Yasutaka Tsutsui

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Yasutaka Tsutsui
Naissance (82 ans)
Ōsaka, Drapeau du Japon Japon
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Japonais
Genres

Œuvres principales

Yasutaka Tsutsui (筒井 康隆, Tsutsui Yasutaka?), né le à Ōsaka[1], est un romancier japonais et occasionnellement un acteur.

Biographie[modifier | modifier le code]

De 1953 à 1957, Yasutaka Tsutsui est étudiant à l'université Doshisha à Kyōto, où il est diplômé en esthétique[1]. Il commence sa carrière comme écrivain de science-fiction au milieu des années 1960, en écrivant notamment La Traversée du temps, une nouvelle pour la jeunesse très populaire, qui sera adaptée de nombreuses fois par la suite. Il fait sa percée dans les années 1970, en parvenant à brouiller la frontière entre la littérature de genre et la littérature sérieuse. Il reçoit dès lors plusieurs prix de science-fiction et de littérature[1].

Il est fortement influencé par Darwin et les Marx Brothers.  La poésie post-situationniste de son « Hyper-fictionalité » persiste à révéler la conspiration entre réalité et fiction dans l'âge hyper-capitaliste, hantée par une variété de « spectacles » de « pseudo-évènements ».[pas clair]

Ses premières œuvres au milieu des années 60, notamment Tokaido Senso (1964), Vietnam Kanko Kosha (1967) et Dasso to Tsuiseki no Samba (1972), prophétisent l'accélération de l'hypermédia qui transformerait fiction en réalité, un champ de bataille en un parc d'attraction, son identité en un programme informatique.[pas clair]

Il remporte plusieurs prix littéraires : le prix Kyōka Izumi en 1981 pour Kyojin-Tachi[1], le prix Jun'ichiro Tanizaki en 1987 pour Yumenokizaka-Bunkiten[1], le prix Kawabata en 1989 pour Yoppa-dani eno Koka[1], le Japan SF award en 1992 pour Asa no Gasuparu[1]. Quelques-unes de ses œuvres sont disponibles en français.

Son diptyque formé par Asa no Gaspard (1992) et Paprika (1993, adapté en film d'animation en 2006 par Satoshi Kon)  propose une vision renouvelée de notre propre réalité comme une version de l'hyper-fictionalité, notre vie quotidienne comme l'effet de l'inconscience politique, et les transgresseurs de limites comme les plus grands survivants de la sélection naturelle.[pas clair]

Les champions d'un consensus politiquement correct devinrent si nerveux sur la littérature expérimentale de Tsutsui[pas clair], que l'écrivain prit la décision d'abandonner l'écriture durant l'été 1993. Cependant, il est devenu très actif sur le média informatique, aidant à établir le premier serveur littéraire japonais durant l'été 1996 JALInet, qui permet alors de lire une de ses nouvelles histoires basée sur les Shichifukujin, les sept divinités de la chance et de la fortune.  Ainsi, l'auteur de métafiction s'est métamorphosé en un auteur de cyber-fiction.[pas clair]

Alors que Tsutsui, jusque dans les années 1980, est considéré comme un des métafictionistes les plus extrêmes à l'instar de John Barth, John Fowles et Italo Calvino, il peut, dans les années 1990, être comparé avec le père de l'hyper-fiction américaine Robert Coover, qui dans la perspective de la cyber-culture, a promu la réorganisation hypertextuelle de l'imaginaire métafictif[pas clair]. Il a entre autres influencé Rumiko Takahashi et Junji Itō.

Tsutsui est par ailleurs membre de l'association des écrivains de science-fiction japonais[1] et du Japan PEN Club.

Œuvres publiées en français[modifier | modifier le code]

  • Les Cours particuliers du professeur Tadano (文学部唯野教授)
  • Le Censeur des rêves (夢の木坂分岐点)
  • La Traversée du temps (時をかける少女)
  • Hell (ヘル) - Aux éditions Wombat

Autres œuvres disponibles[modifier | modifier le code]

  • Paprika
  • Salmonella men on planet porno
  • The maid

Adaptations au cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h SFWJ-j

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]