Vidéaste (Web)

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Certains vidéastes téléversent du contenu sur la Toile, via des sites conçus à cet effet, tels que YouTube (ce pourquoi ils sont couramment désignés par le terme youtubeurs), Dailymotion ou encore Vimeo. Pour la ressemblance de leur contenu avec les podcasts (dépourvus d'image et uniquement sonores), ils sont parfois surnommés podcasteurs[1].

Ces vidéastes du Web publient le plus souvent leur contenu sur une chaîne, à savoir une division du site d'hébergement rattachée à un compte leur appartenant (dans le cas de YouTube, un compte Google) ; ou bien sur un blog.

Les vidéastes Web peuvent tirer une rémunération de cette activité, grâce aux recettes de publicité en ligne ou aux partenariats commerciaux avec des marques ; parfois assez pour pouvoir en faire leur profession. D'autres font appel à un financement participatif : c'est le public qui envoie de l'argent aux vidéastes pour qu'ils continuent à faire leurs vidéos.

Genèse[modifier | modifier le code]

Les premiers youtubeurs sont apparus aux États-Unis, pays d'origine de YouTube, vers 2006[2] ; puis la pratique s’est étendue au monde entier, ainsi qu'à plusieurs autres sites de partage de vidéos[3].

En France, les premiers vidéastes Web publient au départ essentiellement sur la plateforme Dailymotion, pour ensuite favoriser YouTube (comme Cyprien Iov, Norman Thavaud, Hugo Dessioux, etc)[4]. Ils ont en effet réalisé que leurs vidéos attiraient une plus grande audience sur YouTube que sur Dailymotion[5]. Le terme youtubeur (youtuber en anglais) est un néologisme dérivé du nom du site[6].

Internet connaît un grand succès dans le partage de contenu vidéo à caractère humoristique ou didactique parce qu'il est un média libre et ouvert, laissant une liberté quasi-totale tant dans le visionnage que dans la publication.

Certains vidéastes Web, grâce à leur visibilité sur Internet et à la viralité de leurs vidéos, attirent une communauté plus ou moins importante, jusqu'à devenir des vedettes[7].

La popularisation des vidéos sur Internet ne concerne pas seulement les vidéos humoristiques. La liberté presque totale laissée aux créateurs de contenu a permis à d'autres concepts d'émerger, tels que les vidéos sur le thème de la beauté et du maquillage, les vidéos de vulgarisation, les vidéos de jeux vidéo, les clips musicaux ou des thèmes plus politiques.

Les vidéastes œuvrant dans le domaine de la beauté ont un impact grandissant sur leur public[8]. Elles deviennent des exemples, et certaines jeunes adolescentes les imitent en mettant à leur tour des vidéos en ligne. Certaines youtubeuses connues ont elles-mêmes commencé jeunes, ignorant l'engouement qu'allait susciter leurs vidéos[9].

Les vidéastes les plus connus de nos jours comptent plusieurs millions d'abonnés, ainsi qu'un ou plusieurs milliards de vues au total[10].

Production et rémunération[modifier | modifier le code]

Publicités[modifier | modifier le code]

Les vidéastes sont rémunérés grâce à une régie publicitaire qui place des publicités avant, durant ou après leurs vidéos[11]. Ces publicités peuvent être évitées, notamment à l'aide d'un logiciel antipub tels qu'Adblock Plus ou UBlock Origin, ce qui fait perdre de l'argent à YouTube (qui perd ainsi cet espace de publicité qu'elle aurait dû vendre) ainsi qu'indirectement aux vidéastes, qui ne touchent pas la somme escomptée[12].

De façon à optimiser leurs revenus, les vidéastes peuvent s'allier avec des networks (réseaux en français, et en forme longue multi-channel network (en)). Mais ces networks se sont rapidement révélés quasi-indispensables, comme ils se servent de leur influence pour faire céder les ayant-droits lorsqu'il est question de réutilisation de contenu[12]. Ces entreprises, agissant comme des agences artistiques, touchent un pourcentage des revenus issus de la publicité[13],[14]. Les networks peuvent être perçus comme un signe de la professionnalisation de l'activité de vidéaste sur le web.

