Yves Cazaux

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Yves Cazaux
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Fonctions
Président
Société de l'histoire de France
-
Président
Société des gens de lettres
-
Préfet du Gard
-
Paul Chaumeil (d)
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Autres informations
Membre de
Distinction

Yves Cazaux , né le à Paris et mort le à Tournedos dans l’Eure, est un préfet, historien, essayiste et romancier ; il a en outre été président de la Société des gens de lettres et de la Société de l'histoire de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Yves Cazaux est le fils de Jacques-Valentin Cazaux, inspecteur général en Indochine. Son père est, en 1940, compagnon d’armes du général de Gaulle ; il est ensuite arrêté et incarcéré sur les ordres du gouverneur général Jean Decoux[1], fidèle au gouvernement du maréchal Philippe Pétain. Bien qu’acquitté, son père est transféré et maintenu en détention à Vals-les-Bains puis, après remise en liberté et tentative de passage en Espagne, à nouveau incarcéré au Château du Hâ, nommé aussi "fort du Hâ" à Bordeaux.

Yves Cazaux épouse Andrée Machoire le .

Carrière[modifier | modifier le code]

Diplômé d’études supérieures de droit public et d’économie politique, il devient avocat stagiaire en 1930. Reçu au concours rédacteur au ministère de l’intérieur en 1936, il est fonctionnaire de police au ministère de l'Intérieur avant 1940, membre des services spéciaux de contre-espionnage de 1940 à 1944.

En 1942, il est nommé sous directeur à la Préfecture de la Seine, puis il est sous-préfet détaché occupant le poste de directeur du cabinet du préfet de la Seine Guy Périer de Féral en 1944, délégué général du Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme (MRU) pour la Somme de 1946 à 1951, où il organise la reconstruction d'Amiens[2].

Il est secrétaire général de la préfecture de la Seine, préfet de la Nièvre en 1951-54, conseiller technique du cabinet du ministre François Mitterrand en 1954[3], préfet de l’Yonne (1955), préfet du Gard (1957).

Comme préfet du Gard le , il est le responsable de la création et gestion du camp d’assignation à résidence surveillée (CARS) de Saint-Maurice l’Ardoise, où purraient être internés jusqu'à 700 nationalistes Algériens[4], et il a pu aussi témoigner de la gestion de la crise liée à la guerre d’Algérie et au putsch des généraux[5].

Directeur général des études et des affaires générales au ministère de l’Agriculture (de 1961 à 1964), il sera ensuite jusqu’en 1969 Délégué à l’organisation des établissements d’enseignement et de recherche agronomique.

Il quitte alors la fonction publique et devient un spécialiste de l'histoire de France et des Français.

Président de la Société des gens de lettres de France, de 1974 à 1977, puis président de la Société de l'histoire de France, il a écrit une vingtaine d'ouvrages.

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Le cycle des Pays-Bas
    • Yves Cazaux, Marie De Bourgogne, Témoin d'une grande Entreprise à l'origine des nationalités européennes, es, Paris, Editions Albin Michel, , 374 p. (notice BnF no FRBNF36252765)
    • Yves Cazaux, Guillaume le Taciturne Comte de Nassau, Prince D'orange, Anvers, , 493 p.
    • Yves Cazaux, Guillaume Le Taciturne. De la généralité de Bourgogne à la République des Sept Provinces Un, ies, Editions Albin Michel,
    • Yves Cazaux, Naissance des Pays-Bas, Paris, Editions Albin Michel, , 348 p. (ISBN 978-2-2260-1865-6)

Récompenses[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]