Yves Boisvert (poète)

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Yves Boisvert
Nom de naissance Yves Boisvert
Naissance
L'Avenir
Décès (à 62 ans)
Sherbrooke (Canada)
Nationalité Drapeau du Canada Canadien
Profession
Formation

Yves Boisvert naît à L'Avenir, dans la municipalité régionale de comté (MRC) de Drummond, le et meurt le à l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke[1], à l'âge de 62 ans des suites d'un cancer du poumon[2]. Il est un poète, essayiste, dramaturge, journaliste et pédagogue canadien[3].

Yves Boisvert est un poète québécois « …engagé au sens le plus fort et viscéral du mot, indépendantiste inlassable et patriote jamais repenti, il a écrit plus de trente-cinq livres… » [4]. Plusieurs critiques s'entendent pour dire que le triptyque Cultures périphériques (qui comprend Les Chaouins: paysage d’une mentalité, la Pensée niaiseuse ou les aventures du Comte d'Hydro et Mélanie Saint-Laurent) est sans doute son œuvre la plus remarquable et qu'elle constitue une œuvre primordiale dans la littérature québécoise[5],[6],[7],[8],[9],[10].

De 1974 jusqu'à la fin de ses jours, Yves Boisvert publie en moyenne tous les ans ou tous les deux ans et il a été l'un des rares auteurs qui aura pu vivre de sa plume au Québec[11].

Plusieurs de ses écrits ont été traduits en anglais, en espagnol et même en roumain [2] et certains de ses livres sont illustrés et demeurent des livres-objets ou des livres d'artistes grâce à la participation, entre autres, de Dyane Gagnon et Louise Lavoie-Maheux[11].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Yves Boisvert naît à L'Avenir, un village situé sur la rive de la rivière Saint-François et proche de la frontière américaine, à l'endroit que Yves Boisvert qualifie de « Piémont appalachien [12] ». Il est le fils de Marie-Ange Simoneau et d'Élisée Boisvert qui vivait dans le deuxième rang à L'Avenir. Marie-Ange et Élisée ont neuf enfants dont Yves qui est le cinquième, le "milieu". À l'âge de dix-mois, il subit des graves brûlures et il connaît des périodes de coma. Il est même considéré comme mort. Les bonnes dames de la paroisse font des neuvaines. Il s'en sort, et selon ces bonnes dames « c'est Saint-Jude, le patron des causes désespérées[13]» qui lui aurait sauvé la vie . Yves Boisvert, en reprenant vie, devient à l'âge de trois ans « le miraculé de L'Avenir[4] ».

Yves Boisvert, suite à cela, dira qu'il n'était pas un enfant comme les autres et c'est sa mère qui lui apprend à écrire et à lire à l'âge de cinq ans[13].

Avant de se rendre à l'école, le matin, il avait l'habitude de lever les collets à rats musqués[4].

Années 1960-70[modifier | modifier le code]

Il poursuit ses études secondaires à Drummondville puis « suit un cheminement académique peu orthodoxe[3] ». Selon certaines sources, Yves Boisvert se consacre à l'écriture de la poésie à partir de 1964[14],[5]; d'autres parlent plutôt de 1973[15], moment où il serait devenu poète à plein temps.

Il s'inscrit à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) où il fait ses lettres. Parmi les professeurs qui lui enseignent se trouve le renommé poète Gatien Lapointe.

Il exerce différents métiers; commis à la CSN, appariteur à la CECM, manœuvre, etc.[3] En 1971, il travaille comme rédacteur à l'hebdo Le Clairon et en 1972, à Drummondville, il coréalise des émissions à teneur culturelle pour la télévision communautaire[14]. Toujours la même année, il fonde la revue de poésie L'Écritur (1972) et il commence à publier de la poésie[16].

En 1974, il publie Mourir épuisé et Pour Miloiseau. Yves Boisvert appartient à cette nouvelle génération qui veut se démarquer de la poésie traditionnelle: « L’année 1974 est marquée par l’émergence d’une deuxième génération d’étudiants qui rompt avec le lyrisme inspiré par Lapointe, Yves Boisvert, Louis Jacob et Bernard Pozier… Avec Pour Miloiseau, mais plus encore avec Mourir épuise , publié la même année, Boisvert revendique la violence du verbe comme mode de contestation en prônant également un vers plus proche de l’oralité, plus urbain et plus prosaïque dans sa forme...[17] ».

