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Youssef Chahed

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Youssef Chahed
يوسف الشاهد
Illustration.
Youssef Chahed en 2016.
Fonctions
Président de Tahya Tounes
En fonction depuis le
(3 mois et 16 jours)
Secrétaire général Selim Azzabi
Prédécesseur Création du parti
Chef du gouvernement tunisien
En fonction depuis le
(3 ans et 21 jours)
Président Béji Caïd Essebsi
Mohamed Ennaceur (intérim)
Gouvernement Chahed
Législature Ire
Coalition Nidaa Tounes-Ennahdha-Afek Tounes-Voie démocratique et sociale-Al Joumhouri-Al Moubadara-Alliance démocratique (2016)
Nidaa Tounes-Ennahdha-Afek Tounes-Voie démocratique et sociale-Al Joumhouri-Al Moubadara (2016-2017)
Nidaa Tounes-Ennahdha-Voie démocratique et sociale-Al Joumhouri-Al Moubadara (2017-2018)
Coalition nationale-Ennahdha-Voie démocratique et sociale-Machrouu Tounes-Al Moubadara (2018-2019)
Tahya Tounes-Ennahdha-Machrouu Tounes (depuis 2019)
Prédécesseur Habib Essid
Ministre des Affaires locales

(7 mois et 15 jours)
Président Béji Caïd Essebsi
Chef du gouvernement Habib Essid
Gouvernement Essid
Prédécesseur Hédi Majdoub (secrétaire d'État)
Successeur Riadh Mouakher
Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche chargé de la Pêche

(11 mois et 6 jours)
Président Béji Caïd Essebsi
Chef du gouvernement Habib Essid
Gouvernement Essid
Biographie
Date de naissance (43 ans)
Lieu de naissance Tunis, Tunisie
Nationalité Tunisienne
Française (jusqu'en 2019)
Parti politique Al Joumhouri, Nidaa Tounes puis Tahya Tounes
Diplômé de Institut national agronomique de Tunisie
Institut national agronomique Paris-Grignon
Profession Professeur en agronomie
Religion Islam

Youssef Chahed
Chefs du gouvernement tunisien

Youssef Chahed (arabe : يوسف الشاهد), né le à Tunis, est un homme d'État tunisien, 15e chef du gouvernement de la Tunisie indépendante depuis le 27 août 2016.

Il est auparavant ministre des Affaires locales de janvier à août 2016, au sein du gouvernement de Habib Essid.

Candidat à l'élection présidentielle de 2019, il délègue ses fonctions au ministre de la Fonction publique, Kamel Morjane. Il est éliminé dès le premier tour, arrivant en cinquième position avec 7,4 % des voix.

Formation et vie privée

Youssef Chahed poursuit des études d'ingénieur agronome à l'Institut national agronomique de Tunisie, dont il sort diplômé, major de promotion, en 1998[1],[2].

Il intègre ensuite l'Institut national agronomique Paris-Grignon en France[2]. Il y obtient en 1999 un diplôme d'études approfondies (DEA) en économie de l'environnement et ressources naturelles et, en 2003, un doctorat en agroéconomie[2], sous la direction de Jean-Christophe Bureau. Son DEA avait pour intitulé Mesure de l'impact sur le bien-être des réductions tarifaires relatives aux produits agricoles : une application du Trade Restrictiveness Index (TRI) à l'économie de l'Union européenne[3] et sa thèse de doctorat portait sur la « mesure de l'impact de la libéralisation des marchés agricoles sur les échanges et le bien-être »[2],[4].

Youssef Chahed est marié à Héla Chahed (née Zahouani)[5] et père d'une fille[2]. Il est également le petit-fils de la militante féministe Radhia Haddad[2].

Son lien de parenté supposé avec le président Caïd Essebsi a créé une polémique lorsqu'il est proposé comme possible chef du gouvernement[6]. Le porte-parole de la présidence de la République précise néanmoins que ce prétendu lien de parenté n'a aucune réalité tangible : « le gendre du président est le frère de l'épouse de l'oncle de Youssef Chahed »[7].

Il parle couramment l'arabe, le français, l'anglais et l'italien[2].

Carrière universitaire

De 2003 à 2009, Youssef Chahed est professeur en agroéconomie à l'Institut supérieur d'agriculture LaSalle de Beauvais (France)[2],[8]. Il est également professeur visiteur dans de nombreuses universités dans le monde, comme à Tokyo ou à São Paulo[2]. De 2003 à 2015, il travaille comme expert international en agriculture et en politiques agricoles, auprès d'institutions internationales comme le département de l'Agriculture des États-Unis et la Commission européenne[2].

