Yves Dieÿ

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Yves Dieÿ
Naissance
Décès
(à 92 ans)
Montluçon
Nom de naissance
Jacques Yves Paul Dieÿ
Nationalité
Activité
Formation
Distinctions

Jacques Yves Paul Dieÿ est un peintre français né le à Paris et mort le à Montluçon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Yves Dieÿ est mobilisé durant la Première Guerre mondiale dans de 8e escadron du train. Blessé, il est hospitalisé à l'hôpital militaire de Montpellier. Il séjourne dans les hôpitaux de 1914 à 1922.

Il épouse Louise Marie Magdelaine Arias (1902, Saint-Maur-des-Fossés - 1986, Villeneuve-sur-Lot) le à Paris. D’origine martiniquaise, elle lui servira de modèle et lui permettra de construire sa réputation. Ils ont deux enfants enfants, Michelle (née le ) et Guy (né le ). Le couple divorce le .

À Paris, il a un atelier au 7, rue du Colonel-Oudot, puis au 18, rue Friant, puis à partir de 1950 au 181, rue de Courcelles.

Il se remarie le à Châteaudun avec Louise Émilie Laporte (1896, Paris – 1984, Paris). Elle lui sert également de modèle.

Yves Dieÿ meurt le à Montluçon. Il est inhumé dans le caveau familial du cimetière de Levallois-Perret.

Carrière artistique[modifier | modifier le code]

Yves Dieÿ est élève de l’École des Beaux-Arts de Paris, il entre dans l'atelier de Raphaël Collin (1850-1916) et y reçoit les influences de maitres tels Tony Robert-Fleury (1797-1890) et Adolphe Déchenaud (1868-1926). Compte tenu de son âge, il sera surtout influencé par deux de ses maitres : Hans Berger (1882-1977), peintre d’origine suisse et Louis-François Biloul (1874-1947)[1].

Sociétaire du Salon des artistes français[2], il peint des nus et d'« élégants décolletés » que la carte postale a popularisés[3], des portraits et des natures mortes. Les sujets qui constituent son œuvre sont des scènes animées de Paris — qu'à l'instar d'Eugène Galien-Laloue il restitue à « l'âge des omnibus à chevaux »[4] —, de l'Île de Ré, d'Espagne, du Maroc et d'Algérie. Outre ces thèmes, son tempérament de voyageur s'énonce par la présence de ses œuvres dans les collections privées canadiennes[5].

Yves Dieÿ est médaillé et primé au Salon des artistes français. Il sera aussi sociétaire d’autres association de peinture, comme le Salon d'hiver, les beaux-arts de Nice, les orientalistes d’Alger et de Samothrace.

En 1940, Yves Dieÿ est animateur du Petit Salon de Montparnasse — une association de peintres professionnels — dans un atelier situé au 150, boulevard du Montparnasse.

Il travaille et expose en Belgique dans les années 1950 et 1960, avec « Les arts en Europe » notamment.

Yves Dieÿ est avant tout portraitiste. Il a un don particulier à faire ressortir l’âme des modèles et donnant une expression exceptionnelle aux yeux et aux lèvres[réf. nécessaire]. Il s'inspire essentiellement de la femme et montre une prédilection pour les nus sensuels, les figures féminines séduisantes.

Au-delà des nus, il peint ou dessine des scènes de la vie parisienne, mais aussi de nombreuses andalouses ainsi que des spectacles de marchés lorsqu’il voyage en Espagne au Maroc ou en Algérie.

Le fonds de son atelier est vendu à Paris à l'hôtel Drouot le [6].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Algérie
Belgique
France
Italie
Thaïlande

Contributions bibliophiliques[modifier | modifier le code]

  • Sentiments, poèmes enrichis de 19 compositions hors-texte par Yves Dieÿ, 250 exemplaires numérotés sur papier vélin à la forme, Philippe Gonin, libraire-imprimeur à Roubaix, 1938.

Affiches de cinéma[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • « Son talent de portraitiste lui a conquis un large public. Plusieurs portraits de la famille royale belge, dont celui de Léopold III, se trouvent présentement au château de Laeken. Sa facture est soignée et il aime la vie qui pour lui trouve aussi son expression dans les danses gitanes, espagnoles, et dans la grâce de l'attitude qu'il donne à ses modèles. La Camargue, avec ses courses de taureaux et ses flamands roses, est vraiment à ses yeux le haut lieu de la vie provençale. Mais il faut également souligner son intérêt pour l'Espagne dont le caractère unique est une grande source d'inspiration pour son sens du mouvement, de la danse et du pittoresque. » - Journal de l'amateur d'art[5]

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Berger et Biloul sont tous deux professeurs de l'École des Beaux-arts de Paris. Louis François Biloul et Yves Dieÿ sont sociétaire du Salon des artistes français. Biloul en est aussi membre du jury en 1947.
  2. a et b Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, tome 4, page 582.
  3. Béatrix Forissier, Trente ans d'élégance à travers la carte postale, 1900-1930, Les Éditions de l'Amateur, 1978
  4. Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1980, page 143.
  5. a b c d et e « Yves Dieÿ », Journal de l'amateur d'art, n°205, 10 février 1958, page 10.
  6. « Pierre Cornette de Saint-Cyr, commissaire-priseur, vente de l'atelier Yves Dieÿ, hôtel Drouot, Paris,  », La Gazette de l'Hôtel Drouot, 24 septembre 1976.
  7. L'Afrique du Nord illustrée, n°725, samedi 23 mars 1935.
  8. Grand-Duché du Luxembourg, Ministère d'État, Bulletin de documentation, n°10, octobre 1959, page 31.
  9. Catalogue de l'exposition, tableau Nu par Yves Dieÿ reproduit en page 25, Musée des beaux-arts de la ville de Paris, 1944.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Béatrix Forissier, Trente ans d'élégance à travers la carte postale, 1900-1930, Les Éditions de l'Amateur, 1978.
  • Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1980.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, tome 4, 1999.

Liens externes[modifier | modifier le code]