En 1976, Yves Boisvert est cofondateur de l'Atelier de production littéraire de la Mauricie avec Bernard Pozier, dont le premier numéro porte un titre évocateur: Des soirs de temps platte et d’ennui[17]. Boisvert participera à cette revue dans les numéros 1, 2, 3 (1978), 8 (1979), 10, 13, 16, 21 et 22 (1986)[3]. Cette revue a joué un rôle déterminant pour les poètes émergents ou en rêve de le devenir. L'Atelier publie des auteurs qui ne l'auraient pas été aux Écrits des Forges[17].

En 1977, avec Bernard Pozier et Louis Jacob, Yves Boisvert publient le manifeste : Jet/usage/résidu. Ce texte est empreint de révolte, se démarquant ainsi des générations précédentes de poètes des Forges. Ces trois poètes regroupent autour d'eux « des poètes-étudiants, représentants d'une génération qui, pour la première fois dans la brève histoire des Forges, revendique une reconnaissance institutionnelle [17] ».

À compter de 1977, il enseigne successivement au Cégep de Trois-Rivières et à l'Université du Québec à Trois-Rivières[3]. De 1977 à 1978, il est agent de recherche à l'Université du Québec à Trois-Rivières pour faire la collecte de données folkloriques en Mauricie: des contes, légendes et chansons sont récoltés [18], et Yves Boisvert se nourrira de cette quête de la mémoire des gens et du terroir[19]. Suite à cette collecte, il publie Contes populaires de la Mauricie, en collaboration avec Carolle Richard, contes narrés par Béatrice Morin-Guimond et présentés par Clément Légaré. Toujours en 1978, Yves Boisvert publie Code d'oubli.

Il obtient une maîtrise ès arts, de l'Université du Québec à Trois-Rivières, en 1979 [3]. Et la même année, il publie Simulacre dictatoriel. De 1979 à 1980, il est rédacteur au service d'Information-Nature de la Mauricie. « Il travaille également aux Écrits des Forges à titre d'animateur radio et de promoteur de la poésie[14] ».

Années 1980[modifier | modifier le code]

Le 28 mars 1980, il fait partie de la distribution de la Nuit de la poésie qui se déroule à la salle Marie-Guérin-Lajoie de l’UQÀM, où la prestation d'ouverture est faite, non pas par un poète, mais par René Lévesque[20].

En 1981: il publie Formules, Lis: écris, et Vitraux d'éclipse. En 1982: il publie La Vie en général, en collaboration avec Christiane Lemire.

En 1984: Boisvert et All. publient Poésie des trois rivières ou Des rues, des songes et des encres. Ce sont quinze textes illustrés par des sérigraphies originales de Louise Lavoie-Maheux.

En 1985, Yves Boisvert est un des cofondateurs du Festival international de la poésie de Trois-Rivières (1985), pour lequel il a travaillé pendant quelques années. Toujours en 1985, Yves Boisvert publie Poèmes sauvés du monde.

En 1987: il publie Chiffrage des offenses, Gardez tout et Peaux aliénées. Il tourne aussi, avec le réalisateur québécois Robert Desfonds, un de ses poèmes: Je ne suis pas rocker, j'écris.

Années 1990[modifier | modifier le code]

En 1990: il publie Les Amateurs de sentiments, il publie aussi Oui = non. Et avec Béatrice Morin-Guimond, Clément Légaré et Carolle Richard, il publie Beau Sauvage et autres contes de la Mauricie, Québec, Presses de l'Université du Québec, 1990.

Yves Boisvert participe à la Nuit de la poésie, en 1991, spectacle qui se déroule aussi à la salle qui se déroule à la salle Marie-Guérin-Lajoie de l’UQÀM [20].

En 1992: il publie La balance du vent, Voleurs de cause, et La copine.

En 1994: il publie Poèmes de l'avenir, et Aimez-moi. Toujours la même année, le Festival international de la poésie de Trois-Rivières fête son dixième anniversaire. À cette occasion, une exposition itinérante a lieu ayant comme thème arts visuels et poésie à partir d'un vers d'Yves Boisvert: « l’éternité pousse en plein champs[20] ».

En 1995: il publie Le gros Brodeur.