Partenariats commerciaux[modifier | modifier le code]

En outre, les vidéastes peuvent s'allier à des marques, s'accordant par exemple sur des placements de produit[15]. La plupart des concepts de vidéos (ceux au cours desquels le vidéaste évoque des produits) sont compatibles avec un partenariat commercial entre un vidéaste et une marque[16].

Les partenariats laissent aux vidéastes une marge de manœuvre plus ou moins inexistante selon les marques, allant jusqu'à leur imposer un script défini.[réf. souhaitée]

Par exemple, certains vidéastes littéraires tirent un revenu grâce à un lien qu'ils affichent, pointant vers la page internet où l'on peut acheter le livre sur Amazon.com. Ils touchent alors quelques centimes sur chaque vente par leur biais[14].

Diversification de l'activité[modifier | modifier le code]

Certains vidéastes profitent de leur notoriété pour créer des lignes de cosmétiques ou de vêtements (à l'instar de Michelle Phan)[17]. D'autres peuvent profiter de leur notoriété pour commencer une carrière au cinéma (c'est le cas de Cyprien Iov, Natoo et Squeezie, qui ont été sollicités pour le doublage du film Bob l'éponge, le film : Un héros sort de l'eau).

Financement participatif[modifier | modifier le code]

Lorsque les recettes publicitaires ne suffisent pas pour permettre l'émancipation d'un vidéaste et le perfectionnement de son contenu, il peut en appeler à sa communauté pour l'aider à produire son contenu : c'est du financement participatif. Cette pratique est permise par de nombreux sites, tels que la plateforme américaine Patreon, ou la plateforme française Tipeee. Ces plateformes permettent aux spectateurs de verser une somme d'argent définie à chaque fois qu'une vidéo d'un certain vidéaste est publiée.

Le financement participatif peut également être sollicité pour des productions plus importantes et des projets d'envergure. En ce cas sont utilisées des plateformes de financement participatif traditionnelles. C'est le cas de l'émission Chroma de Karim Debbache, Gilles Stella et Jérémy Morvan, financée via le site web Ulule[18],[19].

Cette démarche est principalement utilisée par des vidéastes désirant ne pas faire apparaître de publicités avec leurs vidéos

Professionnalisation[modifier | modifier le code]

Certains vidéastes postent des vidéos pour le plaisir, et ont un métier en parallèle. Pour d'autres, l'activité de vidéaste est passée de loisir à travail à temps plein : les vidéastes du web deviennent alors des travailleurs virtuels[20].

On reconnaît facilement les vidéastes dits « professionnels », car leurs vidéos sont souvent plus travaillées que celles des amateurs. Ces dernières mobilisent parfois une équipe de techniciens. Dans cet optique, des vidéastes peuvent être employés et produits par de grands groupes, tels que Groupe M6 avec le collectif Golden Moustache. D'autres peuvent être totalement indépendants, comme Antoine Daniel.

Tout comme pour les autres métiers artistiques, il est difficile de tirer un revenu stable et substantiel de son activité de youtubeur[21], même lorsque certaines vidéos « font le buzz ».

Du point de vue fiscal, même si le statut de youtubeur n'est pas encore clairement défini, il est considéré comme un vrai métier et reconnu par la loi. À partir d’un certain seuil, le youtubeur devra payer des impôts[20] sinon il sera dans l’illégalité. Selon des estimations, en France, plusieurs dizaines de personnes réussiraient à bien gagner leur vie grâce à YouTube[21].

En 2015, le magazine Forbes publie pour la première fois un classement des youtubeurs les plus riches, avec en tête le vidéaste suédois PewDiePie, qui à 25 ans a déjà gagné 12 millions de dollars, suivi dans le top 10 par des youtubeurs américains et britanniques (Smosh, Fine Brothers, Rhett and Link...)[22].

