Yoshishige Yoshida

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Yoshishige Yoshida
Surnom Kijū Yoshida
Naissance (87 ans)
Fukui (Japon)
Nationalité Drapeau du Japon Japonais
Profession Réalisateur
Films notables Eros + Massacre
La Source thermale d’Akitsu

Yoshishige Yoshida (吉田 喜重, Yoshida Yoshishige?), né le à Fukui, est un réalisateur, metteur en scène de théâtre et d'opéra, auteur et critique japonais, plus connu sous le nom de Kijū Yoshida.

Il est une des figures de la Nouvelle vague japonaise des années 1960.

Biographie[modifier | modifier le code]

Yoshishige Yoshida a étudié la littérature française à l'université de Tokyo, puis, en 1955, il a commencé sa carrière cinématographique en entrant dans le studio de cinéma japonais Shōchiku. Il a réalisé son premier film, Rokudenashi, en 1960. En 1964, il a créé une société de production, la Gendai Eigasha (Société du Cinéma contemporain).

En 1973, après avoir réalisé Coup d'état, Yoshishige Yoshida part au Mexique afin de préparer un nouveau scénario adapté d'un roman de Shūsaku Endō[1]. À cause de la situation économique du pays, le projet est annulé mais il reste vivre au Mexique cinq ans jusqu'en 1982. À la suite d'une opération de l'estomac, sa femme, l'actrice Mariko Okada, le convainc de s'éloigner du monde éprouvant du cinéma ce qu'il fait en acceptant de réaliser une série documentaire pour la télévision. La série intitulée Beauté de la beauté présente d'abord des œuvres et des artistes européens puis s'intéresse à l'Égypte antique avant de revenir aux artistes classiques japonais. Il revient au grand écran en 1986 avec Promesse qui est présenté au Festival à Cannes en section Un certain regard[2].

De 1990 à 1995, Yoshida vient vivre en France où il monte des pièces de théâtre et des opéras (Madame Butterfly à l'Opéra de Lyon notamment). Il réalise également des documentaires dont un hommage au pionnier du cinéma Gabriel Veyre.

Ses films bénéficient en France d'une large ré-édition, suite à la restauration de ses films, à la fin des années 2000.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Assistant-réalisateur[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Kijū Yoshida (trad. Jean Campignon et Jean Viala), Ozu, ou L'anti-cinéma, Arles, Actes-Sud, coll. « Essais », , 257 p. (ISBN 2742745912)
  • Kijū Yoshida (trad. Mathieu CAPEL), Odyssée mexicaine - Voyage d'un cinéaste japonais, 1977-1982, Capricci, , 276 p. (ISBN 978 2 918040 46 0)[1]. Lauréat 2014 du 19e prix de la Fondation Konishi pour la traduction franco-japonaise[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Odyssée mexicaine - Voyage d'un cinéaste japonais, 1977-1982 », sur capricci.fr (consulté le 13 septembre 2020)
  2. « Ningen no yakusoku (Promesse) », sur www.festival-cannes.com (consulté le 13 septembre 2020)
  3. (en) « Winner of the 19th Japanese-French Translated Literature Award », sur konishi-zaidan.org (consulté le 13 septembre 2020)

Liens externes[modifier | modifier le code]