Yves Charnet

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Yves Charnet
Yves Charnet par Claude Truong-Ngoc juin 2013.jpg
Yves Charnet en juin 2013.
Biographie
Naissance
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Nationalité
Formation
Activités

Yves Charnet, né à Nevers le [1], est un écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Yves Charnet est un élève de la promotion de 1983 de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm[2].

Agrégé de Lettres modernes en 1989, il soutient sous la direction du Professeur Jean Delabroy en 1995, une thèse intitulée « L'Énergie de l'ennui : Baudelaire écrivain du visuel » à l'université Lille-III[3].

Enseignement et recherche en Lettres[modifier | modifier le code]

Il vit et travaille à Toulouse où il fonde, en 1996, les enseignements d'arts et cultures à Supaéro[1].

Spécialiste de la poésie moderne, de Baudelaire à Michel Deguy et Antoine Emaz (pour ne citer que deux de ses grandes admirations parmi les contemporains), il a participé, tant en France qu'aux États-Unis, à de nombreux colloques, journées d'études, tables rondes dans ce domaine tout en accompagnant des œuvres de prosateurs singuliers tel que Pierre Bergounioux, Pascal Quignard ou Olivier Rolin. Il en est résulté d'innombrables articles dans des revues spécialisées, d'abord d'inspiration académique - avant de s'orienter vers une critique adressée de façon plus lyrique sous forme de « Lettres à… »[4].

Activité littéraire[modifier | modifier le code]

Commencée dans les années 90 du siècle dernier, cette activité prend fin au début des années 2010, avec le choix fait par Yves Charnet de se consacrer exclusivement aux nouveaux chapitres de l’autofiction sans fin que constitue, aux marges de la prose et de la poésie, son travail d'écrivain[4]. Tous les livres publiés depuis le titre inaugural de « Proses du fils » font, en effet, partie d'un même ensemble poétique, véritable self-portrait in progress, dont l'impossible somme peut s'intituler « Récits d'Yves » ou « Tentatyves »[5].

Publications[modifier | modifier le code]

Travaux critiques[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Lectures, mises en voix et adaptations théâtrales[modifier | modifier le code]

  • Initiées dès 1991, après les premières publications en revue (Po&sie, Nioques et NRF), par les comédiens Jacques Bonnaffé et Denis Podalydès, les lectures des livres d'Yves Charnet, qui dit « écrire à l'oreille et pour la voix », n'ont pas cessé d'accompagner son travail[1]. Tant à Paris qu'en province. On citera notamment les mises en voix d'Arnaud Agnel, Francis Azéma, Jeanne Balibar, Patrice Bornand, Anne Cameron et Jean-Claude Bastos, Marie-Armelle Deguy, Philippe Dupeyron, Corinne Mariotto, Jean-Jacques Mateu, Christian Rist, Laurence Roy… Parfois lecteur de ses propres textes, il réalise, depuis quelques années, une formule en tandaime avec son fils, le musicien Augustin Charnet qui l'accompagne aux claviers et au piano[10].
  • À partir des « Lettres à Juan Bautista », le comédien Arnaud Agnel a adapté pour le théâtre, mis en scène et joué un spectacle intitulé « Je ne me sens bien, au fond, que dans des lieux où je ne suis pas à ma place ». Créé le au théâtre antique d'Arles, en présence du Maestro, à la veille de sa despedida triomphale dans les arènes de sa ville, ce spectacle a notamment été repris au théâtre Christian Liger de Nîmes le [11],[12].

Engagements[modifier | modifier le code]

En 2017, il cosigne une tribune dans Mediapart intitulée « Faire gagner la gauche passe par le vote Mélenchon »[13].

En , il signe avec 40 personnalités du monde du spectacle et de la culture, parmi lesquelles Denis Podalydès, Pierre Arditi, l'ex-ministre de la Culture Françoise Nyssen ou le journaliste Patrick de Carolis, un appel contre l'interdiction de la corrida aux mineurs que la députée Aurore Bergé voulait introduire dans une proposition de loi sur le bien-être animal[14].

