Youcef Zirem

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Youcef Zirem
يوسف زيرم
ⵢⵓⵙⴻⴼ ⵣⵉⵔⴻⵎ
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Youcef Zirem lors de l'inauguration de la Place Slimane Azem à Paris (14e)

Naissance
Akfadou, Algérie
Activité principale
écrivain, poète, journaliste
Famille
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Œuvres principales

Histoire de Kabylie,
L'homme qui n'avait rien compris.

Youcef Zirem est un écrivain, poète, romancier, et journaliste algérien de langue française né le 16 août 1964 à Akfadou dans la wilaya de Vgayet. .

Biographie[modifier | modifier le code]

Ingénieur en hydrocarbures de formation, diplômé de l'IAP de Boumerdès, il entame une brève carrière dans le secteur industriel à Hassi Messaoud et à Boumerdès avant de devenir journaliste à la suite des tragiques évènements d'octobre 1988.

Ecrivain humaniste, il publie des livres depuis le mois de novembre 1995.

En tant que journaliste, Youcef Zirem a fait partie de nombreuses rédactions telles celles de la Nation, Le Quotidien d'Oran, l'Opinion, Le Quotidien d'Algérie, Alger-Républicain, L'Evénement, El Djazira, Libre-Algérie ou encore La Tribune. Il a dirigé en 2003 la rédaction de l'hebdomadaire Le Kabyle de Paris. Vivant à Paris, il collabore à de nombreux médias français et internationaux.

Youcef Zirem est l'auteur de nombreux livres dont : Les Enfants du brouillard, L'âme de Sabrina, La Guerre des ombres, La Vie est un grand mensonge, Autrefois la mer nous appartenait, Je garderai ça dans ma tête, Le Semeur d'amour, Le Chemin de l'éternité, Histoire de la Kabylie, L'Homme qui n'avait rien compris, La Porte de la mer...

Œuvre[modifier | modifier le code]

Il est l'auteur du roman, la Vie est un grand mensonge. Cette fiction raconte l'histoire de l'Algérie depuis le début des années 1980 jusqu'au début des années 2000. La Vie est un grand mensonge continue les quêtes de l'auteur entamées déjà par les Enfants du brouillard (recueil de poésies paru à Paris en 1995 aux Éditions Saint-Germain-des-Prés).

Youcef Zirem est l'auteur de nouvelles (L'âme de Sabrina, l'un des tout premiers livres publié par les éditions Barzakh, Alger 2000) et de l'essai, La Guerre des ombres, les non-dits d'une tragédie, publié aux éditions GRIP-Complexe à Bruxelles en 2002. Cet essai passe en revue les travers du système politique algérien. En 2001 Youcef Zirem a également publié un autre recueil de poèmes en France, Autrefois la mer nous appartenait. Aux éditions El Ikhtilef (Alger), il a fait sortir en 2003 un livre de poésies sous le titre de Je garderai ça dans ma tête.

Il a publié en décembre 2009, en France, un roman : Le Chemin de l'éternité. Au mois de septembre 2012, il a publié, à Paris, "le Semeur d'amour", un recueil de textes poétiques.

« Le semeur d’amour est le titre qu’a choisi l’auteur établi depuis une dizaine d’années à Paris. L’enfant de l’Afkadou qui avait collaboré dans de nombreux titres de la presse nationale revient ainsi avec cette nouvelle production éditée par l’Harmattan à ses premières amours. Zirem est d’abord poète avant que les épreuves vécues par les siens ne l’inspirent pour des romans. Ses poèmes sont porteurs à la fois des doutes, des révoltes et de l’immense tendresse de cet éternel rebelle »., écrit le quotidien algérien El Watan à propos de ce livre. Le Semeur d'amour a été traduit en italien sous le titre de Il canto dell'armonia.

Au mois de mars 2013, il fait sortir un autre roman, aux éditions Michalon, L'Homme qui n'avait rien compris.