Problématiques et controverses[modifier | modifier le code]

Difficultés liées à la réutilisation de contenu[modifier | modifier le code]

Les vidéastes se sont souvent heurtés à l'impossibilité de réutiliser, dans leurs vidéos, des contenus soumis au droit d'auteur, tels que des extraits de films, des musiques, et autres ; étant dépendants de la plateforme sur laquelle ils publient (cela est par exemple le cas sur la plateforme YouTube).

En 2011 et 2012, les trois traités dits SOPA, PIPA et ACTA ont tour à tour failli être adoptés. Cela aurait eu pour conséquence l'interdiction de réutiliser des contenus soumis au droit d'auteur sur le web. SOPA et PIPA ont fait l'objet de nombreuses manifestations d'opposition, tant réelles que virtuelles, qui leur ont valu un report sine die.

En 2012, une pétition est lancée pour stopper l'ACTA sur le site Avaaz.org[23],[24], et le message est relayé par plusieurs youtubeurs, qui considèrent ces traités comme liberticides et prévoient la difficulté, si ce n'est l'impossibilité, de continuer à produire du contenu si le traité venait à être adopté[25]. Le traité est finalement rejeté.

En décembre 2013, YouTube fait l'objet d'une polémique, lorsque le site apporte quelques modifications à sa politique concernant les droits d'auteur, et qu'en conséquence de nombreuses vidéos sont strikées (comprendre supprimées). En effet, les modifications de Content ID[26] permettent de remonétiser ou de supprimer des vidéos contenant des extraits vidéos ou audios sous copyright. Jusqu'alors les Youtubeurs sont soumis au fair use, qui leur permet d'utiliser des contenus sous copyright dans le cadre d'un travail créatif. Avec ces changements, les ayant-droits ont la possibilité d'agir sur les vidéos créées par les Youtubeurs, en les monétisant à leur place lorsqu'il s'agit de Youtubeurs connus ayant un fort potentiel en termes de recettes publicitaires, ou en les supprimant purement et simplement lorsqu'il s'agit de Youtubeurs anonymes ou peu notoires[27].

Depuis 2013, les Youtubeurs sont limités dans l'utilisation de contenus non libres, ce qui relance une vague de contestation chez les Youtubeurs anglophones, posant à YouTube la question « Where's the Fair use ? » (Où est le Fair use ?)[28].

Utilisation des enfants[modifier | modifier le code]

Certaines chaînes Web publient du contenu mettant en vedette des enfants. Parmi les secteurs touchés par ces pratiques, l'unboxing. Il existe en effet des chaînes où des enfants sont filmés en train de déballer des jouets, face caméra. Ce genre de vidéos, d'abord apparu aux États-Unis, s'est répandu sur la plateforme YouTube francophone avec l'apparition de chaînes comme Studio Bubble Tea[29],[30].

Plusieurs vidéastes se sont indignés de cette utilisation des enfants[31],[32],[33]. La publication de vidéos sur le Web est une activité lucrative, qui de surcroît expose les personnes apparaissant dans ces vidéos aux yeux du grand public. Les enfants manqueraient de recul pour comprendre ce qui leur arrive. Le rythme de publication, parfois jusqu'à une fois par jour, est aussi critiqué. Certains internautes considèrent de plus que les enfants, public ciblé par ce type de contenu, sont plus influençables ; et que le fait qu'ils regardent peut-être quotidiennement des vidéos incitant selon eux à la surconsommation pose un problème moral.

Publicité dissimulée[modifier | modifier le code]

Il arrive que des vidéastes soient rémunérés par une entreprise pour parler de ses produits sans que cette relation commerciale ne soit explicitement mentionnée[34],[35]. L'autopromotion est également pratiquée[36]. En France, des enquêteurs de la DGCCRF se penchent sur ces pratiques de publicités dissimulées en 2016, et s'intéressent aux cas d'une dizaine de YouTubeurs ayant perçus des sommes comprises entre 20 000 et 100 000 euros pour promouvoir une marque de voiture, sans que la relation contractuelle les liant au constructeur ne soit mentionnée[37].

