Zeng Baosun

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Zeng Baosun
Zeng Baosun.jpg
Fonctions
Membre du Conseil politique national (d)
Membre de l'Assemblée nationale de république de Chine
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 85 ans)
TaipeiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Chinoise (jusqu'en 1949) Taïwanaise (à partir de 1949)
Formation
Blackheath High School (en) (-)
Westfield College (baccalauréat universitaire ès sciences) (-)
Université d'Oxford (-)
Université de Cambridge (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Zeng Guangjun (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Domaines

Zeng Baosun ou Tseng Pao Swen (9 mars 1893-27 juillet 1978) est une enseignante, dirigeante d'écoles et militante féministe chinoise et taïwanaise. Elle est la première Chinoise diplômée de l'université de Londres en 1916 et milite en faveur de l'éducation et dans plusieurs organisations internationales féministes et chrétiennes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Zeng Baosun naît dans une éminente famille chinoise de Xiangxiang, dans la province du Hunan. Elle est l'arrière-petite-fille de Zeng Guofan[1], un fonctionnaire chinois de la dynastie Qing qui commandait l'armée de Xiang pendant la Révolte des Taiping[2]. Son père est réformiste et ne suit pas la coutume traditionnelle du pays telle que le bandage des pieds et le mariage précoce pour les filles, entre autres[3].

À 14 ans, elle étudie dans une école de filles à Shanghai avant d'entrer à l'école normale pour femmes de Hangzhou[3]. Zeng Baosun se convertit au christianisme en 1911 et poursuit, à partir de 1910, ses études dans une école anglicane[2]. Elle fréquente aussi la Blackheath High School à Londres de 1912 à 1916, avant d'intégrer en 1913 le Westfield College, dont elle est diplômée en sciences en 1916. Elle devient ainsi la première Chinoise diplômée de l'université de Londres[4].

Carrière[modifier | modifier le code]

Zeng Baosun se forme à l'enseignement à l'université d'Oxford et à l'université de Cambridge [5].

Elle est de retour en Chine en 1917[6], et elle ouvre en 1918 l'école collégiale YiFang Girls middle School à Changsha[7], Elle y enseigne principalement l'anglais et la biologie, son cousin se charge des mathématiques et de la physique[8]. Elle est membre du National Christian Council of China de 1923 à 1928, et est déléguée de ce mouvement à l'International Missionary Council, à Jérusalem en 1928 et à Madras en 1938[6].

Elle quitte la Chine en 1949 pour s'installer à Taïwan[6]. En 1953, elle représente Taïwan à la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (en)[9]. Elle défend l'indépendance financière des femmes[10].

Elle écrit une autobiographie intitulée Confucian Feminist (en français, Féministe confucéenne), ainsi que des essais sur les droits des femmes[11]. Elle a siégé au conseil d'administration de l'Université Donghai à Taichung[6].

Fin de vie[modifier | modifier le code]

Elle meurt à Taiwan en 1978 et est inhumée au cimetière public no 1 de Taipei[6].

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Zeng Baosun, « China’s Women and Their Position in the Church », Church Missionary Review, vol. 48,‎ , p. 372-376
  • The Chinese Woman Past and Present in (en) Li Yu-ning, Chinese Women Through Chinese Eyes, Routledge, (ISBN 978-1-317-47471-5, lire en ligne)
  • [autobiographie] (en) Zeng Baosun, Confucian Feminist: Memoirs of Zeng Baosun (1893-1978), American Philosophical Society, (ISBN 978-0-87169-921-3, lire en ligne)

Références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Zeng Baosun » (voir la liste des auteurs).
  1. « Ding Limei, Pioneer Evangelist in Chinese Church », sur chinachristiandaily.com (consulté le 21 octobre 2020)
  2. a et b (en) « Zeng Baosun: the educator », sur SHINE (consulté le 21 octobre 2020)
  3. a et b « A Pioneer in Women's Education - All China Women's Federation », sur Women of China, (consulté le 21 octobre 2020)
  4. Liu Jiafeng, « Ricci Roundtable on the History of Christianity in China », sur archive.md, (consulté le 21 octobre 2020)
  5. « Zeng the educator », sur archive.shine.cn, (consulté le 21 octobre 2020)
  6. a b c d et e Tseng Pao Swen, « Zeng Baosun 1893—1978 », dans Biographical Dictionary of Chinese Christianity (lire en ligne)
  7. « Ten Outstanding Female Chinese Christians in Chinese Church History », sur chinachristiandaily.com (consulté le 21 octobre 2020)
  8. (en) Carol Lee Hamrin et Stacey Bieler, Salt and Light, Volume 3: More Lives of Faith That Shaped Modern China, Wipf and Stock Publishers, (ISBN 978-1-61097-158-4, lire en ligne)
  9. « Women at Queen Mary Exhibition Online - Featured Women - Pao Swen Tseng », sur www.women.qmul.ac.uk (consulté le 21 octobre 2020)
  10. Nicolas Zufferey, « La condition féminine traditionnelle en Chine. Etat de la recherche », Études chinoises. 漢學研究, vol. 22, no 1,‎ , p. 185–229 (DOI 10.3406/etchi.2003.1329, lire en ligne, consulté le 21 octobre 2020)
  11. (en) Baosun Zeng, Confucian Feminist: Memoirs of Zeng Baosun (1893-1978), American Philosophical Society, (ISBN 978-0-87169-921-3, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Tseng Pao Swen, « Zeng Baosun 1893—1978 », dans Biographical Dictionary of Chinese Christianity (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]