Yoshio Sugino

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Yoshio Sugino
Naissance
Narutō, (Préfecture de Chiba, Japon)
Décès (à 93 ans)
Tokyo, Japon
Style Iaido, judo
Grade 10e Dan (Katori Shinto-Ryu)
Enseignant(s) Kunisaburo Iizuka
Parenté Yukihiro Sugino (fils)

Yoshio Sugino (杉野嘉男, Sugino Yoshio?), né le à Narutō (en) (Japon) et mort le à Tokyo (Japon), est un pratiquant d'art martiaux japonais et chorégraphe de films.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Sugino est né dans la ville de Narutō (en), dans la préfecture de Chiba, le 12 décembre 1904[1]. Enfant, sa famille emménage à Tokyo. En 1918, il rejoint l'Université Keio, où il découvre les arts martiaux, notamment en rejoignant les clubs de judo, kendō, sumo et kyūdō. Il a en particulier étudié le judo avec Kunisaburo Iizuka, un des meilleurs instructeurs de l'histoire[2]. Se découvrant une préférence pour le judo, il ouvre son propre dojo (le Kodokan Judo Shugyojo) à Kawasaki, après une courte période de travail comme employé dans une banque.

Carrière d'arts martiaux[modifier | modifier le code]

Jigoro Kano, le fondateur du judo, présenta à Sugino le kenjutsu du Katori Shinto-ryu en 1927. Il commença aussi à cette période l'étude du Yoshin Koryu avec Genro Kanaya. Il rencontra le fondateur de l'aikido, Morihei Ueshiba, au début des années 1930, et étudia cette discipline suffisamment pour obtenir un diplôme d'instructeur et ouvrir un dojo affilié à l'Aikikai en 1935. Dans les années 1940, il enseignait le kenjutsu, l'aikido, le judo, et le naginatajutsu à temps plein.

Déplacement à Fukushima[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la maison et le dojo de Sugino furent détruits par des bombardements sur Kawasaki. Lui et sa famille fuirent à Fukushima, où il passa la majorité de son temps à s'entraîner aux arts martiaux, ainsi qu'à faire usage de ses connaissances médicales pour aider les blessés (il tenait une clinique spécialisée dans les fractures près de son dojo à Kawasaki). Après la guerre, sa famille rentra à Kawasaki, et relança la clinique qui fut bien occupée à traiter les nombreux blessés de guerre. En 1950, son dojo était reconstruit et l'enseignement pouvait reprendre.

Travaux dans le cinéma[modifier | modifier le code]

En 1953, il a été demandé à Sugino de former les acteurs au combat de sabre pour le film d'Akira Kurosawa Les Sept Samouraïs[3]. À l'origine, le travail était partagé entre Sugino et Junzo Sasamori, de l'école Ono-ha Itto-ryu, mais Sasamori s'est rapidement retiré pour manque de temps dû à ses nombreux voyages d'enseignement à l'étranger. Les chorégraphies de Sugino se sont inspirées des anciens styles de combat, avec une influence des Kabuki, et s'est appliqué à faire des scènes aussi réalistes que possible.

Il a ensuite collaboré avec Kurosawa sur d'autres films : La Forteresse cachée et Le Garde du corps. Il a également travaillé sur Duel à Ichijoji de Hiroshi Inagaki.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) katorishinto.it, « ASSOCIAZIONE ITALIANA KATORI SHINTO RYU » (consulté le 6 avril 2016)
  2. (en) Joseph R. Svinth, « Judo: Kunisaburo Iizuka » (consulté le 6 avril 2016)
  3. (en) Stuart Galbraith, The Toho Studios story: a history and complete filmography, Scarecrow Press, 2008 p. 152

Liens externes[modifier | modifier le code]