Yves Guérin-Sérac

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Yves Guérin-Sérac (alias Jean-Robert de Guernadec, alias Yves Guillou, alias Ralf), né en 1926 à Ploubezre, est un militant catholique anti-communiste français, animateur de la fausse agence de presse Aginter Press, hébergé par le Portugal de Salazar.

Ex-officier de l'armée française, il avait pris part à la guerre d'Indochine (1945-54), la guerre de Corée (1950-53) et la guerre d'Algérie (1954-62). Yves Guérin-Sérac était aussi membre de la 11e Demi-Brigade parachutiste de choc (« 11e choc »), bras armé du service action du SDECE[1]. Après les accords d'Évian de mars 1962, il fuit en Espagne franquiste, où Franco l'engage pour combattre l'opposition. Il partit ensuite pour le Portugal de Salazar.

Portugal[modifier | modifier le code]

Au Portugal, Yves Guérin-Sérac se lia avec des fugitifs de l'OAS, tandis que le pétainiste Jacques Ploncard d'Assac l'introduisait à la PIDE, les services secrets de Salazar. Yves Guérin-Sérac a ensuite été recruté comme instructeur pour la Légion portugaise et pour les unités contre-insurrectionnelles de l'armée portugaise[2]. En 1965 il érige la fausse agence de presse Aginter Press, organisation d'extrême droite basée à Lisbonne mais qui s'active dans la stratégie de la tension en Italie. Le 31 janvier 1968, il rencontre ainsi Pino Rauti, alors dirigeant du groupuscule néo-fasciste Centro Studi Ordine Nuovo — Pino Rauti rentre l'année suivante au sein de son parti d'origine, le MSI (Mouvement social italien) [3].

Lutte anti-communiste[modifier | modifier le code]

Tout comme le Cubain anti-castriste Luis Posada Carriles, Yves Guérin-Sérac conçoit la lutte anti-communiste à l'échelle de la planète: "Lors de cette période nous avons systématiquement établi des contacts proches avec des groupes partageant notre idéologie [like-minded groups] émergeant en Italie, en Belgique, en Allemagne, en Espagne ou au Portugal, afin de former la base [kernel] d'une véritable Ligue Occidentale de Lutte contre le Marxisme [Western League of Struggle against Marxism]." [4]

Après 1974[modifier | modifier le code]

À la suite de la « révolution des œillets », il se réfugie en Espagne franquiste. Il croise alors, pendant les funérailles de Franco, le 20 novembre 1975 à Madrid, l'Italien Stefano Delle Chiaie[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. D. Ganser (2005), Operation Gladio and Terrorism in Western Europe, London, Franck Cass, 2005, p.116 La fiabilité de cette source est cependant discutée : voir (en) The Journal of Intelligence History, Volume 5, Number 1 été 2005.
  2. D. Ganser, p.117
  3. Mort (non-accidentelle) d'un anarchiste, Le Courrier, 3 mai 2005
  4. Stuart Christie, Stefano Delle Chiaie (London, Anarchy Publications, 1984, p.27), cité par D. Ganser, p.117
  5. Marie-Monique Robin, Escadrons de la mort, l'école française [détail des éditions], 2008, p.381

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrice Chairoff, B... comme barbouzes, Éditions Alain Moreau, 1975.(p. 253), ouvrage à manier avec précaution, car l'auteur affabule souvent.
  • Frédéric Laurent, L'orchestre noir , Editions Stock 1978 (cité à de nombreuses pages )

Articles connexes[modifier | modifier le code]