En 1997: il publie Les Chaouins, premier recueil de la trilogie Cultures périphériques. Et Boisvert dira de ce triptyque:

« Il se présente et se lit comme un livre sacré.
Le triptyque Cultures périphériques m'aura donc permis
D'effectuer une singulière traversée graphique
De la surcharge à l'épuration[21]. »

En 1998: il publie Keep it all (traduction de Gardez tout), version bilingue.

Années 2000[modifier | modifier le code]

En 2001: il publie La pensée niaiseuse ou les aventures du Comte d'Hydro, deuxième recueil de la trilogie Cultures périphériques, il publie aussi L'autre. En 2002: il publie Tilt! (en collaboration avec Bernard Pozier et Louis Jacob) et Bang! En 2003: il publie Écritures des territoires de l'écriture et Aficionados a los sentimientos.

En 2004: il publie Mélanie Saint-Laurent, troisième recueil de la trilogie Cultures périphériques.

En autres prestations, en 2004, Yves Boisvert participe au spectacle Mortel, dans le cadre du Festival international de la poésie de Trois-Rivières [22].

En 2005: il publie Romans de la poésie. Patrice Desbiens. Un couteau à beurre en plastique volé à l’Académie (en collaboration avec José Acquelin).

En 2007, il participe au projet collectif Résonnances qui est un recueil de textes de plusieurs auteurs de la MRC de Drummond. Son propre texte L'Avenir a dix-huit pages, texte où le style du poète se retrouve tel qu'il est connu: « démesuré et coloré[23]. »

En 2008: il publie Quelques sujets de Sa Majesté - radioroman d'hyperréalisme sémantique.

Années 2010[modifier | modifier le code]

En 2011: il publie Classe moyenne et Une saison au cœur de la reine.

En 2012: il publie Allégorie de la taverne. Toujours la même année, une soirée hommage lui est dédiée au café Le Zénob, à Trois-Rivières. Plusieurs auteurs et poètes sont présents pour lui rendre hommage. À cette occasion, Yves Boisvert lira un de ces poèmes. Ce sera tout juste un mois avant son décès.

En 2013: publication posthume de Une saison en paroisses mauriciennes. En 2014: publication posthume d'un Coffret Yves Boisvert.

Tout au long de sa carrière, Yves Boisvert, en plus de son travail d'écrivain, participe à des festivals, des lectures, des tables rondes sur la création littéraire québécoise. Il est allé plusieurs fois en Europe pour représenter la littérature contemporaine québécoise, et il a reçu des bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des Arts du Canada[24].

Le poète[modifier | modifier le code]

Yves Boisvert, d'aussi loin qu'il se souvienne a toujours écrit[13].

Dans une entrevue accordée à la revue Nuaison, (revue cofondée et dirigée par Yves Laroche), Yves Boisvert explique son cheminement vers l'écriture: « …j’ai eu un accident et j’ai été biologiquement considéré comme mort par la médecine. Ce n'est que par miracle que finalement je suis ressuscité à l'âge de trois ans. Le curé, les sœurs, les frères, les pères, les parents catholiques et campagnards des familles avec lesquelles je vivais ont dit que pour payer ma dette aux divinités qui m'avaient sauvé, je devais avoir une vocation. J’étais destiné à devenir missionnaire en Afrique. Il fallait que je paie de ma vie. Cette vocation s'est transformée en vocation d'écriture; c’est une réponse à un appel qui ne vient pas de la société[12] ». Yves Boisvert dira plus tard qu'il a écrit des livres « pour ne pas trahir ma mère[13] ».

Pour Yves Boisvert, écrire ce n'est pas un métier, c'est sa vocation. Il parle autant des territoires québécois que des êtres qui y vivent. Et dans ce sens, le politique l'intéresse autant que le poétique[13].

« Je ne tuerais personne, je suis déjà mort, je suis un fantôme dont les livres ne sont qu'un pâle reflet. Mais je crois profondément que si on se trompe, on devrait se faire tirer dessus, t'as donc intérêt à dire la vérité. Ce qui me rend exécrable c'est quand je sens la démagogie derrière les actes ou les paroles de quelqu'un[13] ». Yves Boisvert est un vrai poète à temps plein, son écriture n'a pas d'équivalent dans la poésie québécoise[25]. Il est considéré comme un poète sans concession, c'est un poète anarchiste et surtout indépendantiste[19]. Marie-Claire Girard, chroniqueur littéraire au Le Devoir, titre un de ses articles: « Yves Boisvert, le poète avec un fusil[13] ».