Il écrit de nombreux rapports et articles scientifiques sur les politiques publiques en agriculture et les secteurs de productions agricoles en Tunisie[1]. Chahed travaille notamment sur la formulation, l'évaluation et la supervision de projets agricoles dans le cadre de renforcement de capacités entre la Tunisie et les États-Unis[2]. Il participe également à la mise en place de nombreuses collaborations sur la sécurité alimentaire et le développement des coopératives en Tunisie, en collaboration avec des organismes internationaux tels que le Service d'inspection sanitaire des animaux et des plantes, la Food and Drug Administration, l'Agence des États-Unis pour le développement international, le Codex Alimentarius, etc[2].

Parcours politique

Débuts

Après la révolution de 2011, Chahed est l'un des membres fondateurs du parti Al Joumhouri[1], fondé le . Il adhère ensuite à Nidaa Tounes, en tant que membre du bureau exécutif[1].

Membre du gouvernement Essid

Le , il est nommé secrétaire d'État chargé de la Pêche, auprès du ministre de l'Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Saâd Seddik, dans le gouvernement de Habib Essid[9].

Lors du remaniement du , il devient ministre des Affaires locales dans ce même gouvernement[1]. Le 25 mai, il présente, à moins d'un an des élections municipales, un projet de généralisation des municipalités, qui prévoit la création de 61 nouvelles municipalités[10]. Le 1er août, il est proposé par le président Béji Caïd Essebsi pour succéder à Habib Essid à la tête d'un gouvernement d'union nationale[11].

Chef du gouvernement

Le , le président Béji Caïd Essebsi désigne Chahed pour former un nouveau gouvernement[12]. Le , il forme son gouvernement[13]. Le 26 août au soir, les députés de Nidaa Tounes, d'Ennahdha, de l'Union patriotique libre, d'Afek Tounes et du bloc Al Horra[14] accordent leur confiance au gouvernement avec 167 voix pour, 22 contre et cinq absentions, sur 194 députés présents[15]. Il prête serment le lendemain au palais présidentiel de Carthage[16]. Il devient alors le plus jeune Premier ministre de l'histoire moderne du pays[17].

Le , Youssef Chahed effectue sa première visite internationale à Alger[18] Le , il se rend à Paris[19] ; il y est reçu par le président François Hollande et le Premier ministre Manuel Valls.

Fin , il limoge son ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance[20], expliquant que ce dernier avait dévié des règles de l'action gouvernementale[21]. Dans la foulée, il effectue un remaniement ministériel[22] et, le , annonce la suppression du ministère de la Fonction publique et de la Gouvernance[23]. Certains observateurs voit ce remaniement comme une occasion de nommer des proches du parti Ennahdha[24].

Le , il donne le coup d'envoi d'une grande opération anti-corruption en débutant avec l'arrestation de Chafik Jarraya[25] suivi de celles de plusieurs autres hommes d'affaires[26] tels que Yassine Channoufi et Samir El Wafi[27]. Cette initiative, préparée dans le secret depuis plusieurs mois, provoque une vague de soutien et d'opinions favorables de la part des Tunisiens[28]. À cet égard, il déclare qu'il ira jusqu'au bout de cette guerre contre la corruption, qui a des coûts économiques importants pour le pays[29].

En août 2017, lors d'une émission télévisée, Rached Ghannouchi, président du parti islamiste Ennahdha, annonce qu'il ne souhaite pas que Chahed se porte candidat à l'élection présidentielle de 2019[30]. Cette déclaration qui « presse Youssef Chahed à annoncer sa non-candidature à la présidentielle de 2019 » lance le débat autour de la candidature de ce dernier[31].

Le , Chahed est suspendu des rangs du parti et celui-ci lance une procédure disciplinaire à son encontre[32]. La mesure est levée en alors que ses partisans forment un nouveau parti, Tahya Tounes[33]. Le , le conseil national de Tahya Tounes l'élit en tant que président du parti[34].

Élection présidentielle de 2019

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Il annonce le sa candidature à l'élection présidentielle anticipée[35] qui fait suite à la mort du président Béji Caïd Essebsi quelques mois avant la fin de son mandat.

Alors qu'il possède la double nationalité qu'il n'avait jamais dévoilé posséder, il annonce le qu'il renonce à sa nationalité française pour pouvoir briguer la présidence du pays[36],[37]. Le suivant, il Chahed délègue ses fonctions au ministre Kamel Morjane, un choix qui fait polémique en raison de ses responsabilités ministérielles sous la présidence de Zine el-Abidine Ben Ali[38],[39].