Dans son édition du 24 février 2013, le quotidien le Parisien écrit à propos de ce roman : « Daniel est le rescapé mélancolique d'une Algérie aux espoirs dévastés. À Paris, ce flâneur des deux rives, serveur dans un restaurant, rancunier inguérissable à l'égard de son père, avance à la godille entre ses souvenirs, ses déchirures, les femmes et son ami Laurent. Il y a un côté « choses vues » proche du journal intime, une philosophie du bon sens qui se nourrit du moindre chemin de traverse. Et dans l'écriture du poète et romancier algérien Youcef Zirem, une façon digne et simple de dire l'humilité brouillonne de la condition humaine ».

De son côté l'écrivain Jean-Michel Lecocq a écrit à propos de ce roman: " (...) « L’homme qui n’avait rien compris » est une fable humaniste, un récit profondément touchant, tragique et gai à la fois, qui conduit le personnage central vers une forme de résignation, source de sagesse. L’écriture est belle et l’histoire est prenante. Youssef Zirem a un sens aigu de l’image et son roman d’indéniables qualités littéraires. Son texte est fort, comme la pensée qu’il traduit. Au-delà de la portée philosophique du message, on croise dans ce roman une galerie de personnages attachants et tous aussi intéressants les uns que les autres. Par ailleurs, j’ai découvert avec beaucoup d’intérêt l’Histoire de l’Algérie, racontée selon un point de vue original, avec un éclairage qui permet de mieux comprendre certains évènements et de mieux appréhender ce qu’est devenu ce pays aujourd’hui. « L’homme qui n’avait rien compris » est un roman passionnant qu’on lit avec avidité, d’une traite, et qui laisse sur le lecteur une empreinte forte."

Au mois d'avril 2013, il publie également un essai, aux éditions Yoran Embanner, "Histoire de la Kabylie", une synthèse de 20000 ans d'histoire de cette région de l'Afrique du nord."(...) l’écrivain et journaliste Youcef Zirem résume dans son Histoire de Kabylie, avec le sous titre "le point de vue kabyle", les principaux événements historiques qui ont marqué cette région. L’ambition manifeste de cet ouvrage est de réaliser une cartographie historique de la Kabylie avec une écriture simple pédagogique et sans fioriture. Mais plus encore, le lecteur trouvera une mine d’informations sur le passé mais aussi les 50 dernières années.", écrit le quotidien en ligne le Matin. La deuxième version de " Histoire de la Kabylie", augmentée et actualisée, est sortie à la fin du mois de décembre 2014. La troisième édition, augmentée et actualisée, de l'Histoire de la Kabylie est sortie au mois de novembre 2016.

Au mois de juin 2016, il a publié un nouveau roman, La Porte de la mer, chez les éditions Intervalles. " (...) Tout en économie de mots et de moyens, Youcef Zirem dresse le portrait d'un pays en régression, totalement muselé par ses élites qui préfèrent profiter du pouvoir plutôt que de se mettre au service du peuple et du pays. Ce n'est pas nouveau, et l'Algérie n'est pas la seule à fonctionner comme cela, mais en tant qu'Algérien, il n'est pas facile ni sécurisant de le crier fort, la liberté d'expression y étant une notion peu développée. Le langage est sec, direct, parfois violent (le premier chapitre l'est incontestablement), l'auteur n'éludant pas les questions, ne passant pas outre la violence de la société de son pays.", écrit Yv sur www.lyvres.fr à propos de ce roman. "Dans la petite ville de Béjaïa, anciennement Bougie, en Kabylie maritime, il existe un endroit qui s'appelle la Porte de la mer. C'est par ce chas que se faufile la trajectoire d'Amina, héroïne de ce roman publié aux Editions Intervalles — qui font un formidable travail et fêtent avec bonheur leurs 10 ans. Au début du récit de Youcef Zirem, journaliste algérien devenu écrivain aujourd'hui établi en France, Amina danse sur un volcan. Elle est mère d'un petit Khaled que lui a fait son propre père, islamiste, lequel s'enrichit par la terreur sur les décombres d'un pays miné par la corruption. Comme dans le film « Much Loved », de Nabil Ayouch, la jeune femme se prostitue pour améliorer l'ordinaire mais ne perd jamais l'espoir de vivre une autre vie et de rencontrer l'amour. Sur cette trame, Zirem trempe avec courage sa plume dans le sang frelaté d'une nation qu'il ne sait plus comment aimer ni défendre. Simplement percutant." écrit Pierre Vavasseur dans Le Parisien et Aujourd'hui en France du 10 juillet 2016 à propos de ce roman.

