Yves Bayard

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Yves (-Henri) BAYARD
Yves Bayard, architecte, 1967.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
NiceVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
France
Activité
Famille
Fils unique
Œuvres principales
• Urbanisme de Sophia Antipolis (1971-1977)
• La promenade des Arts de Nice : le Mamac (le musée d'Art moderne et d'Art contemporain) et le théâtre national (1989-1992)
• Technopole de Limoges (1991-1994)
BMVR Nice, bibliothèque Louis-Nucéra (1997-2002)

Yves Bayard est un architecte français contemporain, né le à Paris et mort le à Nice. Il est reconnu pour ses réalisations visionnaires tant en urbanisme qu'en architectures monumentales habitées dont il est le père créateur. Il était également photographe, dessinateur, aquarelliste, sculpteur, musicien et poète.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il sort diplômé DPLG de l'École nationale supérieure des beaux-arts à Paris en 1967 et reçoit le prix du meilleur diplôme « médaille de vermeil », pour le spectacle marin Le Maréolien en mer d'Iroise. À cette époque, il rencontre l'architecte-ingénieur Henri Vidal. Ensemble, ils vont collaborer à de très nombreux projets nationaux et internationaux.

Architecte visionnaire, il va se distinguer par des réalisations monumentales uniques qui vont signer un tournant très important dans la conception architecturale. En effet, il développe tout au long de sa vie la démarche de la contemplation active et est l'auteur d'ouvrages majeurs sur les concepts Habitat paysage, ordre et désordre en architecture[1], On peut habiter n'importe quelle forme[2] et « sculpture monumentale habitée ».

Ainsi, plusieurs de ses réalisations principalement en France et en Europe, marquent son passage avec succès : des centres de recherches, des technopoles, des centres culturels et galeries d'Art contemporain, des maisons contemporaines, musée, théâtre…

L'une des plus imposantes, la promenade des Arts, située sur le fleuve côtier Paillon, à Nice, pour laquelle il est à l'origine du musée d'Art moderne et d'Art contemporain de Nice (le Mamac), un bâtiment immense aux lignes futuristes, inauguré en 1990, et du Centre dramatique national Nice-Côte d'Azur. Les deux bâtiments sont reliés par une esplanade surélevée conçue pour symboliser le dialogue entre le théâtre et l'art contemporain. Enfin, la promenade des Arts continue derrière le Mamac, où il crée un jardin sous lequel il conçoit l'espace public de la bibliothèque régionale Louis-Nucéra, comme une promenade dans les livres.

La plus remarquée actuellement étant la « sculpture monumentale habitée » abritant les locaux administratifs de la bibliothèque BMVR à Nice, inspirée d'une sculpture de Sosno, la Tête au carré. À savoir, Yves Bayard crée ce concept architectural en 1984 et le présente l'année suivante en 1985, à la Fiac de Paris, avec différents projets dont le Giant Hotel Project©, la première version de cette « tête géante habitée ». Plus tard, Yves Bayard présente ce projet pour les bureaux administratifs de la bibliothèque Louis-Nucéra, BMVR à Nice. Parfaitement adaptée au sujet, Une tête bien faite, tête bien pleine, l'architecte visionnaire installe cet ouvrage comme un point fort, pour en faire un signal dans la ville. Inauguré en 2002, l'ouvrage a pris sa place sur la promenade des Arts de Nice, dans les jardins. Cette « sculpture monumentale habitée » est unique au monde.

À Limoges, il est avec Jacques Charon, l'architecte d'Ester Technopôle inauguré en 1993 et labellisé « patrimoine du XXe siècle ». Autre architecture communicante, par son dessin fort, sa Silhouette futuriste.

On lui doit auparavant, l’urbanisme du parc international d’activité de Sophia Antipolis sur le plateau de Valbonne, qui est un exemple d'aménagement paysager. Ainsi que de nombreuses réalisations sur ce plateau : des bureaux, les services communs, aménagements scéniques du théâtre en plein air, le centre Allergan, les bureaux et centre informatique Franlab, les bureaux et centre informatique de l’Institut national de la propriété industrielle, les bureaux et centre informatique Amadeus, le restaurant de France Télécom, Les Algorythmes, l’extension de l'École des mines, soit plus de 50 000 m2 en tout.

Yves Bayard a également réalisé plusieurs maisons contemporaines. L'une des plus remarquables, le domaine de la Courtade, ferme vinicole et maison de son associé Henri Vidal, sur le site protégé de l'île de Porquerolles.