Dans les jours qui suivent, il est accusé d'être à l'origine de l'arrestation de son adversaire Nabil Karoui par les partisans de celui-ci et plusieurs candidats à l'élection[40]. Chahed répond : « Aujourd'hui, toute personne interpellée par la justice m'accuse d'avoir été à l'origine de son arrestation. Je pense que Swagg Man est le seul qui n'a pas prétendu que j'étais à l'origine de son arrestation »[41]. Le candidat Slim Riahi affirme qu'il lui a promis la levée de son interdiction de voyager et du gel de ses avoirs en contrepartie du vote de son bloc parlementaire en faveur du ministre de l'Intérieur, Hichem Fourati. Le , l'animateur Sami Fehri publie un échange WhatsApp entre Riahi et Chahed tendant à prouver un tel accord[42].

Une pétition de soutien à Chahed est lancée le . Plusieurs signataires, comme la réalisatrice Dora Bouchoucha et l'universitaire Abdeljalil Bouguerra, indiquent ne pas avoir donné leur accord et sont finalement retirés de la liste[43],[44],[45].

Lors du débat télévisé du , Hamma Hammami, candidat du Front populaire, accuse Chahed de corruption : « Les corrompus ne peuvent combattre la corruption, ceux qui ont détruit la Tunisie ne peuvent pas promettre de réparer les choses aujourd'hui », affirme-t-il[46]. Le , Hafedh Caïd Essebsi, fils de Béji Caïd Essebsi, accuse le chef du gouvernement de mener une campagne de dénigrement contre lui et son entourage[47].

Il est finalement éliminé dès le premier tour[48].

Publications

  • Jean-Christophe Bureau, Youssef Chahed et Luca Salvatici, « La baisse de la protection douanière dans l'Uruguay Round : le cas de l'agriculture dans l'Union européenne, au Canada et aux États-Unis », Économie & Prévision, La Documentation française, no 154,‎ , p. 107-122 (lire en ligne, consulté le 30 juin 2016)
  • Youssef Chahed et Sophie Drogué, « Incidence du processus multilatéral sur la viabilité des accords préférentiels : le cas euro-méditerranéen », Économie rurale, vol. 276, no 1,‎ , p. 3-16 (lire en ligne, consulté le 30 juin 2016)

