Yirmisekiz Mehmed Efendi

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Yirmisekiz Mehmed Çelebi
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Fonction
Ambassadeur
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Religion

Mehmet Effendi fut ambassadeur ottoman à Paris entre 1720 et 1721. Son ouvrage, Le Paradis des infidèles[1], a contribué à modifier l'image que l'Empire ottoman avait des Européens en matière de culture, de mode de vie et de littérature. C’est un janissaire, administrateur militaire qu'Ahmed III envoie à Paris de 1720 à 1721 afin de renouer les liens entre les deux pays après l’alliance de 1699 et aussi afin d’obtenir le plus d’informations possibles sur la France pour que l’Empire Ottoman puisse l'imiter. Mehmet Effendi va rester 11 mois en France. Le roi à l’époque est Louis XV, encore enfant et qui est sous la régence de Philippe d’Orléans. Mehmet va visiter la bibliothèque du roi, l’observatoire de Paris ainsi que l’Académie des sciences. On voit donc dans quelle optique a lieu le voyage. Il revient en Constantinople à la fin de l’année 1721 et est très bien reçu par le sultan Ahmet III. Son récit passionne le sultan et son vizir, Dâmâd Ibrahim. Grâce à son influence et à ses connaissances, la première imprimerie en caractères arabes en milieu musulman est ouverte par İbrahim Müteferrika en 1727.

Il est le père du diplomate et grand vizir Yirmisekizzade Mehmed Saïd Pacha (mort en 1761), ambassadeur en Suède, Pologne et France.

Tableau de Charles Parrocel :Mehemet Effendi, ambassadeur turc, arrive aux Tuileries, 21 mars 1721
Louis XV, roi de France et de Navarre, reçoit l'ambassadeur ottoman Mehemet Effendi le 21 mars 1721 aux Tuileries

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Paradis des infidèles, éditions La Découverte, 2004.

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • "Mehmed Yirmisekiz", Encyclopédie de l'Islam, nouvelle édition, t. VI, E.J. Brill, édition française Maisonneuve et Larose, 1990, p. 997-999, [1]