En janvier 2014, Microsoft aurait négocié un accord commercial avec Machinima, fournisseur de contenu sur YouTube, pour garantir une contrepartie financière en cas de promotion avantageuse pour la Xbox One, avec comme seule condition que l'accord reste confidentiel. Révélée par Ars Technica[38], l'information corrobore les fuites du site iGR, qui mettait en lumière les consignes données par Machinima à ses « partenaires influents »[39]. Les conditions rendues publiques sur Pastebin dévoilent que les « influenceurs » devaient s'engager à « ne pas porter atteinte à Machinima, la Xbox One ou n'importe lequel de ses jeux »[40],[41].

Également en 2014, lors de la sortie de La Terre du Milieu : L'Ombre du Mordor, la société Warner Bros. rémunère de nombreux Youtubeurs, dont le vidéaste PewDiePie, jusqu'à plusieurs dizaines de milliers de dollars pour promouvoir le jeu sur YouTube et les réseaux sociaux[42]. L'accord interdit la mention de bugs ou de problèmes liés au logiciel. La Federal Trade Commission rapporte en 2016 que la plupart des vidéos ne sont pas signalées comme sponsorisées, et plusieurs de ces Youtubeurs mentionnent seulement avoir reçu un accès anticipé au jeu[43].

Conventions[modifier | modifier le code]

Les vidéastes sont parfois invités à des conventions, comme la Paris Games Week ou la Japan Expo (qui n'ont pourtant pas directement trait à l'activité de vidéaste, mais plus à la culture populaire).

En France, des rassemblements spécialisés se sont tenus à partir de 2015 (contrairement, par exemple, aux États-Unis, où des conventions spécialisées sont organisées depuis 2010, avec la VidCon).

En mai 2015, Neocast est le premier grand festival national, regroupant 45 youtubeurs au Palais de la musique et des congrès à Strasbourg, et il a réuni 5000 personnes[44],[45].

Les 7 et 8 novembre 2015 a lieu à Paris le festival Video City, rassemblant plus de 150 youtubeurs proposant des séances de dédicaces, des démonstrations ou encore des conférences d'aide à la création de vidéos[22].

Types de contenu proposés[modifier | modifier le code]

Les vidéos publiées sur le web peuvent être créatives, critiques, instructives ou divertissantes. Elles peuvent être centrées sur différents thèmes (vie quotidienne, jeux vidéo, cinéma, et autres). De plus, il existe plusieurs concepts de vidéos différents.

Contenu humoristique[modifier | modifier le code]

Beaucoup de vidéos contiennent des éléments humoristiques. Cependant, certaines d'entre elles ne sont centrées que sur l'humour.

Les monologues comiques, couramment désignés par le terme podcast, constituent un type de vidéos qui siège parmi les premiers apparus sur YouTube, et qui a connu et connaît une grande popularité auprès du public francophone (cf. le succès de Cyprien ou de Norman, respectivement les premier et deuxième youtubeurs francophones par nombre d'abonnés). Ils possèdent toutes les caractéristiques d'un sketch, augmenté grâce au montage vidéo[46]. Les vidéastes adeptes de ce type de contenu se basent souvent sur des événements communs de la vie quotidienne, jouant ainsi sur l'identification du spectateur. D'autres vidéastes francophones connus officient dans le monologue comique, comme Hugo Dessioux (Hugo Tout Seul).

Des caméras cachées sont également publiées sur le web. C'est le cas des vidéos de Rémi Gaillard, par exemple.

Des vidéos insolites, propices au buzz, sont publiées en grand nombre sur le web. Elles peuvent parfois être à l'origine de mèmes. Ces vidéos sont parfois utilisées par d'autres vidéastes, les incluant dans un réel concept, par exemple :

  • le zapping, suite de vidéos insolites, comme le Zap2Spi0n ;
  • la revue de vidéos, sorte de zapping accompagné d'une analyse plus poussée ainsi que de gags et de scènes parodiques. Ce concept de vidéos est notamment employé par Antoine Daniel (What The Cut !?) et Mathieu Sommet (Salut Les Geeks). Le concept de revue de vidéos est initialement dérivé de l'émission Equals Three (=3), du vidéaste américain Ray William Johnson.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Les vidéos avec pour thème le jeu vidéo sont divisées en de nombreux concepts distincts :

