Zone d'expression populaire

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Zone d'Expression Populaire
Surnom ZEP
Pays d'origine Drapeau de la France France
Genre musical Chanson populaire, hip-hop, rap politique
Années actives Depuis 2009
Composition du groupe
Membres Saïdou, Salim Sferdjella, Kamel Flouka, Saknes

Zone d'expression populaire (ou ZEP, de son acronyme) est un groupe de hip-hop français de musique populaire originaire de la métropole lilloise (Roubaix). À travers ce projet, ZEP "dénonce avec verve et virulence la lepénisation de la société, la banalisation des discours racistes, le chantage à l’intégration, le néo colonialisme, les conditions de vie des sans papiers et des minorités"[1].

Polémique et condamnation[modifier | modifier le code]

En 2012, la chanson Nique la France provoque une polémique[2]. Après que l'Union pour un mouvement populaire locale a vainement demandé l'interdiction d'un concert à Saintes en février 2011[3], un autre concert de ZEP prévu le 7 décembre 2011 à Audincourt est annulé par la municipalité[4]. En 2012, les deux militants sont mis en examen pour « injure publique » et « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d’un groupe[5]. » En 2015, le groupe est entendu par la justice[6]. La catégorie « Français de souche » est considérée par la justice comme n'ayant pas d'existence juridique. Ils sont relaxés dans cette affaire[pas clair] les opposants à l'AGRIF, association proche de l'extrême droite[7], le tribunal déclare que l'expression français de souche « pour banalisée qu'elle puisse paraître », « ne recouvre aucune réalité légale, historique, biologique ou sociologique », et que « la “blancheur” ou la “race blanche” » n'est « en aucune manière une composante juridique de la qualité des Français ». L'AGRIF décide de faire appel[8]. Finalement, le 12 janvier, la Cour d'appel de Lyon condamne les injures racistes et anti-françaises perpétrées par le chanteur Saïd Zouggagh et le sociologue Saïd Bouamama dans ce CD. La condamnation n' entraîne néanmoins qu'une peine d'un euro symbolique et de 3000 euros de dédommagement à l'Agrif[9].

Membres[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. article du site Last Night in Orient "Z.E.P Zone d’Expression Populaire - 1er Album disponible aujourd’hui" du 13 Avril 2011.
  2. Jérémie Maire, « Nique la France à Saintes : retour sur une polémique très française en chansons », sur Sud Ouest, .
  3. David Briand, « Polémique autour de la chanson Nique la France : le concert de rap aura bien lieu à Saintes », sur Sud Ouest, .
  4. Laurence Houot-Remy, « Polémique près de Montbéliard autour d'un concert rap antiraciste », sur France Télévisions, .
  5. « Au procès Zep et Bouamama, on débat du « racisme anti-blanc » », sur StreetPress, (consulté le 31 mai 2016).
  6. « Les auteurs du livre-disque Nique la France entendus par la justice », sur ActuaLitté, (consulté le 31 mai 2016).
  7. Erwan Lecœur (dir), Dictionnaire de l'extrême droite, Paris, Éditions Larousse, coll. À présent, 2007 (ISBN 978-2-03-582622-0).
  8. « Pour la justice, le concept de « Français de souche » n'existe pas », sur Le Figaro, .
  9. La Cour d'appel de Lyon condamne “Nique la France”, valeursactuelles.com, 16 janvier 2018