Yehuda Leib Tsirelson

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Yehuda Leib Tsirelson
Tzirelson-YL.gif
Fonction
Député roumain
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
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Boris Tsirelson (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Religion
Parti politique
Prospectus de campagne de l'Agudat Yisrael lors d'une élection communautaire dans les années 1930

Yehuda Leib Tsirelson, né le à Kozelets dans l'oblast de Tchernihiv, à l'époque sous domination russe, actuellement en Ukraine et mort le à Kichinev alors capitale de la République socialiste soviétique moldave, est un grand-rabbin de Bessarabie, membre du parlement roumain et un des plus importants responsables de la communauté juive et un Posseq.

Biographie[modifier | modifier le code]

Avant la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Yehuda Leib est né en 1859, son père, Moishe Chayim, est le rabbin de Kozelets. Dès son jeune âge, il est considéré comme un prodige, et devient rabbin de Prylouky quand il n'a que dix-neuf ans. En même temps, il écrit en hébreu, yiddish et russe des articles dans différents périodiques, principalement sur des sujets de nature politique, traitant de la question juive. En 1898, il participe à la première conférence des sionistes russes à Varsovie. Dans un premier temps, il soutient le mouvement Mizrahi des sionistes religieux et demande aux sionistes séculaires de laisser les délégués religieux décider du programme éducationnel de l'ensemble du mouvement sioniste. Par la suite, il devient déçu du sionisme aussi bien religieux que séculaire et finalement, il quitte le mouvement devenant plus modéré.

En 1908, il est nommé rabbin d'État (en) de Kichinev et grand-rabbin et en 1911, il est des premiers signataires d'une lettre des 300 éminents rabbins russes contre le procès antisémite de l'affaire Beilis.

La même année, il reçoit le titre de citoyen d'honneur de l'Empire russe. En 1912, il fait partie du noyau initial de responsables de communautés et de rabbins qui fonde le mouvement Agoudat Israel.

Après la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1918, la Bessarabie est rattachée au Royaume de Roumanie et Tsirelson est nommé grand-rabbin de Bessarabie. Il développe alors un système d'éducation juive, où l'hébreu tient un rôle important, commençant par le jardin d'enfants et se terminant par la Yechiva. De nombreux rabbins renommés étudièrent dans cette Yechiva, dont le futur rabbin de Rîbnița, Chaim Zanvl Abramowitz (1902-1995).

En 1920, Tsirelson parlant parfaitement le roumain, est élu pour représenter les Juifs de Bessarabie au parlement roumain à Bucarest. En 1922, il est le seul représentant juif bessarabien au parlement. Tandis que l'antisémitisme croit de façon importante en Roumanie, Tsirelson essaye au parlement de mettre en garde contre cette menace, mais les parlementaires, sur proposition du Ministre de l'Intérieur Octavian Goga, refusent de publier ses discours dans le journal du parlement. À la suite de cela, Tsirelson démissionne du parlement en 1926.

Dès 1920, il ouvre une section de Agoudat Israel à Kichinev, qui deviendra ultérieurement autonome. Il préside deux assemblées d'Agoudat Israel, en 1923 et 1929. En 1923, il défend vigoureusement l'idée de Daf Yomi de Meir Shapiro (étude d'une page du Talmud par jour).

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En juin 1940, à la suite d'une clause secrète du Pacte germano-soviétique, la Bessarabie est annexée par l'Union soviétique. Tsirelson est alors ouvertement traité par les journaux procommunistes d'agent antisoviétique. Il meurt très probablement le , lors des premiers bombardements allemands de Kichinev, au début de l'opération Barbarossa.

La plupart de ses œuvres sont publiées en Israël et aux États-Unis, après sa mort. En Israël, de nombreuses rues portent son nom, comme à Tel Aviv ou à Bnei Brak. Son grand-neveu, Boris Tsirelson, est un célèbre mathématicien israélien.

Références[modifier | modifier le code]