Sa poésie[modifier | modifier le code]

Son œuvre est hétérogène et marginale et subit des influences qui dépassent largement la littérature. La poésie de Boisvert est influencée par « la contre-culture québécoise, par la beatgeneration, par la culture postmoderne… et elle s'inspire du discours social, de graffitis, de phrases chocs, d'œuvres d'art visuel, il les transforme, les adapte, et les moule dans son univers[5] ».

Yves Boisvert se sert de ses mots pour parler, exprimer sa pensée, attaquer: « … cette poésie … qui use de la langue comme d'autres manient une arme[25] ». Très conscient des classes sociales, la poésie de Boisvert est bien enracinée: «… elle pousse dans la terre[5] », et elle utilise une langue du pays, une langue issue de la tradition orale qui se mélange à toutes les connaissances acquises par Boisvert (études, lecture, etc.)[26].

Le poète nationaliste, utilise la poésie pour exprimer son impatience, sa position par rapport aux conditions de vie. Il est révolté, en effet, « L'autoreprésentation du poète en révolté, à travers la figure mironienne du raté et celle, rimbalbienne, du mauvais garçon, imprègne, sous forme de harangue, la majorité de ses écrits... [17] ».

Comme il est écrit dans la préface de Aficionados a los sentimientos, la poésie de Boisvert: « c’est l’engagement total de l’individu libertaire aux prises avec la machine sociale: c’est le constant conflit créé par la prétention d’universel niant sans cesse le personnel d’où cette sensation indigeste et persistante de l’“exil dans l'immonde[26].

Le monde de la poésie n'est pas évident à aborder. À la question « où et quand lire de la poésie », il répond: «  le où et le quand lire de la poésie ne dépendent plus que d'un seul facteur: le silence. Sa qualité. Son état. Sa densité. Sa clarté[15] ».

Quelques vers[modifier | modifier le code]

Extrait de Mourir épuise (1974)[modifier | modifier le code]

[…]
j’évacue mes cours d’eau avec la liberté dans le désert
je m’essouffle fou à préparer pour toé des crépuscules d’enfant
à moitié calciné, je fume du panache
j’ai de la boucane dans l’fouette
chus tu’seul comme un piquet de clôture dans
le milieu d’une chop
[…]
je gaule en beau criminel pour ne pas me faire fouetter par le temps des autres.

Extrait de Les chaouins (1997)[modifier | modifier le code]

[…]
pour me reconnaître au milieu du bétail
un détail
Trois lunes d’automne la font voyager
trois lunes d’automne la crispent de silence
triste chef-d’œuvre de démolition
Voici Vonnette sous Vénus
dans l’ombre de la dernière fin de semaine
du dernier mois de la dernière année
elle fait le décompte des rêves qui s’apprêtent à la quitter
et la quittent
Et d’où revenir
pour aller où
quand il ne reste des décombres
qu’un point torride
dans le muraillement des choses

Extrait de Mélanie Saint-Laurent (2004)[modifier | modifier le code]

[…]
Ma condition résulte d'une guerre
Entre ce que je suis
Et ce que le monde dans lequel je me trouve
Me suppose être

Extrait de Classe moyenne (2009)[modifier | modifier le code]

"Les fatigués fourrables"

Revendiquer une double identité
c’est se prendre pour un autre.
Faites-moi ricaner de n’avoir jamais ri d’être si drôle
ou, si l’on préfère, si tant performant dans le comique.
Vu que le monde refuse de s’engager
de peur de se fatiguer ou de se faire fourrer
Ce court poème devrait « plaire »
à une majorité de « fatigués fourrables »
Non parce qu’il paraîtrait « plaisant »
mais parce qu’il est court
et moins c’est long
moins longtemps ça fait suer.
N’est-ce pas?!
N’est-ce pas !?
Bonsouair, car surgissent les vrais problèmes.

Extrait de Les blancheurs enfarinées…[modifier | modifier le code]

Poème d'Yves Boisvert écrit en 2002, lu par Réjean Bonenfant, le 18 novembre 2012, lors de la soirée qui rendait hommage à Yves Boisvert, au café Le Zénob de Trois-Rivières[27].