En 2021, il prend position politiquement en estimant que le Passe sanitaire viole le secret médical[15] et codirige la mise en ligne d’une bibliothèque de textes[16].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c [PDF] Garance Jousset, « 2013-2014 : Prix littéraire des lycéens apprentis et stagiaires de la formation professionnelle en Île-de-France », sur m-e-l.fr, (version du 16 janvier 2017 sur l'Internet Archive) (consulté le ).
  2. « École normale supérieure. Promotion de 1983 », sur Calames (consulté le ).
  3. « Parrain du prix 2016 : Yves Charnet », sur prix-louiseweiss2016.unistra.fr, (consulté le ).
  4. a et b « Contemporain : Yves Charnet », sur marincazaou.pagesperso-orange.fr, (consulté le ).
  5. Camille Laurens, « Chutes, d’Yves Charnet », sur Le Monde, (consulté le ).
  6. Richard Blin, « Proses du fils », sur Le Matricule des anges, (version du 3 mars 2016 sur l'Internet Archive) (consulté le ).
  7. T.G., « Petite chambre », sur Le Matricule des anges, (version du 3 mars 2016 sur l'Internet Archive) (consulté le ).
  8. Francis Marmande, « Danse avec le torero », sur Le Monde, (consulté le ).
  9. « Yves Charnet, le souvenir charitois de Madame G. », sur Le Journal du Centre, (version du 4 mars 2016 sur l'Internet Archive) (consulté le ).
  10. « Tandaime pour Nougaro par yves et augustin Charnet (Kid Wise) », sur toulouse.aujourdhui.fr, (consulté le ).
  11. « Je ne me sens bien, au fond, que dans des lieux où je ne suis pas à ma place », sur lesarchivesduspectacle.net, (consulté le ).
  12. « Nîmes : Je ne me sens bien, au fond, que dans des lieux où je ne suis pas à ma place », sur torobravo.fr, (consulté le ).
  13. Les invités de Mediapart, « Faire gagner la gauche passe par le vote Mélenchon », sur Mediapart, (consulté le ).
  14. Collectif, « L’appel de 41 personnalités : La corrida est un art et nul ne doit en être exclu », sur Le Figaro, (consulté le ).
  15. « L'APPEL ANTIGONE À LA RÉSISTANCE CIVILE », sur Club de Mediapart, (consulté le ).
  16. « Bibliothèque turbulente » (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Charnet, Dossier Rouzeau/Dubost, in Décharge, no 103, , p. 3-23, À toi Yves, présentation de Valérie Rouzeau, suivie de Y. C. Je suis l'Autre : la poésie comme un théâtre de l'identité, réponses au questionnaire de Jean-Pascal Dubost et Valérie Rouzeau, et de Je t'embrasse (extraits du Journal de Y. C., février-mars 1999).
  • « Yves Charnet », Revue Nu(e), no 40, 2009, p. 246, sous la direction de Philippe Met (ISSN 1266-7692) : avec des contributions et textes offerts de Jacques Ancet, Pierre Bergounioux, Jacques Bonnaffé, Michel Collot, Michel Deguy, Jacques Durand, Antoine Emaz, Michèle Finck, Gil Jouanard, Sabine Macher, Francis Marmande, Philippe Met, Bernard Noël, Jean-Claude Pinson, Jean-Claude Pirotte, Denis Podalydès, Dominique Rabaté, Christian Thorel, Valérie Rouzeau, Arnaud Rykner et Francis Wolff.
  • Yves Charnet, Écrire l'autofiction, in Le Matricule des Anges, Montpellier, no 143, . p. 18-27. Toréer l'absence, portrait par Thierry Guichard (p. 18- 21) - suivi de : À bout de souffle, entretien avec Thierry Guichard (p. 22-27). Photos de couverture et pages intérieures d'Olivier Roller.
  • Yves Charnet, Un désir de vie lyrique, Lettres, dessins, photos, textes et chansons rassemblés par François Rannou, Babel heureuse, no 2, 2017, Gwen Català Éditions, p. 267-411, avec des contributions de Claude Chambard, Agathe Charnet, Augustin Charnet, Michel Collot, Jean-Pierre Daliès, Thomas Defornel, Eugène Durif, Sandrine Follère, Adèle Godefroy, Yannick Kujawa, Lauent Herrou, Serge Lama, Pierre Michon, Lucie Nizard, Jean-Claude Pinson, Domnique Rabaté, Sébastien Rongier, Jean-Jacques Salgon, Jacques Serena, Olivier Steiner et Valérie Rouzeau. Y. C. : Entretien avec François Rannou et « À la poursuite de Ponce, Journal de l'été 2017 ».

Liens externes[modifier | modifier le code]

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