Yvain

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Yvain secourant la damoiselle. Enluminure tirée d'une version de Lancelot du Lac du XVe siècle.
Combat d'Yvain et de Gauvain (d'après Chrétien de Troyes)[1].
Yvain et son lion combattant un dragon dans une enluminure italienne du XIVe siècle[2].

Yvain est un personnage de la légende arthurienne, chevalier de la Table ronde et héros d'un roman de Chrétien de Troyes, Yvain ou le Chevalier au lion. Il est aussi appelé Owain ou Owein (en gallois), Ywain ou Ewain (en anglais), ou encore Hiwenus (en latin), Ewein, Ivain ou Uvain[3]. Il est parfois surnommé « le Preux » ou « le Grand ». La figure d'Yvain est peut-être inspirée par Owain mab Urien, personnage semi-légendaire qui aurait régné sur le Rheged vers 590.

Dans la suite du Roman de Merlin de Robert de Boron (dite « Suite Huth »), Yvain est le fils du roi Urien et de Morgane[4]. Il a un demi-frère, Yvain l'Avoûtre (c'est à dire « le bâtard »), fils d'Urien, lui aussi excellent chevalier, évoqué par Chrétien de Troyes dans Erec et Enide et Le Conte du Graal[5]. Dans la tradition galloise[6], Urien a aussi une fille nommée Morfydd.

Beaucoup d'autres personnages de la littérature arthurienne portent le nom d'Yvain, notamment Yvain aux Blanches Mains, Yvain l'Esclain, Yvain de Rivel et Yvain de Lionel, cités par Robert de Boron dans le Merlin en prose et par Chrétien dans Érec et Énide[7]. Dans L'Enchanteur, Barjavel parle des douze Yvain, comprenant les fils et petit-fils d'Yvain le Grand, Yvain l'Avoutre et Yvain aux Blanches Mains.

Dans la série télévisée Kaamelott, Yvain est le fils du roi Léodagan de Carmélides et de dame Séli, et le frère de la reine Guenièvre. Il forme un tandem avec Gauvain.

Yvain ou le Chevalier au lion[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Yvain ou le Chevalier au lion.

Lise d’œuvres dans lesquelles apparaît Yvain[modifier | modifier le code]

Le personnage d'Yvain, sans jouer un rôle primordial, est généralement présent dans les œuvres de la littérature arthurienne postérieures à Chrétien de Troyes. Par contre, il très peu représenté dans la bande-dessinée, les films ou séries consacrés au cycle arthurien.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Princeton University Library, Garrett MS. 125 ; vers 1295.
  2. BNF Français 343 Queste del Saint Graal / Tristan de Léonois.
  3. Marion Zimmer Bradley (trad. de l'anglais par Brigitte Chabrol), Les Dames du lac [« The Mists of Avalon »], Pygmalion, (ISBN 978-2756419640).
  4. La suite du roman de Merlin (trad. Stéphane Marcotte), Paris, Honoré Champion, , 944 p. (ISBN 9782745311788), p. 183.
  5. Christine Ferlampin-Acher et Denis Hüe (dir.), Lignes et lignages dans la littérature arthurienne, Rennes, Presses universitaires de Rennes, , 308 p. (ISBN 9782753503984, lire en ligne), p. 62-63.
  6. dans les Triades galloises et dans Culhwch ac Olwen.
  7. a et b Chrétien de Troyes, Érec et Énide (lire sur Wikisource) :

    « Et Yvains, li fiz Uriien. Yvains de Loenel fu outre, D’autre part Yvains, li Avoutre. Lez Yvain de Cavaliot »

  8. a b et c Hélène Bouget, « La matière de Bretagne dans Le Chevalier au Lion », dans « Chose qui face a escouter » : études sur le Chevalier au lion de Chrétien de Troyes, Actes de la journée d'étude organisée le 9 décembre 2017 par l'Université Paris-Diderot Paris 7 et l’Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, dir. Amandine Mussou, Anne Paupert et Michelle Szkilnik, p. 19-34.
  9. Pierre-Yves Lambert, Les Quatre branches du Mabinogi et autres contes gallois du Moyen Âge, Paris, Gallimard, , 432 p. (ISBN 9782070732012, lire en ligne), p. 209.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]