Yeonsangun
| Yeonsangun | |
| Titre | |
|---|---|
| 10e roi de Joseon | |
| – (12 ans et 10 mois) |
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| Prédécesseur | Seongjong |
| Successeur | Jungjong |
| Biographie | |
| Dynastie | Joseon |
| Nom de naissance | Yi Yung (이융 - 李隆) |
| Date de naissance | |
| Date de décès | (à 30 ans) |
| Père | Seongjong |
| Mère | Jeheon |
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| Période Joseon | |
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| Yeonsangun | |
| Hangeul | 연산군 |
|---|---|
| Hanja | 燕山君 |
| Romanisation révisée | Yeonsan-gun |
| McCune-Reischauer | Yŏnsan'gun |
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| Nom de naissance | |
| Hangeul | 이융 |
|---|---|
| Hanja | 李㦕 |
| Romanisation révisée | I Yung |
| McCune-Reischauer | Yi Yung |
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Yeonsangun (/jʌn.sɐn.gun/ ; – ), né sous le nom d'I Yung, est le dixième roi de la Corée durant la période Joseon.
En 1504, il promulgue que le hangeul, l'alphabet coréen, ne devra plus être enseigné.
Il a régné du jusqu'à son renversement en 1506.
Enfance
[modifier | modifier le code]Dès son plus jeune âge, Yi Yung vit dans une atmosphère de rivalités politiques au sein du palais. Sa mère, la Reine Yun, est connue pour sa jalousie envers les autres épouses du roi Seongjong. Elle est accusée d'avoir empoisonné une concubine en 1477 et, en 1479, elle frappe physiquement le roi, laissant des marques de griffures. Ces actes provoquent son exil et sa déposition en 1482, après quoi elle est exécutée par empoisonnement. Pendant cette période, Yi Yung grandit en croyant que sa véritable mère est la Reine Jeonghyeon, la troisième épouse de son père. Ce n'est qu'après son accession au trône en 1494 qu'il apprend la vérité sur le sort tragique de sa mère biologique[1].
Accession au trône
[modifier | modifier le code]À la mort de son père en 1494, Yi Yung monte sur le trône sous le nom de Yeonsangun. Au début de son règne, il se distingue par une administration efficace, renforçant la défense nationale et venant en aide aux populations défavorisées. Cependant, des signes de violence apparaissent rapidement, notamment lorsqu'il tue l'un de ses tuteurs peu après son accession au pouvoir.
Période au pouvoir de Yeonsangun (1494–1506)
[modifier | modifier le code]Au début de son règne, Yeonsangun met en place plusieurs réformes visant à renforcer la stabilité du royaume. Il renforce les défenses côtières pour lutter contre les pirates japonais, contribuant ainsi à la sécurité du pays. Des mesures sont prises pour soutenir les paysans et les classes inférieures, notamment par la distribution de terres et de ressources. Yeonsangun cherche à centraliser le pouvoir royal et à réduire l'influence des factions rivales au sein de la cour.
Malgré ces débuts prometteurs, Yeonsangun est surtout connu pour ses deux purges violentes des lettrés confucéens, connues sous le nom de Muo Sahwa (무오사화, 1498) et Gapja Sahwa (갑자사화, 1504). La purge de 1498 est déclenchée par une dispute entre deux érudits, Kim Il-son et Yi Guk-don, concernant des écrits critiques envers le roi Sejo. Yeonsangun utilise cet incident comme prétexte pour éliminer les membres de la faction Sarim, opposée à son pouvoir. Des dizaines de lettrés sont exécutés ou exilés.
En 1504, la situation s’aggrave lorsque Im Sa-hong, un ministre, révèle à Yeonsangun des détails sur la mort de sa mère, accompagnés d’un morceau de tissu taché de son sang supposé. Fou de rage, Yeonsangun tue deux concubines de son père, la Dame Jeong et la Dame Eom, qu’il tient responsables de la mort de sa mère. Il pousse également sa grand-mère, la Grande Reine douairière, lors d’une altercation, ce qui contribue à sa mort. Il ordonne l’exécution de nombreux fonctionnaires impliqués dans l’affaire et profane la tombe de Han Myeong-hoe, un ancien ministre, en décapitant son cadavre[2].
Sous son règne, Yeonsangun impose aussi une répression sévère contre la liberté d’expression et les institutions confucéennes. Craignant que le peuple utilise le hangeul pour le critiquer, il interdit son usage, renforçant ainsi le contrôle sur la communication. Il ferme des institutions telles que le Sungkyunkwan, l'université royale, et les transforme en lieux de divertissement personnel. Les érudits et historiens qui critiquent son règne sont persécutés, et de nombreux documents historiques sont détruits ou falsifiés[3].
Le règne de Yeonsangun est marqué par des actes de brutalité extrême. Il ordonne l'exécution de concubines, de fonctionnaires et de membres de sa famille, souvent de manière cruelle. Il a été rapporté qu'il battait ses concubines et d'autres membres de la cour, parfois jusqu'à la mort. Yeonsangun capture des milliers de femmes pour les utiliser comme divertissement personnel, les forçant à servir de danseuses ou de concubines.
En 1506, après 12 ans de règne tyrannique, Yeonsangun est renversé par un coup d'État dirigé par des membres de la faction Sarim, soutenus par des membres de la famille royale. Il est déposé et exilé sur l'île de Ganghwa. Durant son exil, il vit dans des conditions de relative pauvreté et de surveillance stricte. Les récits historiques indiquent qu’il souffrait non seulement de l’humiliation d’avoir perdu le trône, mais aussi de l’isolement total, coupé de sa famille et de ses partisans. Les textes de l’époque rapportent qu’il mourut la même année, en 1506, à l’âge de 30 ans, probablement d’une maladie aggravée par le stress et les conditions de son exil, bien que certains historiens suggèrent que la détresse psychologique et l’angoisse causées par sa chute aient joué un rôle majeur dans sa mort.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) « Learn Yeonsangun of Joseon facts for kids », sur kids.kiddle.co (consulté le )
- ↑ (en) P. L. Kessler, « Kingdoms of East Asia - Goryeo / Joseon / South Korea », sur The History Files (consulté le )
- ↑ (en) « Yeonsangun of Joseon », sur history-maps.com (consulté le )