[…]
Les blancheurs farinées de la mort
Vivent de tant d'éclats
De tant de téléphone perdu
au bout des évidences
dont j'avais peur
de tous les tourments
de savoir ou de ne pas savoir
de quel sort retournait
qui j'aimais
la lourdeur du monde
ce monde qui je crois
devait m'appartenir

Extrait du poème lu le 18 novembre 2012[modifier | modifier le code]

Poème lu par Yves Boisvert, un peu plus d'un mois avant son décès, lors de la soirée qui lui rendait hommage, au café Le Zénob de Trois-Rivières, le 18 novembre 2012[28].

[…]
avant l'adieu au monde
à l'obscure lumière
je veux que chaque fleur
redevienne mystère
qu'au cœur du pays
où rien n'est que départ
tes grands yeux sombres
vivent en chacun de tes regards

Œuvres d'Yves Boisvert[modifier | modifier le code]

  • Pour Miloiseau, Trois-Rivières (Québec), Canada, Éditions Écrits des Forges, Collection Les Rouges-gorges, 63 pages, 18 cm., 1974 (poésie). (ISBN 978-2890460140)
  • Mourir épuise, Trois-Rivières (Québec), Canada, Éditions Écrits des Forges, Collection Les Rouges-gorges; 72 pages, 18 cm. 1974.
  • Contes populaires de la Mauricie, (recueillis par Carolle Richard et Yves Boisvert) (narrés par Béatrice Morin-Guimond), présenté par Clément Légaré, Montréal (Québec), Canada, Fides, Collection Essais et recherches : section lettres, 297 pages: ill., carte, portr. ; 23 cm, 1978. (ISBN 0775507040)
  • Code d'oubli, Boisvert, Yves, G. Lemire, B. Pozier, Trois-Rivières : Écrits des Forges, Presses du Bien public, 1978. (ISBN 2-89046-026-6)
  • Simulacre dictatoriel, Trois-Rivières (Québec), Canada, Éditions Écrits des Forges, Collection Les rouges-gorges ; 64 pages: ill.; 18 cm. 1979. (ISBN 9782890460287)
  • Vitraux d'éclipse, Trois-Rivières (Québec), Canada, Éditions Écrits des Forges, Collection Les rouges-gorges, 66 pages: 18 cm. 1981. (ISBN 2890460355)
  • Formules, Trois-Rivières (Québec), Canada, Éditions Sextant, 1 portefeuille ([10] feuilles): ill. en coul. ; 33 cm + 1 feuille ; 56 x 76 cm 1981. Notes : Les exemplaires de cet ouvrage présentent des différences de l'un à l'autre.
  • Lis : écris!? , (photographie, Serge Mongrain), Trois-Rivières (Québec), Canada, Éditions Sextant, env. 135 pages: ill., 1981. (ISBN 2920260057)
  • La Vie en général, (conception et réalisation, Yves Boisvert et Christiane Lemire), Trois-Rivières (Québec), Canada, 1982, 1 emboîtage ([16] feuilles) : ill. en coul. ; 31 cm., 1982 Notes : Éd. limitée à 25 exemplaires numérotés et signés par l'auteur et l'artiste.
  • Poésie des trois rivières ou Des rues, des songes et des encres , textes de Yves Boisvert... et al.; contient quinze textes illustrés de quinze sérigraphies originales de Louise Lavoie Maheux, Cap-de-la-Madeleine, 1 emboîtage (17 f. doubles) : ill. en coul. ; 34 cm. 1984 Notes : Ed. limitée à 50 exemplaires numérotés et signés par les auteurs et l'artiste plus 30 exemplaires hors commerce, "Le boîtier est de Lise Dubois, relieure d'art".
  • Poèmes sauvés du monde, Trois-Rivières (Québec), Canada, Éditions Écrits des Forges, Collection Les rouges-gorges ; 69 pages, 18 cm 1985. (ISBN 2890460827)
  • Chiffrage des offenses-poésie, 1982-1986, Montréal : L'Hexagone, L'Hexagone/Poésie, 77 pages, 21 cm. 1987. (ISBN 2890062694)
  • Gardez tout, Trois-Rivières (Québec), Canada, Éditions Écrits des Forges, Collection Radar, 68 pages, 23 cm., 1987. (ISBN 2890461106)
  • Les Amateurs de sentiments, Trois-Rivières (Québec), Canada, Écrits des Forges ; Chaillé-Sous-Les Ormeaux, France, Le Dé bleu, 1989. (ISBN 2890461467 et 2900768799)
  • Oui = non : pour en finir avec son double : essai poétique (poésie), Outremont (Québec), Canada, Éditions VLB, 103 pages, 23 cm., 1990. (ISBN 2890054071)
  • Beau Sauvage et autres contes de la Mauricie, avec Béatrice Morin-Guimond, Clément Légaré et Carolle Richard, Québec, Presses de l'Université du Québec, 1990. (ISBN 978-2-7605-0606-0)
  • La balance du vent, Montréal (Québec), Canada, Le Noroît; Chaillé-Sous-Les Ormeaux, France, Le Dé bleu, 89 pages, 19 cm., 1992. (ISBN 2890182436 et 2840310007)
  • Voleurs de cause, Trois-Rivières (Québec), Canada, Éditions Écrits des Forges, 93 pages, 21 cm., 1992. (ISBN 2890462668)
