wen, Impressions d'Extrême-Orient, numéro 5, 2015 [lire en ligne]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nicolas Idier (dir.), Shanghai : histoire, promenades, anthologie et dictionnaire, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2010, p. 1224-1225.
  2. Yinde Zhang, Histoire de la littérature chinoise, « Littérature des cinq continents », Ellipses, 2004.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emmanuelle Péchenart, « Eileen Chang — Shanghaienne décidément », dans Nicolas Idier (dir.), Shanghai : histoire, promenades, anthologie et dictionnaire, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2010, p. 566-582.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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