Zénobe Alexis de Lespinay

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Zénobe Alexis de Lespinay
Description de l'image Zénobe de Lespinay.jpg.
Nom de naissance de Lespinay
Naissance
Chantonnay
Décès
Paris VIIe
Nationalité Drapeau de la France France
Autres activités
Famille
Arrière-petit-fils de Alexis Louis Marie de Lespinay
Petit-neveu de Louis-Armand de Lespinay

Zénobe Alexis, marquis de Lespinay ( à Chantonnay, France - à Paris dans le VIIe arrondissement) est un homme politique français des XIXe et XXe siècles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Zénobe de Lespinay naquit en Vendée, dans le manoir familial de Chantonnay, le . Il était issu d'une vieille famille noble de Bretagne (Jean de Lespinay, trésorier de Bretagne au XVe siècle), monarchiste puis ralliée à l'Empire, qui comptait un marquis de Lespinay député en 1811 et le général baron de Lespinay (1789 ✝ 1869), baron de l'Empire en 1814, maréchal de camp en 1827 et grand officier de la Légion d'honneur.

Après ses études, Zénobe Alexis se consacra à la gestion de ses propriétés rurales et de sa fortune mais accepta, sous la IIIe République, la mairie de Chantonnay avant d'être élu conseiller général.

Il était membre de la Société des agriculteurs de France. En 1898, il achève la construction du château de la Mouhée à Chantonnay où il réside à partir de cette date avec son épouse Marie-Thérèse Benoist d'Azy, historienne auteur de nombreux livres sur l'histoire Lespinay et d'une longue chronique de sa vie en Vendée dans les châteaux en ce temps-là.

Aux élections générales du 8 mai 1898, il se présenta comme candidat conservateur contre Louis Marchegay, député sortant républicain qu'il battit au premier tour de scrutin par 9 347 voix contre 8 688 sur 18 499 votants et 21 492 inscrits.

Siégeant parmi les membres de la droite conservatrice, Lespinay appartint à la commission du commerce et de l'industrie.

Il intervint en 1901 pour demander une amélioration du statut des agents des haras nationaux et déposa une proposition de loi tendant a indemniser les victimes de l'orage du à La Roche-sur-Yon.

Aux élections générales du , il se représenta et triompha sans peine de son adversaire républicain, Foy, par 10 896 voix contre 7 994 sur 19 308 votants et 21 607 inscrits.

Il appartint aux commissions de l'agriculture et du commerce et intervint, lors de la discussion du budget de l'Instruction publique de 1903, sur le fonctionnement des pensionnats des écoles primaires supérieures de garçons.

Le , de nouveau candidat, il fut encore élu par 10 350 voix sur 19 369 votants et 22 344 inscrits contre 9 428 suffrages à son adversaire républicain, Daniel Lacombe, qui devait pourtant bientôt lui succéder.

En effet, le marquis de Lespinay mourut à l'âge de 52 ans, le à Paris.

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Zénobe Alexis était le fils cadet de Charles Alexis ( - château du Pally, Chantonnay - Château de la Mouée, Chantonnay), marquis de Lespinay, marié le 7 janvier 1851 (Chantonnay) avec Alexandrine Eugénie Le Bœuf de Saint-Mars ( - Chantonnay - Château de la Mouée, Chantonnay).

Son frère aîné, Calixte ( - Bourg (Ain)), mourut sans alliance.

Le marquis de Lespinay épousa le 7 juin 1879 (Paris VIIe) Louise Marie Thérèse Benoist d'Azy ( - Fourchambault - Chantonnay), fille de Pierre Paul Ernest, comte Benoist d'Azy et de Claire Mélanie Jaubert. Ensemble, ils eurent :

La descendance de Zénobe Alexis de Lespinay compte parmi familles subsistantes de la noblesse française et de la noblesse d'Empire. La branche aînée porte le nom patronymique de « de Lespinay », tandis que la branche cadette porte le nom patronymique de « de L'Espinay ».

Fonctions[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

« Armes des Lespinay et L'Espinay : D'argent, à trois épines de sinople posées deux et une. Devise : sequamur quo fata vocant[1],[2],[3] »

Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes. (espinay ⇔ épines).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Armorial de J.B. Rietstap - et ses Compléments
  2. Société archéologique de Touraine, Mémoires de la Société archéologique de Touraine, vol. 18, La Société, (lire en ligne)
  3. Jean Marie Hippolyte d’Arlot, comte de Saint-Saud, Armorial des prélats français du XIXe siècle, Éditions H. Daragon, , 415 p. (lire en ligne), page 366

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]