  • La copine, Montréal (Québec), Canada, Éditions XYZ, Les Vilains, 143 pages, 21 cm., 1992. (ISBN 2-89261-063-X):
  • Poèmes de l'avenir, Trois-Rivières (Québec), Canada, Éditions Écrits des forges/L'Orange bleue impression, 115 pages, 21 cm., 1994. (ISBN 2-89046-331-1)
  • Le gros Brodeur, Montréal (Québec), Canada, Éditions XYZ, Les Vilains, 159 pages, 21 cm., 1995. (ISBN 2-89261-136-9), Notes: nouvelles.
  • « Les Chaouins : paysage d’une mentalité », Lettres québécoises : la revue de l'actualité littéraire, no 87, 1997, p. 8-9.
  • Triptyque Cultures périphériques, conception et réalisation graphiques de Dyane Gagnon, Trois-Rivières, 1997-2004. La trilogie comprend : Les Chaouins: paysage d'une mentalité (1997), La pensée niaiseuse (2001), Mélanie Saint-Laurent (2004).
  • Les chaouins, conception et réalisation graphiques, Dyane Gagnon, Trois-Rivières (Québec), Canada, Éditions d'art Le sabord, Collection Carré magique; Montréal (Québec), Canada, Éditions XYZ, environ 150 pages: ill., 22 cm., 1997. (ISBN 2-9804048-2-9 et 2-89261-204-7). Notes : Poèmes, Comprend un glossaire (Premier recueil de la trilogie Cultures périphériques).
  • Keep it all de Yves Boisvert ; traduction par Judith Cowan de Gardez tout. Montréal : Véhicule Press, Signal Editions poetry series, 103 pages ; 23 cm. 1998, (ISBN 1-55065-105-6) (br.) Notes : Traduction de: Gardez tout, "Signal Editions", Texte anglais en regard du texte français.
  • L'autre, Cap-de-La-Madeleine (Québec), Canada, Éditions Cobalt, Collection Explosante fixe ; 1 dépl.:14 pages, 11 cm. 2001. (ISBN 2-922877-03-5)
  • La pensée niaiseuse, ou Les aventures du comte d'Hydro, Trois-Rivières (Québec), Canada, Éditions d'art Le sabord, Collection Carré magique, 2001. (ISBN 2-922685-14-4) (Deuxième recueil de la trilogie Cultures périphériques).
  • Bang!, Trois-Rivières (Québec), Canada, Éditions Écrits des Forges, 77 pages, 21 cm., 2002. (ISBN 2-89046-681-7), Notes : Sur la p. 4 de la couv. : Poésie.
  • Tilt! (manifestes 1977-1980 Yves Boisvert, Louis Jacob, Bernard Pozier), Trois-Rivières : Écrits des forges: L'Orange bleue; Esch-sur-Alzette Luxembourg: Phi ; Almay Belgique: L'Arbre à paroles ; La Réunion Océan Indien: Grand Océan, 274 pages: ill.; 2002 (ISBN 2-89046-712-0) (Écrits des forges) Notes : "Ouvrage d'écriture collective issu de ce que certains ont appelé l'École des Trois-Rivières, "Tilt!" est paru par chapitres de 1977 à 1980".
  • Écritures des territoires de l'écriture, Montréal (Québec), Canada, Éditions XYZ, Collection Documents, 106 pages; 23 cm., 2003. (ISBN 2-89261-378-7)
  • Aficionados a los sentimientos, Trois-Rivières : Écrits des Forges ; México D.F. : Universidad nacional autónoma de México, 2003, Traducción al español de Adrien Pellaumail.; Editorial de la Coordinación de Humanidades [UNAM].
  • Mélanie Saint-Laurent, « Yves Boisvert ; conception et réalisation graphiques, Dyane Gagnon, Trois-Rivières, Éditions d'art Le Sabord, Collection Carré magique, 184 pages: ill., fac-sim. ; 22 cm. 2004 (ISBN 2-922685-31-4) Notes : Poèmes, Comprend un glossaire. (Troisième recueil de la trilogie Cultures périphériques).
  • Romans de la poésie, Montréal (Québec), Canada, Éditions XYZ, 207 pages, 21 cm., 2005. (ISBN 2-89261-426-0)
  • Patrice Desbiens. Un couteau à beurre en plastique volé à l’Académie, avec José Acquelin, Lettres québécoises : la revue de l'actualité littéraire, no 119, 2005, p. 7-10.[3];[4]
  • Quelques sujets de Sa Majesté - radioroman d'hyperréalisme sémantique , Montréal (Québec), Canada, Éditions XYZ, Étoiles variables, 2008. (ISBN 978-2-89261-531-9)
  • Classe moyenne, Trois-Rivières, Éditions Écrits des Forges; Éditions Phi, Differdange, Luxembourg, 2011. (ISBN 978-2-89645-115-9)
  • Allégorie de la taverne, Yves Boisvert, Trois-Rivières, Éditions Le Sabord, impression 2011.
  • Une saison en paroisses mauriciennes, Trois-Rivières (Québec), Canada, Éditions Écrits des Forges, 2013. (ISBN 978-2-89645-235-4) (livre posthume).
  • Coffret Yves Boisvert , Trois-Rivières, Écrits des Forges, poésie, 2014. (ISBN 9782896452712)

Honneurs, prix[modifier | modifier le code]

  • 2012 - Prix à la création artistique, du CALQ (Conseil des arts et des lettres du Québec, Estrie) (région où il vivait depuis plusieurs années). Prix qui lui est remis pour «  son écriture engagée, intègre et sans compromis. » [14]. Ce prix « est décerné à un créateur dont le travail et les réalisations dynamisent la vie artistique de sa région… et l’importance de son oeuvre pour la littérature québécoise[23] ».
  • 2013 - Pendant le Festival international de poésie de Trois-Rivières de 2013, la place d'Armes est nommée parc Yves-Boisvert, en sa mémoire.

À tous ceux qui ne me lisent pas[modifier | modifier le code]

À tous ceux qui ne me lisent pas (2018) est un film qui s'inspire de la vie d'Yves Boisvert et plus particulièrement de la genèse, au quotidien, de son oeuvre la plus marquante, Les Chaouins (1997). Idée originale et réalisation du film de Yan Giroux, scénario de Guillaume Corbeil et Yan Giroux, méttant en vedette Martin Dubreuil dans le rôle d'Yves Boisvert, Céline Bonnier et Henri Picard, produit par Élaine Hébert, Luc Déry et Kim McCraw (Micro scope).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Serge Mongrain, « Lettre: un adieu au poète Yves Boisvert », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne)
  2. a b c et d « Décès du poète Yves Boisvert », sur ici.radio-canada.ca, nouvelle, 24 décembre 2012 à 11h50 (consulté le 2 janvier 2018)
  3. a b c d e et f Marc-Aimé Guérin et Réginald Hamel, Dictionnaire des poètes d'ici, de 1606 à nos jours., Montréal, Guérin, , 1359 p.
  4. a b et c Michelle Dressen, « Décès de Yves Boisvert, poète de L’Avenir », L’Enfant-Terrible de l’Avenir, L'avenir, vol. 4, no 1,‎ , p. 14-15
  5. a b c et d Janie Handfield, Les territoires imaginaires dans le triptyque Cultures périphériques d'Yves Boisvert, mémoire de maîtrise, Montréal, UQAM, , 83 p.
  6. Louis Hamelin, « Le scrap-book de la Contre-Amérique : revoilà Yves Boisvert, en forme, solide comme un chêne, ou serait-ce plutôt un bouleau? », Lettres québécoises : la revue de l'actualité littéraire, no 87, 1997, p. 10-11 [1].
  7. Jacques Paquin, « Là où ça résiste », Voix et Images, vol. 24, no 2 (71), 1999, p. 416-421 [2].
  8. Simon Harel, « Les braconniers de la prise de parole dans Les chaouins d’Yves Boisvert », colloque de l’Association canadienne de littérature comparée (ACLC), Congrès des Sciences humaines, Vancouver, 1er juin 2000.
  9. Simon Harel, « Les accommodements déraisonnables du territoire poétique dans l’œuvre d’Yves Boisvert », dans le cadre du colloque organisé par le CELAT, Traces d’appartenances : de nouvelles avenues pour la recherche sur la construction des identités, Congrès de l’ACFAS, Ottawa, 13-14 mai 2009.
  10. José Acquelin, Compte rendu de Mélanie Saint-Laurent, Estuaire, vol. 123, 2005, p. 71-72