" Youcef Zirem est avant tout un humaniste et un homme libre qui ne concède rien ni aux doctrines asphyxiantes, ni aux calculs opportunistes, encore moins aux bavardages intempestifs et superficiels du snobisme petit bourgeois. Pour la démocratie ou pour l'amazighité, son combat a toujours été constant et relevé. Sa parole et ses écrits témoignent d'une grande liberté qui le força à l'exil où il se prit d'un amour insatiable pour la ville des arts : Paris. Il en rêvait, il s'y incrusta et en devint un élément du décor.", écrit le journaliste Mokrane Gacem sur le site du quotidien Le Matin, le 9 octobre 2016.

Youcef Zirem est également conférencier, il a animé de nombreuses conférences en Algérie et en France, tout comme il a préfacé des livres, c'est le cas de Said Mekbel, une mort à la lettre, entretiens avec Monika Borgmann, dans son édition algérienne, du livre de Larbi Oudjedi, Rupture et changement dans la colline oubliée, de Fleurs aux épines de Brahim Saci ou encore « Face à la mer », de la poétesse Meriem Akroune. En langue kabyle, il a préfacé le livre de Boubekeur Dissi, Tizmilin Tizawanin.

Journaliste[modifier | modifier le code]

En tant que journaliste, Youcef Zirem détient le record des démissions dans la presse algérienne[1]. Souvent victime de censure, il a toujours lutté pour la liberté d'expression et les droits de l'Homme. Youcef Zirem fait partie des rares journalistes à avoir eu le courage d'écrire sur des sujets sensibles tels les services secrets, les disparitions forcées, la corruption, les choix désastreux des dirigeants et leurs exactions. En 1992, il avait tenu une chronique, Graffiti, dans l'hebdomadaire El-Djazira. Cette chronique reviendra, plus tard, sous le générique de Graffiti de Paris dans le Kabyle de Paris en 2003 et Algérienews en 2008 et 2009. En 1997, il avait lancé l'un des tout premiers suppléments Livres de la presse algérienne, La Tribune des livres, dans le quotidien la Tribune que dirigeait alors feu Khaireddine Ameyar.

En langue arabe, Youcef Zirem a tenu, en 2007, une chronique à partir de Paris dans l'hebdomadaire algérien El Mohaqaq.

Youcef Zirem a écrit, entre autres, pour Alger-Républicain, Le Quotidien d'Algérie, l'Opinion, L'Evénement, L'Observateur, la Nation, El Haq, le Quotidien d'Oran, la Tribune, le Jeune Indépendant, Algérie-actualité, TSA, El Djazira, Initiatives, L'Est-Républicain, El Mouhaqaq et Djazairenews. En tant que critique littéraire, il a fait la chronique des livres dans Alger-Républicain, le Quotidien d'Algérie, la Nation, la Tribune, L'Opinion, TSA ou encore L'Œil de l'exilé.

En France, il a écrit pour le Point, Ouest-France, Lakoom, Managers, Le Kabyle de Paris, Le Matin, Ubu et Panafrica. Toujours en France, Youcef Zirem a fait des chroniques littéraires pour radio Quasimodo et radio France Info.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir le rapport de l'organisation française RSF de l'année 2003