Tout au long de sa carrière d'architecte, Yves Bayard expose et publie ses nombreuses recherches personnelles sur Ordre et désordre en architecture. La contemplation active qu'il pratique s'exprime par des dessins, carnets de voyages, photographies, sculptures, assemblages, poésies, écritures. Elle est sa façon d'exister, de nourrir son imaginaire et de traduire son approche singulière du métier d'architecte.

Visionnaire, il consacre une partie de ses recherches aux utopies. La dernière en date fut la La Tour épuratrice, Cité du désert[3], étude menée avec l'ingénieur Henri François Navarre. Cette collaboration les conduit à déposer un brevet.

Yves Bayard fait intervenir des artistes contemporains dans ses réalisations car, pour lui, l'architecture est l'art majeur qui réunit tous les arts. Le collège de Bagneux, la bibliothèque Louis-Nucéra - BMVR de Nice et le domaine de la Courtade à Porquerolles avec principalement Pagès, O'Nives, Sosno ; la tour de Méditation avec Paul Jenkins.

Architecture[modifier | modifier le code]

Réalisations (principales)[modifier | modifier le code]

Architectures monumentales[modifier | modifier le code]

Technopoles[modifier | modifier le code]

  • E.S.T.E.R, Limoges
  • Sophia Antipolis
    • Sophia Antipolis, étude de faisabilité
    • Sophia Antipolis, Services Communs de Sophia-Antipolis en plusieurs tranches
    • Aménagements scéniques du théâtre en plein air de Sophia-Antipolis
    • Bureaux et centre directeur à Sophia-Antipolis (Savalor).
    • Les Algorithmes à Sophia-Antipolis : 12 000 m2 de bureaux pour Guéraudi – Auffeve
    • Bureaux et centre informatique de l’INPI à Sophia-Antipolis
    • Télésystèmes D.P.L.S. à Sophia-Antipolis
    • Extension de l’École des mines de Paris à Sophia-Antipolis (4 500 m2) avec Jacques Charon (A4)
    • Bureaux et centre informatique Amadeus à Sophia-Antipolis (8 800 m2)
    • Air France avec G.A. et Lecovec architectes
    • Centre Allergan, bureaux et entrepôts de produits pharmaceutiques à Sophia-Antipolis (6 000 m2)
    • Projet pour la fondation Sophia-Antipolis
    • Étude du plan directeur pour Digital Media Complex – Sophia Estérel, 50 000 m2 de haute technologie.

Urbanisme collinaire[modifier | modifier le code]

Collèges[modifier | modifier le code]

  • Collège 600 à Vaires, Seine-et-Marne, associé à Dumont (ATE)
  • Collège Romain-Rolland à Bagneux, Hauts-de-Seine

Maisons contemporaines[modifier | modifier le code]

  • Domaine de la Courtade, création d'un domaine vinicole, ferme et maison d'Henri Vidal, à Porquerolles (Var).

Concours[modifier | modifier le code]

  • Aménagement pour l'aménagement Tête-Défense
  • Parc de la Villette, Paris
  • Stade Charletty, Paris,
  • Maison du Japon, Paris
  • BMVR, bibliothèque Louis-Nucéra, Nice

Publications[modifier | modifier le code]

Yves Bayard, auteur[modifier | modifier le code]

Yves Bayard, co-auteur[modifier | modifier le code]

  • Car pour bâtir il faut aussi savoir rêver, avec Henri Vidal, éditions ARCHI, juillet 1983, (ISBN 2-904722-00-9).
  • En pays de Roudoule : carnets de voyage en Provence niçoise, illustrations de Yves et Martine Bayard, (ISBN 2-913222-45-5), éditions StArt, mai 2006.
  • Habiter demain, de l'utopie à la réalité, collection ANarchitecture, Véronique Willemin, (ISBN 9782862276489).

Expositions principales[modifier | modifier le code]

  • Dialogue avec le paysage, centre Georges-Pompidou, 1982.
  • Clues et citadelles, Salon d'automne, Paris, 1983.
  • Ordre et désordre en architecture, château-musée des Hauts-de-Cagnes, 1984.
  • Sculptures monumentales habitées, Fiac, 1985

Références[modifier | modifier le code]

  1. Yves Bayard, Ordre et désordre en architecture, auto-édition, (ISBN 2-905463-00-7).
  2. Yves Bayard, On peut habiter n'importe quelle forme !, éditions StArt, (ISBN 978-2-913222-20-5).
  3. Véronique Willemin, Habiter demain, de l'utopie à la réalité, Alternatives, (ISBN 978-286227-648-9), p. 168-169.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]