Zōjō-ji

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant Tokyo
Cet article est une ébauche concernant Tokyo.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Zōjō-ji
Image illustrative de l'article Zōjō-ji
Le Zōjō-ji (arrière plan : Tour de Tokyo).
Présentation
Nom local 三縁山増上寺
Culte Bouddhisme
Type Temple bouddhique
Style dominant bodhi
Site web www.zojoji.or.jp
Géographie
Pays Drapeau du Japon Japon
Région Kantō
Préfecture Tokyo
Ville Tokyo
Coordonnées 35° 39′ 27″ nord, 139° 44′ 54″ est

Géolocalisation sur la carte : Japon

(Voir situation sur carte : Japon)
Zōjō-ji

Géolocalisation sur la carte : Tokyo

(Voir situation sur carte : Tokyo)
Zōjō-ji
Statuettes en mémoires des enfants morts.

Le San'en-zan Zōjō-ji (三縁山増上寺?) est un temple bouddhiste situé dans le quartier de Shiba, Minato-ku, à Tokyo au Japon.

Il est l’un des deux bodaiji (菩提寺?, (c'est-à-dire temple bodhi, un temple funéraire) du clan Tokugawa, l’autre étant le Kan'ei-ji.

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Le temple Zōjō s'étend dans le parc de Shiba, à Tokyo, capitale du Japon. Il est situé à moins de 300 m de la tour de Tokyo.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, Shūei (ja) (809 - 884), un disciple de Kūkai, le saint fondateur de l'école bouddhiste Shingon, fonde le temple Kōmyō[1] à Edokaizuka[2], dans le sud de la plaine de Kantō. En 1393, sous l'impulsion du moine Yūyo Shōsō (ja) (1366 - 1440), le temple devient un lieu de culte du Jōdo shū, école du bouddhisme ésotérique fondée au IXe siècle, et est rebaptisé Zōjō-ji[3]. En 1598, Tokugawa Ieyasu, fondateur du shogunat Tokugawa, le fait déplacer plus au sud, dans le cadre d'un projet d'agrandissement du château d'Edo. Dès lors, il devient, comme le Kan'ei-ji, un Bodaiji de la dynastie Tokugawa[4].

Durant l'époque d'Edo (1603 - 1868), étendu sur 82,6 ha, il comprend plus de 100 bâtiments et 48 temples secondaires, et, en tant que centre d'études bouddhiques du Jōdo shū, rassemble près de 3 000 prêtres et novices.

Vers la fin des années 1860, le gouvernement de Meiji, issu de la révolution du même nom qui met fin au shogunat Tokugawa, instaure un shintoïsme d'État. Dès 1868, la promulgation d'une série d'ordonnances sur la ségrégation entre le shintō et le bouddhisme entraîne dans tout le Japon le retour en force du mouvement Haibutsu kishaku, un courant de pensée qui prône l'expulsion du bouddhisme du pays. Des lieux de culte bouddhique sont détruits et une grande partie du patrimoine religieux des temples est dispersée[5],[6]. Des édifices du Zōjō-ji sont réduits en cendres, et, en 1873, le nouveau pouvoir s'empare de terres appartenant au temple Zōjō qui n'est plus sous la tutelle des Tokugawa. Les terres confisquées sont aménagées en un parc la même année : le parc de Shiba. Reconstruit plus tard dans des dimensions plus modestes, le complexe bouddhique du Jōdo shū est de nouveau incendié en 1909[7],[8].

En 1945, alors que la Seconde Guerre mondiale touche à sa fin, un bombardement aérien démolit le complexe religieux, notamment la pagode à cinq étages construite au milieu du XVIIe siècle en l'honneur de Tokugawa Hidetada par Sakai Tadakiyo, un conseiller shogunal. Seule la grande porte principale, Sangedatsu-mon, datant de 1622, est préservée[9],[10].

Une partie des bâtiments principaux sont reconstruits durant le seconde moitié du XXe siècle : le hondō en 1952, la plupart des autres édifices de 1972 à 1974, la salle dédiée au fondateur du lieu en 1989, et l'ankokuden, salle du bouddha Amida, en 2011[9],[11].

La tombe du célèbre écrivain Junzaburō Nishiwaki se trouve à l'intérieur du temple ainsi que celle du rōjū Abe Masatsugu.

Bâtiments[modifier | modifier le code]

  • Porte de Sangedatsu (三解脱門, Sangedatsu-mon?), 1622. « San » (?) signifie « trois », et « gedatsu » (解脱?) signifie « moksha ». L'homme qui passe la porte se libère de trois vices : la cupidité (, ton?), la haine (, shin?), et la stupidité (, chi?).
  • Grande Salle, 1974

Notes et téférences[modifier | modifier le code]

  1. Le temple Kōmyō (光明寺, Kōmyō-ji?).
  2. En 1947, Edokaizuka (江戸貝塚?) est devenu le quartier Hirakawachō dans l'arrondissement Chiyoda de Tokyo.
  3. (en) Bibliothèque nationale de la Diète, « Zojo-ji Temple » [« Le temple Zōjō »], sur www.ndl.go.jp,‎ (consulté le 16 octobre 2016).
  4. (en) Zōjō-ji, « Zojoji : the chief temple of the Jodo-Buddhist sect » [« Zōjō-ji : le temple principal du Jōdo shū »], sur www.zojoji.or.jp,‎ (consulté le 16 octobre 2016).
  5. Christophe Marquet, « Le Japon moderne face à son patrimoine artistique », dans François et Mieko Macé, Ishii Kōsei, Cécile Sakai, Christophe Marquet et al., Cipango : cahiers d'études japonaises : Mutations de la conscience dans le Japon moderne (revue), Paris, INALCO Publications Langues'O, coll. « Hors-série », (ISBN 2858311056, OCLC 491367667, lire en ligne [PDF]), p. 16-17.
  6. Jean-Paul Demoule et Pierre Souyri, Archéologie et patrimoine au Japon, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, (1re éd. 2008), 146 p. (ISBN 9782735115471, OCLC 893677506), p. 114.
  7. Martin 2013, p. 210
  8. (ja) Minato city, « 芝公園(しばこうえん) » [« Parc Shiba »],‎ (consulté le 4 octobre 2016).
  9. a et b (ja) Zōjō-ji, « 歴史 » [« Histoire »], sur www.zojoji.or.jp,‎ (consulté le 4 octobre 2016).
  10. Martin 2013, p. 211.
  11. (ja) Zōjō-ji, « 年表 » [« Chronologie »],‎ (consulté le 4 octobre 2016).

À voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) John H. Martin et Phyllis G. Martin, Tokyo : 29 Walks in the World's Most Exciting City [« Tokyo : 29 balades dans la ville la plus captivante du monde »], Kanagawa, Tuttle Publishing, , 647 p. (ISBN 9781462908882 et 1462908888, OCLC 881566795).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :