Yucca brevifolia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir The Joshua Tree (homonymie).

Yucca brevifolia, appelé également Joshua tree ou arbre de Josué, est une espèce de la famille des Agavaceae, que l'on rencontre uniquement en Amérique du Nord dans les États de Californie, Arizona, Utah, et Nevada. Confinés principalement dans le Désert de Mojave entre 600 et 1 800 m d'altitude, ils poussent notamment dans la région de la Queen Valley et de la Lost Horse Valley (en) dans le Joshua Tree National Park où on peut trouver un spécimen de 13 mètres de hauteur.

Description botanique[modifier | modifier le code]

Floraison de Yucca brevifolia

Les Joshua trees peuvent pousser à partir d'une graine ou d'un rhizome souterrain d'un autre Joshua tree. Ils poussent lentement : 10 à 20 cm dans les premières années puis seulement 10 cm par an ensuite. Le tronc est constitué de milliers de petites fibres et n'a pas les traditionnels anneaux de croissance, ce qui rend difficile l'évaluation de l'âge de ces arbres. Le Yucca brevifolia n'est pas très rustique en raison de ses racines très superficielles et ses lourdes branches au sommet mais il survit à la rigueur du désert et peut vivre jusqu'à 200 ans.

Un des plus beaux spectacles printaniers est la floraison blanche des Joshua trees. Les fleurs apparaissent de fin février à fin avril. Les Joshua trees ne poussent pas après la floraison et ils ne fleurissent pas chaque année. Comme beaucoup de plantes du désert, la floraison est dépendante de l'occurrence des précipitations précédentes. Ils ont aussi besoin d'un hiver froid pour fleurir.

Après la floraison, les fleurs sont fécondées par le papillon à yucca, qui diffuse le pollen en pondant ses œufs dans les fleurs. Les larves du papillon se nourrissent des graines de l'arbre mais en laissent assez pour permettre la propagation de l'espèce.

La ramification se produit le plus souvent quand les extrémités sont détruites par le charançon du Yucca.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Joshua tree a été donné par un groupe de mormons qui traversait le désert de Mojave au milieu du XIXe siècle. La forme unique de l'arbre leur fit penser à Josué montrant, bras tendus, la Terre promise.

U2[modifier | modifier le code]

L'arbre de Josué ayant servi pour la couverture de l'album The Joshua Tree.

Conçu par le designer Steve Averill, The Joshua Tree est le dernier des albums en vinyle qu'Island envoie aux critiques en service de presse[1]. Aujourd'hui, il existe deux couvertures presque identiques de ce disque. La plus célèbre montre du côté gauche les 4 Irlandais et à droite le désert de Mojave (ou pousse le fameux cactus). Au premier rang, face à l'objectif, on voit Larry Mullen Junior et à ses côtés Bono mais de profil, derrière The Edge avec son chapeau et au fond Adam Clayton. Une autre couverture (la plus ancienne et en CD essentiellement), les montrent en très gros plan, d'une manière un peu flou, dans la même position ou presque que la précédente pochette (Larry Mullen regardant notamment légèrement à sa droite), avec derrière eux le désert et les Rocheuses. Les photos ont été prises par le néerlandais Anton Corbijn comme toutes celles à l'intérieur de la pochette[2].

C'est en décembre 1986 qu’Anton Corbijn a réalisé les célèbres photos pour l'album. C'est également lui qui a trouvé le fameux arbre de Josué situé en Californie dans le désert des Mojaves non loin de la ville de Darwin[3]. Par la suite, cet arbre a été longtemps un lieu de pèlerinage pour les fans de U2, mais il est tombé depuis [3].

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rock&Folk, Hors-Série no 30, 555 disques, 1954-2014, U2, critique de The Joshua Tree, Philippe Manœuvre, page 124
  2. The Joshua Tree, pochette d'album, photographie par Anton Corbijn, 20th Anniversary edition, Universal-Island Records, 2007
  3. a et b (en) Caitrina Cody, « Minimalist cover could provoke maximum debate », Irish Independent, 20 janvier 2009.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :