Yves Bréart de Boisanger

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Yves Bréart de Boisanger
Fonction
Gouverneur de la Banque de France
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Biographie
Naissance
Décès
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Sépulture
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Nicole Dutreil (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Conflit
Distinctions
Père-Lachaise - Division 24 - Pettit 02.jpg
Vue de la sépulture.

Yves Bréart de Boisanger, né le à Niort et mort le , est un administrateur français, gouverneur de la Banque de France de 1940 à 1944, sous le régime de Vichy. Il est le frère de Claude Bréart de Boisanger.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un officier de cavalerie, Yves Bréart de Boisanger, élève au lycée Janson-de-Sailly et à l'École libre des sciences politiques, est docteur en droit et licencié ès lettres. Engagé volontaire en 1916, il reçoit la croix de guerre 1914-1918.

Yves Bréart de Boisanger devient inspecteur des finances en 1920. Il est nommé directeur du Mouvement général des fonds en 1933, puis directeur général des Contributions indirectes l'année suivante.

Conseiller d'État, est aussi membre la Délégation française auprès de la commission allemande d’armistice présidée par le général Huntziger.

Premier sous-gouverneur, il remplace le , Pierre-Eugène Fournier, dont les relations avec Yves Bouthillier, ministre des finances du régime de Vichy, n’ont jamais été bonnes.

Ce dernier ne se sentant sans doute ni qualifié pour, ni même désireux de continuer à mener la délégation spéciale française pour les questions économiques, il désignera le , Yves de Boisanger pour la présider, celui-ci n’étant pas nommé es-qualités, mais bien à titre personnel.

Au cours de son mandat, malgré les ordres donnés par Laval, Boisanger tentera de retarder la livraison par la Banque de France, au régime nazi, des 220 tonnes d'or confiées par la Banque nationale de Belgique et entreposés au Sénégal avec l'or de la Banque de Pologne et celui de la Banque de France. La lenteur des opérations de convoyage et leurs interruptions permettra de préserver le stock restant à l'arrivée des alliés dans l'Afrique-Occidentale française

Malgré la réquisition par les nazis de cet or, la Banque de France ne cessera de se reconnaître débitrice de la Banque nationale de Belgique et refusera l'indemnisation en Reichsmarks par Berlin.

À la Libération, le 22 août 1944, le général de Gaulle fait remplacer Boisanger par Emmanuel Monick. Le 7 octobre suivant, un décret le remet à la disposition de l'Inspection générale des finances[1].

Il avait été administrateur de SIMCA, de la Société de construction des Batignolles (puis de Spie Batignolles), de la Compagnie Équatoriale des Mines, de la Banque Occidentale pour l'Industrie et le Commerce (futur Société de Banque Occidentale), de la Compagnie générale transatlantique, etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pour plus de détails sur la commission d'épuration des personnels de la Banque de France compromis durant cette période, lire [PDF] Cahiers anecdotiques de la Banque de France, n° 6, mai 1999.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jacques Boudet, Le monde des affaires en France de 1830 à nos jours, 1952
  • Augustin Frédéric Hamon, Les maîtres de la France, Volume 3, 1938
  • Michel Margairaz, Banques, Banque de France et Seconde Guerre mondiale, 2002

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]