  • les Let's Play, aussi appelés playthrough ou encore walkthrough, sont des vidéos dans lesquelles un ou plusieurs joueurs se filment en train de jouer à un jeu vidéo. Les différentes appellations renvoient en théorie à des buts bien précis, mais qui varient selon les youtubeurs[47]. Par exemple, PewDiePie ou Squeezie produisent ce type de vidéos ;
  • les speedruns sont des vidéos dans lesquelles sont filmées la pratique du même nom, le speedrun, qui consiste à finir un jeu vidéo le plus rapidement possible ;
  • les sketches, où le jeu vidéo est utilisé comme un moyen de mettre en scène des actions comiques ;
  • les tutoriels, avec pour but d'instruire, de donner des astuces ;
  • les unboxing ou présentations de matériel de jeu. Par exemple, Benzaie produit ce type de contenu ;
  • les analyses socio-culturelles, engageant une réflexion sur le jeu vidéo en lui-même, sur ses mécanismes et sur l'industrie vidéo-ludique. Par exemple, Usul et l'équipe du NESBlog produisaient ce type de contenu.

Les vidéos sur le jeu vidéo peuvent être orientées sur des jeux vidéo dits « triple A » (issus de grands studios de développement[48]), sur des jeux vidéo indépendants (issus de petits studios de développement), ou même sur des jeux vidéo anciens (il s'agit alors d'une pratique nommée rétrogaming[49], avec pour youtubeurs notoires le Joueur du Grenier ou encore l'Angry Video Game Nerd).

Les joueurs disposent de moyens conséquents afin de partager leur expérience. Sur console, les grandes entreprises du jeu vidéo lient des partenariats avec YouTube, tels que Sony et sa PlayStation 4. Cela permet aux joueurs de poster facilement leurs vidéos, par le biais d'une interface dédiée[50]. Sur PC également, enregistrer ses sessions de jeux est devenu très simple grâce à plusieurs logiciels[51]. Grâce à tous ces moyens de partage, YouTube devient un grand réseau où les joueurs partagent leurs expériences.

En 2013, YouTube entre en concurrence avec Twitch, qui vient alors d'obtenir le monopole de la diffusion de jeu vidéo en direct et en ligne. Le site se popularise, grâce aux possibilités qu'il offre aux joueurs de diffuser leur session de jeu en direct et d'interagir avec ses viewers grâce au tchat[52].

Beauté[modifier | modifier le code]

Les vidéos beauté sont majoritairement réalisées par des femmes, qui donnent des conseils esthétiques, principalement de maquillage.

C'est un type de vidéos qui, comme les autres, fait parfois l'objet de partenariat avec les marques de cosmétiques. Le public de ce type de contenu est très enclin à être influencé par les youtubeuses actuelles, d'où une recrudescence de chaînes similaires, parfois tenues par des youtubeuses très jeunes[8],[9].

Par exemple, EnjoyPhoenix, Bethany Mota ou encore CutiePieMarzia produisent ce genre de vidéos.

Ce type de vidéos englobe plusieurs concepts qui lui sont spécifiques :

  • les get ready with me (ou GRWM, en français, « préparez vous avec moi »), où la youtubeuse se filme en train de se préparer et de se maquiller ;
  • les do it yourself, (ou DIY, en français « faites-le vous-mêmes »), où la youtubeuse montre comment réaliser quelque chose par le travail manuel ;
  • les haul, présentation de produits achetés.

Contenu instructif[modifier | modifier le code]

Sciences dures[modifier | modifier le code]

Certaines vidéos visent à vulgariser des sujets relatifs aux sciences dites « dures ».

En France, plusieurs youtubeurs, tels que Bruce Benamran (e-penser) ou encore Patrick Baud (Axolot) produisent ce type de contenu.

Vsauce en est un représentant sur le YouTube anglophone.

Sciences humaines et sociales[modifier | modifier le code]

Certaines vidéos traitent de sciences humaines et sociales telles que l'histoire (Nota Bene[53]), la politique (Mes chers contemporains) ou encore la philosophie (Doxa[54]).

