Yasutaka Tsutsui

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Yasutaka Tsutsui

Naissance
Ōsaka, Drapeau du Japon Japon
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture japonaise
Genres

Œuvres principales

La Traversée du temps (1967)
Paprika (1993)

Yasutaka Tsutsui (筒井 康隆, Tsutsui Yasutaka?) est un romancier et occasionnellement un acteur japonais. Il est né à Ōsaka le 24 septembre 1934[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

De 1953 à 1957, il est étudiant à l'université Doshisha à Kyōto, où il est diplômé en Esthétique[1].

Yasutaka Tsutsui, le gourou japonais de la « Métafiction », débute sa carrière comme écrivain de science-fiction au milieu des années 1960, écrivant notamment la populaire nouvelle pour la jeunesse La Traversée du temps qui sera adaptée de nombreuses fois par la suite.

Il fait cependant sa percée dans les années 1970, en parvenant à brouiller la frontière entre la littérature de genre et la littérature sérieuse. Il reçoit dès lors plusieurs prix de science-fiction et de littérature[1].

Il est fortement influencé par Darwin et les Marx Brothers. La poésie post-situationniste de son « Hyper-fictionalité » persiste à révéler la conspiration entre réalité et fiction dans l'âge hyper-capitaliste, hantée par une variété de « spectacles » de « pseudo-évènements ».

Ses premières œuvres au milieu des années 60, notamment Tokaido Senso (1964), Vietnam Kanko Kosha (1967) et Dasso to Tsuiseki no Samba (1972), prophétisent l'accélération de l'hypermedia qui transformerait fiction en réalité, un champ de bataille en un parc d'attraction, son identité en un programme informatique.

Il a ensuite remporté plusieurs prix : le prix Kyōka Izumi en 1981 pour Kyojin-Tachi[1], le prix Jun'ichiro Tanizaki en 1987 avec Yumenokizaka-Bunkiten[1], le prix Kawabata en 1989 pour Yoppa-dani eno Koka[1], le Japan SF award en 1992 pour Asa no Gasuparu[1]. Quelques-unes de ses œuvres sont disponibles en français.

Son diptyque formé par Asa no Gaspard (1992) et Paprika (1993, adapté en film d'animation en 2006 par Satoshi Kon) propose une vision renouveler de notre propre réalité comme une version de l'hyper-fictionalité, notre vie quotidienne comme l'effet de l'inconscience politique, et les transgresseurs de limites comme les plus grands survivants de la sélection naturelle.

Les champions d'un consensus politiquement correct devinrent si nerveux sur la littérature expérimentale de Tsutsui, que l'écrivain prit la décision d'abandonner l'écriture durant l'été 1993.
Cependant, il est devenu très actif sur le média informatique, aidant à établir le premier serveur littéraire japonais durant l'été 1996 JALInet permettant de lire une de ses nouvelles histoires basée sur les Shichifukujin (les sept divinités de la chance et de la fortune). Ainsi, l'auteur de métafiction s'est métamorphosé en un auteur de cyber-fiction.

Alors que Tsutsui, jusque dans les années 1980, est considéré comme un des métafictionistes les plus extrêmes à l'instar de John Barth, John Fowles et Italo Calvino, il peut, dans les années 1990, être comparé avec le père de l'hyper-fiction américaine Robert Coover, qui dans la perspective de la cyber-culture, a promu la réorganisation hypertextuelle de l'imaginaire métafictif. Il a entre autres influencé Rumiko Takahashi et Junji Itō.

Tsutsui est par ailleurs membre de l'association des écrivains de science-fiction japonais[1] et du Japan PEN Club.

Œuvres publiées en français[modifier | modifier le code]

  • Les Cours particuliers du professeur Tadano (文学部唯野教授)
  • Le Censeur des rêves (夢の木坂分岐点)
  • La Traversée du temps (時をかける少女)
  • Hell (ヘル) - Aux éditions Wombat

Autres œuvres disponibles[modifier | modifier le code]

  • Paprika
  • Salmonella men on planet porno
  • The maid

Adaptations au cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h SFWJ-j

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]