Notes et références

  1. a b c d et e « Biographie de Youssef Chahed, ministre des Affaires locales », sur businessnews.com.tn, (consulté le 30 juin 2016).
  2. a b c d e f g h i j k et l « Qui est Youssef Chahed, nouveau secrétaire d'État à la Pêche », sur leaders.com.tn, (consulté le 30 juin 2016).
  3. « Youssef Chahed », sur infodoc.agroparistech.fr (consulté le 30 juin 2016).
  4. « Mesure de l'impact de la libéralisation des marchés agricoles sur les échanges et le bien-être », sur theses.fr (consulté le 30 juin 2016).
  5. « La photo du jour : première sortie publique de Mme Youssef Chahed », sur espacemanager.com, (consulté le 4 février 2018).
  6. Mohamed Ali Sghaier, « Youssef Chahed, chef du gouvernement : entre étonnement, indignation et reproche », sur webdo.tn, (consulté le 2 août 2016).
  7. Raouf Ben Hédi, « Youssef Chahed, ballon d'essai ou véritable candidat ? », sur businessnews.com.tn, (consulté le 2 août 2016).
  8. Fanny Dollé, « L'ancien prof à Beauvais est devenu Premier ministre de la Tunisie », sur courrier-picard.fr, (consulté le 30 novembre 2016).
  9. « Habib Essid annonce la composition du gouvernement », sur tap.info.tn, (consulté le 2 février 2015).
  10. « La Tunisie en passe de créer 61 nouvelles municipalités », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 30 juin 2016).
  11. Frida Dahmani, « Tunisie : Béji Caïd Essebsi propose Youssef Chahed pour diriger le prochain gouvernement », sur jeuneafrique.com, (consulté le 2 août 2016).
  12. Mohamed Ali Sghaier, « Youssef Chahed officiellement désigné pour présider le futur gouvernement », sur webdo.tn, (consulté le 3 août 2016).
  13. « Tunisie : le nouveau Premier ministre Youssef Chahed a formé son gouvernement », sur rfi.fr, (consulté le 21 août 2016).
  14. « Confiance au gouvernement Chahed : la séance peut s'étaler sur 2 jours », sur mosaiquefm.net, (consulté le 26 août 2016).
  15. « Tunisie : le gouvernement obtient la confiance du Parlement », sur rfi.fr, (consulté le 27 août 2016).
  16. « Tunisie : le nouveau gouvernement a prêté serment », sur webdo.tn, (consulté le 27 août 2016).
  17. « Tunisie : Youssef Chahed obtient la confiance du Parlement pour son gouvernement d'union », sur france24.com, (consulté le 29 août 2016).
  18. « Tunisie : en visite à Alger, Youssef Chahed a discuté économie, sécurité et taxe touristique », sur jeuneafrique.com, (consulté le 14 juillet 2017).
  19. Rebecca Chaouch, « Tunisie : « La France est là », assure le président François Hollande à Youssef Chahed », sur jeuneafrique.com, (consulté le 22 novembre 2016).
  20. « Remaniement : Youssef Chahed explique pourquoi il a limogé Abid Briki », sur webmanagercenter.com, (consulté le 3 mars 2017).
  21. Sarra Hlaoui, « Youssef Chahed : Abid Briki a dévié, il a été alors écarté ! », sur businessnews.com.tn, (consulté le 3 mars 2017).
  22. « Youssef Chahed effectue un remaniement ministériel », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 3 mars 2017).
  23. Nadia Dejoui, « Youssef Chahed retire le ministère de la Fonction publique et de la Gouvernance », sur leconomistemaghrebin.com, (consulté le 3 mars 2017).
  24. Abou Sarra, « Tunisie : zones d'ombre sur le dernier remaniement ministériel », sur webmanagercenter.com, (consulté le 3 mars 2017).
  25. « Arrestation de Chafik Jarraya », sur businessnews.com.tn, (consulté le 7 juin 2017).
  26. « Tunisie : plusieurs arrestations, le premier ministre en guerre contre la corruption », sur tsa-algerie.com, (consulté le 7 juin 2017).
  27. « Campagne anti-corruption : arrestation de Samir El Wafi », sur wepostmag.com, (consulté le 20 juin 2017).
  28. « 91,7 % des Tunisiens soutiennent l'initiative de Youssef Chahed d'arrêter les barons de la corruption selon Sigma Conseil », sur huffpostmaghreb.com/, (consulté le 7 juin 2017).
  29. « Tunisie : Youssef Chahed déterminé à mener la guerre contre la corruption », sur rfi.fr, (consulté le 7 juin 2017).
  30. « Pour Ghannouchi, Chahed ne devrait pas se présenter aux présidentielles de 2019 », sur leconomistemaghrebin.com, (consulté le 2 août 2017).
  31. « Quelle réponse de Youssef Chahed à Rached Ghannouchi ? », sur leaders.com.tn, (consulté le 2 août 2017).
  32. Benoît Delmas, « Tunisie : le chef du gouvernement congédié par son parti », sur afrique.lepoint.fr, (consulté le 15 septembre 2018).
  33. « Levée du gel de l'adhésion de Youssef Chahed à Nidaa Tounes : "Trop tard" estime Selim Azzabi », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 10 avril 2019).
  34. « Tahya Tounes : Youssef Chahed élu président du parti », sur realites.com.tn, (consulté le 2 juin 2019).
  35. « Élection présidentielle : après Chahed et Marzouk, Abdelfattah Mourou dépose sa candidature », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 9 août 2019).
  36. « Youssef Chahed a caché sa nationalité française à son entourage ! », sur businessnews.com.tn, (consulté le 21 août 2019).
  37. « Le chef du gouvernement et candidat à l'élection présidentielle Youssef Chahed renonce à sa nationalité française », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 21 août 2019).
  38. « Présidentielle tunisienne : le Premier ministre délègue ses pouvoirs pour faire campagne », sur france24.com, (consulté le 24 août 2019).
  39. Mathieu Galtier, « Tunisie : le favori de la présidentielle arrêté à trois semaines du scrutin », sur liberation.fr, (consulté le 28 août 2019).
  40. « Tunisie : tensions et polémique après l'arrestation de Nabil Karoui », sur information.tv5monde.com, (consulté le 11 septembre 2019).
  41. « Chahed : "Swagg Man, le seul qui ne m'ait pas accusé d'avoir été à l'origine de son arrestation" », sur realites.com.tn, (consulté le 11 septembre 2019).
  42. « Sami El Fehri publie l'échange « mriguel » entre Youssef Chahed et Slim Riahi », sur businessnews.com.tn, (consulté le 11 septembre 2019).
  43. « Dorra Bouchoucha : je n'ai pas soutenu Youssef Chahed », sur businessnews.com.tn, (consulté le 11 septembre 2019).
  44. « Abdejlil Bouguerra ne figure pas dans la liste de ceux qui soutiennent chahed », sur businessnews.com.tn, (consulté le 11 septembre 2019).
  45. « Al Chourouk supprime de son site la liste des intellectuels ayant soutenu la candidature de Chahed », sur espacemanager.com, (consulté le 11 septembre 2019).
  46. « Débat de la présidentielle : Hamma Hammami accuse Youssef Chahed de corruption », sur kapitalis.com, (consulté le 11 septembre 2019).
  47. Dorsaf Laameri, « Les explications de Hafedh Caïd Essebsi concernant sa demande d'asile en France », sur tunisienumerique.com, (consulté le 11 septembre 2019).
  48. « Présidentielle : Youssef Chahed reconnait sa défaite », sur L'Economiste Maghrébin (consulté le 16 septembre 2019)

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