Listes thématiques[modifier | modifier le code]

Les vidéos éducatives prennent souvent la forme de listes de faits appartenant à une même thématique (tops) ; ces thématiques pouvant être très variables. Poisson fécond et Doc Seven produisent ce type de contenu.

Arts et critique d'art[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Beaucoup de youtubeurs réalisent du contenu avec pour thème le cinéma. Il peut s'agir de critiques, de chroniques, ou de courts-métrages.

Le Fossoyeur de Films, Chroma, Durendal, InThePanda ou encore le Nostalgia Critic sont autant de vidéastes et de chaînes traitant du cinéma.

Musique[modifier | modifier le code]

Les vidéos musicales sont des vidéos dans lesquelles il est question de performance musicale et/ou vocale, ou de l'analyse de celles-ci :

  • les clips vidéos, publiés sur le Web pour faire la promotion d'une chanson déjà existante. Ils sont enclins à compter des nombres de vues parmi les plus importants du site de partage ;
  • les créations originales, exclusives au Web. PV Nova produit ce type de contenu ;
  • les reprises de titres déjà existants. Smooth McGroove produit ce type de contenu ;
  • les analyses et critiques, pouvant aussi bien concerner la chanson (LinksTheSun produit ce type de contenu[55]) que le clip vidéo (MisterJDay produit ce type de contenu[56]).

Littérature[modifier | modifier le code]

Les chroniqueurs littéraires sur YouTube, ou sur les autres plateformes de vidéos, sont connus sous le nom de « booktubeurs » (de « book », livre, et « tube », en référence à YouTube) et ont d'abord fait leur apparition aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans le monde hispanophone à la fin des années 2000[57],[14].

Dans la francophonie, c'est au début des années 2010 que le phénomène apparaît. Margaud Quartenoud en est un exemple populaire suivi par 30 000 personnes en 2016[58],[59].

Les booktubeurs s'adressent la plupart du temps à un public jeune et mettent en place les mêmes procédés que les autres youtubeurs, telles que « l'unboxing »[14] (le fait d'ouvrir un colis devant sa caméra et qui vient du monde du jeu vidéo), ce qui les intègre parfaitement dans cette communauté.

Relaxation[modifier | modifier le code]

Ce contenu se destine à la relaxation du public. Il peut impliquer l'ASMR, un phénomène physiologique entraînant une sensation de bien-être. Poisson fécond produit ce contenu de façon secondaire.

Concepts supplémentaires[modifier | modifier le code]

Certains concepts sont compatibles avec toute chaîne YouTube, quel que soit le type de son contenu, parmi lesquels :

  • les FAQ, des vidéos dans lesquelles les youtubeurs répondent aux questions des internautes ;
  • les vlogs, où les youtubeurs se filment dans leur vie de tous les jours ou lors d'un événement ;
  • les revues, tests de produits de consommation ;
  • les tutoriels, qui apportent un enseignement ou une méthodologie ;
  • les tags, des vidéos « gages » ou des vidéos spéciales : Draw My Life, Back To School, et autres (ce concept est particulièrement répandu dans les chaînes beauté ou humoristiques).

Vidéastes et chaînes notoires[modifier | modifier le code]

YouTube[modifier | modifier le code]

Vidéastes[modifier | modifier le code]

Ci-dessous, le tableau récapitulant les 10 youtubeurs comptant le plus d'abonnés en France, puis dans le monde (chaînes sans youtubeurs ou de rediffusion exclues)[60],[61].

Chaînes[modifier | modifier le code]

Ci-dessous, les tableaux récapitulant les 10 chaînes YouTube comptant le plus d'abonnés, d'abord en France, puis dans le monde[60],[61].

Dailymotion[modifier | modifier le code]

Vidéastes[modifier | modifier le code]

Chaînes[modifier | modifier le code]

Ci-dessous, les tableaux récapitulant les 10 chaînes Dailymotion comptant le plus d'abonnés tous pays confondus[62].

Notes et référence[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]