Yves Hersant

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hersant (homonymie).
Yves Hersant
Yves Hersant.jpg
Portrait d’Yves Hersant.
Biographie
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour

Yves Hersant, né en 1944, est un historien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé des lettres, Yves Hersant travaille dans les services culturels du Ministère des Affaires étrangères à Ottawa, à Rome, puis à Paris en qualité de conseiller technique au cabinet du ministre. En 1981, il entre à l'EHESS[1].

Devenu en 1989 l'un des directeurs d'études de cet établissement, il fonde, dans le Centre de recherche sur les arts et le langage, un groupe de recherche sur l'Europe. De 1997 à 1998, il fait partie, au Conseil de l'Europe, du groupe de travail "Citoyenneté et démocratie". Spécialiste de la pensée et des arts de la Renaissance européenne, il consacre ses séminaires à l'histoire et à la critique de l'humanisme. Il enseigne également dans diverses universités étrangères, notamment à New York (NYU) et à Genève (Institut d'études européennes).

Yves Hersant est aussi directeur de collections aux éditions Les Belles Lettres et membre du comité de rédaction de la revue Critique. Avec Nuccio Ordine, il dirige l'édition critique en France des œuvres de Giordano Bruno. En 2003, il a été l'auteur du livret de l'opéra Le Moine noir, composé par son frère Philippe Hersant[2]. En 2013, il a été l'un des commissaires de l'exposition « La Renaissance et le rêve » (Paris, Musée du Luxembourg).

Yves Hersant occupe également les fonctions d'attaché culturel à l'Ambassade de France au Canada, puis à l'Ambassade de France en Italie, et conseiller technique au cabinet du Ministre des Affaires étrangères[3].

Yves Hersant est aujourd'hui retraité, mais reste membre statutaire de l'EHESS[4].

Travaux[modifier | modifier le code]

Auteur d'ouvrages, d'articles et de traductions[5]. Il fournit plusieurs traductions depuis l'italien (Giorgio Agamben, Giordano Bruno, Giacomo Leopardi, Italo Calvino, Ferdinando Camon, Tullia d'Aragona[6]), le latin (Leon Battista Alberti, Pic de La Mirandole), le grec ancien (pseudo Hippocrate).

En 1979, il rencontre Jean Piel pour lui exposer ses vues sur le récent film de Steven Spielberg Rencontres du troisième type[7].

Dans l'émission Histoire de l'idée de l'Europe sur France Culture, il porte quelques critiques envers le drapeau de l'Europe, qu'il qualifie de « symbole politique obsolète »[8].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Mélancolies : de l’Antiquité au XXe siècle, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2005, 990 p.
  • La Métaphore baroque : d’Aristote à Tesauro, Paris, Le Seuil, 2001, 206 p.
  • Europes : anthologie critique et commentée, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2000, 1050 p.
  • Italies : les voyageurs français aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1988, 1140 p.
  • La Renaissance et le rêve (dir. en collaboration), Paris, Réunion des Musées nationaux, 2013, 175 p.
  • Une traversée des savoirs. Mélanges offerts à Jackie Pigeaud (dir. avec Ph. Heuzé), Québec, Presses de l'Université Laval, 2008, 755 p.
  • Édition annotée de J.-K. Huysmans, Là-Bas, Paris, Folio Gallimard, 1985, 404 p. 

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Brève biographie sur le site du Department of french and romance philology de l’université Columbia.
  2. « Philippe Hersant (1/5) Une naissance romaine », sur Franceculture.fr,
  3. « Curriculum Vitae Yves Hersant », sur Ehess.academia.edu
  4. « Membres statutaires », sur Cral.ehess.fr
  5. Voir notamment les ouvrages liés à sa Notice d'autorité, dans le catalogue général de la BnF.
  6. Le dialogue De l'Infinité d'amour.
  7. « Critique Memories #5 », sur Entrevues.org,
  8. Charlotte Jousserand, « Drapeau, hymne, monnaie et bientôt carte d'identité ? L’Union européenne et ses symboles », sur Franceculture.fr,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]