  11. a et b Marie-Christine Bouchard, « Le poète Yves Boisvert s'est éteint. », La Tribune, Sherbrooke,‎ (HTTPS://WWW.LATRIBUNE.CA/ARTS/LE-POETE-YVES-BOISVERT-SEST-ETEINT-37F0817000204DBF6B7D6E1D0FBDDA3B)
  12. a et b Eric Brogniet, « Yves Boisvert : risquez tout! », MPLF,‎ (lire en ligne)
  13. a b c d e f et g Marie-Claire Girard, « Yves Boisvert, le poète avec un fusil », Le Devoir, section Livres, Montréal,‎ , D2
  14. a b c et d L'écrivain Yves Boisvert, (< lire en ligne)
  15. a et b Pierre Foglia, « Le courrier du genou », La Presse, Montréal,‎ , A5
  16. Poèmes de l'avenir, texte au dos du livre,
  17. a b c d et e sous la direction de Jacques Paquin, Nouveaux territoires de la poésie francophone au Canada 1970-2000, Ottawa, Les Presses de l'Université d'Ottawa, , 424 pages p.
  18. « Portail du réseau collégial du Québec. Réalisations personnelles-Yves Boisvert », lescégeps.com,‎ (lire en ligne)
  19. a et b Louis Cornellier, « Le testament d'Yves Boisvert », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne)
  20. a b et c Paul Fraisse, Langue, identité et oralité dans la poésie du Québec (1970-2010), Cergy-Pontoise, thèse de doctorat, Université de Vergy-Pontoise, , 402 p.
  21. Yves Boisvert, "Les chaouins", Trois-Rivières, Éditions d'art Le Sabord, coll. « Carré maqique »,
  22. http://www.jeanpauldaoust.com/biographie/bio-bibliographie.html
  23. a et b « Yves Boisvert remporte le Prix de la création artistique de l’Estrie du Conseil des arts et des lettres du Québec », Six brumes.com,‎ (lire en ligne)
  24. https://www.lesabord.qc.ca/book-full/1/Les-Chaouins
  25. a et b Jacques Paquin, « "Écrire avec ses poings" », Érudit, no 77,‎ (lire en ligne)
  26. a et b (es) Yves Boisvert, traduit par Adrien Pellaumail, "Aficionados a los sentimientos", Trois-Rivières, Mexico, Programa Editorial de la Coordinación de Humanidades/Écrits de Forges, coll. « Poemas y Ensayos », , 144 p. (ISBN 9782890467750)
  27. https://www.youtube.com/watch?v=l6KyCuB69_U
  28. https://www.youtube.com/watch?v=LpkslGAayjc&t=27s

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Lecture de son poème par Yves Boisvert au Café-Bar Zénob, Trois-Rivière le 18 nov 2012 (...avant l'adieu au monde...): www.youtube.com/watch?v=LpkslGAayjc&t=66s
  • Film: "Je ne suis pas rocker, j'écris" (1987). Film de Robert Desfonds avec le poète Yves Boisvert. Durée: 8 min. Dans un vieux "loft" qui surplombe la ville, un poète regarde, écoeuré. Les accableurs dominent, les existences et le quotidien des autres sont jugés. Lucide, le poète Yves Boisvert raconte son existence, sa réflexion sur une société. Il est irréductible. (ChoixMédia). Copie disponible à l'adresse : http://collections.cinematheque.qc.ca/recherche/oeuvres/fiche/21840-je-ne-suis-pas-rocker-jecris