Yport

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Yport
Yport
Blason de Yport
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Arrondissement du Havre
Canton Canton de Fécamp
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Fécamp Caux Littoral
Maire
Mandat
Alain Charpy
2014-2020
Code postal 76111
Code commune 76754
Démographie
Population
municipale
838 hab. (2015 en diminution de 11,7 % par rapport à 2010)
Densité 405 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 19″ nord, 0° 18′ 50″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 96 m
Superficie 2,07 km2
Localisation

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Yport

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Yport

Yport est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime, en Normandie (anc. Haute-Normandie).

Ses habitants sont les Yportais et les Yportaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Yport est située à une trentaine de kilomètres au nord-est du Havre, en bordure de la Manche.

Situation d'Yport.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Yport se situe en zone de sismicité 1 (sismicité très faible)[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneau de l'entrée d'Yport.

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Isport en 1217 ; Isport vers 1262 ; Ipport en 1461-62 ; Yport en 1552[2].

Le second élément -port représente bien le français port qui désigne bien un port comme l'atteste d'ailleurs la notation de 1217 : portus de Isport « port d'Yport »[3].

Le premier élément est peut-être un anthroponyme comme dans Vatteport (Vateport 1616) à Vatteville (Eure, Watevilla 1086). Cependant les formes sont peu anciennes et pas assez caractérisées[4] pour révéler la nature de l'élément Is- récurrent jusqu'au XVIe siècle[5]. Il y a en effet plusieurs possibilités : la Haute-Normandie est caractérisée par un phénomène secondaire qui affecte le groupe Wi- initial qui se réduit à I- / Y-[6] dès le XIIIe siècle. D'autre part, le second élément des noms de personnes germaniques occidentaux et nordiques a tendance à s'amuïr devant un appellatif toponymique, comme ici -port. Un composé de type scandinave *Isulfr / Ísólfr / Ísolfr[7] pourrait convenir, en admettant une chute précoce de l'élément -ou dans *Isouport > *Iseport > Isport, bien que cet anthroponyme ne semble pas attesté ailleurs en Normandie. Cette chute de la finale -ou (< -olfr / ulfr) est possible au début du XIIIe siècle[8] cf. Gonneville-sur-Dives (Gunnolvilla en 1135; Gonnouvilla en 1198; Gonnevilla au XIVe siècle[9]), sur nom de personne norrois Gunnulfr/ Gunnólfr.

Histoire[modifier | modifier le code]

Yport.

Le site fut probablement occupé durant la période néolithique. Il fut habité, après le IVe siècle av. J.-C., par les Calètes.

Durant l'époque romaine, une voie reliant Fécamp à Étretat passait à l’actuel lieu-dit du Fond Pitron, d'où partait une bifurcation vers le village. L'actuelle D 940 a repris le tracé de cette voie romaine. La présence d'indigènes gallo-romains a été établie, à la suite de différentes fouilles archéologiques, mais rien ne prouve que l'habitat était permanent. Peut-être était-ce seulement un site de pêche.

L'habitat permanent à Yport n'est avéré qu'à partir du haut Moyen Âge. Le lieu est attesté en 1217 sous la forme Isport, nom qui semble également remonter au Moyen Âge. La nature du premier élément Is- est difficile à déterminer en l'absence de formes anciennes suffisamment caractérisées (cf. ci-dessus). Le village dépend alors de Criquebeuf-en-Caux, où se trouvaient l'église, le cimetière et l'école, à deux kilomètres d'Yport.

Ce n'est qu'au XIXe siècle que la commune d'Yport existera comme telle, avec notamment la construction de l'église. Officiellement, la commune d'Yport est créée le 1er janvier 1843, son premier maire est Jean-Baptiste Feuilloley. Le XIXe siècle marque aussi le début de l'essor de la pêche. Elle entraîne aussi l'essor du village car de nombreuses personnes sont attirées par cet emploi et la population atteint 1 800 habitants. Le front de mer a donc beaucoup évolué durant cette période : rampe en 1842, épi en 1858, chenal en 1873, corps de garde (détruit en 1905), plate-forme d'artillerie. Port d’échouage, le front de mer avait pour paysage les cabestans, les caïques et les caloges (anciennes caïques renversées servant de réserve).

C'est aussi au XIXe siècle que la mode des bains apparaît, Yport n'y échappe pas. En 1849 et 1884, le village est touché par une épidémie de choléra.

Actuellement, la pêche a disparu, comme partout sur la Côte d'Albâtre, les dernières caïques ayant été désarmées dans les années soixante. L'aspect du village de pêcheur n'a pourtant que très peu changé. Seul le front de mer a subi de notables évolutions. Yport vit aujourd’hui essentiellement de son Casino Groupe Tranchant, en bord de mer et du tourisme estival. Un grand parking a remplacé les caloges, tandis que le tourisme gastronomique a fait son apparition.

Il est intéressant de constater la présence d'un idiome yportais, quasiment éteint à l’heure actuelle, mais qui se faisait remarquer par une grande différence avec celui parlé à Fécamp.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[réf. nécessaire]
Période Identité Parti Qualité
2014 - en cours Alain Charpy SE Cadre[10]
2008 - 2014 Christophe Dubuc
2004 - 2008 Francis Grandguillot
- 2004 Daniel Loisel
1989 - Alain Mutel
1983 - 1989 Philippe Lecanu
1971 - 1983 André Toutain
1956 - 1971 Roger Dénouette
1953 - 1956 Charles Adam
1945 - 1953 Maurice Lebeau
1945 - 1945 Émile Defaux
1934 - 1945 Léon Gosselin
1919 - 1934 Édouard Maillard
1914 - 1919 Paul Gavault
1908 - 1914 Adrien Cramoisan
1906 - 1908 Pierre Leroy
1904 - 1906 Henry Simon
1893 - 1904 Emmanuel Foy
1886 - 1893 Alfred Nunès
1884 - 1886 Arsène Loisel
1884 - 1884 Julien Gorgeu
1882 - 1884 Casimir Vatinel
1876 - 1882 Julien Gorgeu
1870 - 1876 Arsène Loisel
1866 - 1870 Julien Gorgeu
1843 - 1866 Jean Feuilloley

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1846. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2015, la commune comptait 838 habitants[Note 1], en diminution de 11,7 % par rapport à 2010 (Seine-Maritime : +0,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
1 4121 4061 2491 5721 6931 7151 7221 6691 707
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
1 7891 7491 7811 8561 8521 7981 8181 6811 610
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004
1 5691 5951 3991 1931 1591 1211 1411 0111 035
2009 2014 2015 - - - - - -
947845838------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Retraite aux flambeaux le 13 juillet.
  • Fête de la mer et de la peinture le 15 août (messe, bénédiction, procession des ex-voto, exposition de peintures, peintres et sculpteurs dans les rues et sur la plage, vente aux enchères vers 17 h des œuvres effectuées dans la journée).

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Tennis de table : le club US yportaise Tennis de table compte l'équivalent de 10 % de la population en nombre d'adhérents, jouant au niveau national depuis plus de quinze ans et au niveau professionnel en ProB depuis cinq ans.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Falaises d'Yport.
  • Falaises.
  • Plage de galets, plage d'échouage, boutiques sur le front de mer.
  • Église : construite à partir de 1838, elle ne sera terminée qu'en 1876 après de nombreuses modifications. Ex-voto. La rénovation intérieure est terminée et il est à nouveau possible de la visiter.
  • Casino.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Un mariage à Yport, peinture de Albert Fourié (1854-1934) - 1886 - Musée des Beaux-Arts de Rouen.
  • Jules Diéterle (1811-1889), architecte, décorateur et peintre. Il fait construire en 1863, la villa « Les Charmilles » à Yport. À son décès, la villa est vendue en 1891 au peintre Albert Fourié.
  • Jean-Paul Laurens (1838 - 1921), peintre, membre de l'Institut. En 1872, il achète à Yport une ancienne corderie qu'il fait transformer. Il y travaille notamment son grand tableau pour le Panthéon à Paris : La Mort de sainte Geneviève. Une place de la ville porte son nom. Sa belle-fille est Yvonne Diéterle (1882-1974), petite-fille de Jules Diéterle.
  • Paul Alfred Colin (1838-1916), peintre de paysages et de marines, ancien prix de Rome, professeur de dessin à l'École Polytechnique, fils du 2e mariage d'Alexandre Colin (1798-1875). Il fait construire à Yport, la « Villa Colin ». Sa belle fille est Anne Henriette Émilie Diéterle (1876-1961), petite-fille de Jules Diéterle[15].
  • Albert Fourié (1854-1937), peintre, a peint un Repas de noces à Yport en 1886.
  • Jef Friboulet (1919-2003), peintre, décédé dans la commune.
  • Maurice Boitel (1919-2007), peintre, est venu peindre à Yport dans les années 1970.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Yport

Les armes de la commune de Yport se blasonnent ainsi :

Tiercé en pairle, au 1er d'azur à la nef habillée d'argent, aux 2e et 3e d'or à trois peupliers coupés de sinople, rangés en bande au 2e et en barre au 3e ; au pairle alésé de sable brochant sur la partition ; le tout sommé d'un chef tiercé en pal, au I de gueules à la grenouille assise, contournée, d'argent, au II burelé d'argent et de gueules, au lion de sable brochant, au III de gueules à trois marteaux d'or.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Littérature

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Hélène Desjardins, Des peintres au pays des falaises, éditions des falaises, 2004. (chapitre Yport pages 98 à 129)
  • Annales du patrimoine de Fécamp, édition Fécamp Terre-Neuve, numéro spécial, no 13 - 2006.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Plan séisme
  2. Charles de Beaurepaire et Dom Jean Laporte, Dictionnaire topographique du département de la Seine-Maritime, Paris, 1982-1984, p. 1081.[1]
  3. ibidem
  4. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 167
  5. Beaurepaire (Charles de) et Laporte (dom Jean), op. cit.
  6. François de Beaurepaire, op. cit., p. 19
  7. Site de Nordic Names (anglais) : nom de personne Ísolfr [2]
  8. François de Beaurepaire, op. cit., p. 84
  9. Célestin Hippeau, Dictionnaire topographique du département du Calvados, Paris, 1883, p. 129 [3]
  10. https://www.lemonde.fr/normandie/seine-maritime,76/yport,76754/
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  15. Anne Henriette Émilie Diéterle, fille de Charles Jules Diéterle artiste peintre et de Marie Louise Perrine Van Marcke de Lummen. Elle est née dans le 9e arrondissement de Paris, le 11 septembre 1876. Elle épouse Laurent Alexandre Maurice Colin dans le 17e arrondissement de Paris, le 12 février 1898. Anne Diéterle meurt à Grisy-les-Plâtres, le 18 août 1961.
  16. a, b et c « Lettres Yportaises »
  17. « Pierre Guyaut-Genon – Le rivage des égarés »