Yasuko Uyama-Bouvard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Yasuko Uyama-Bouvard
Yasuko Uyama-Bouvard - Michel Brun - Toulouse.jpg
Yasuko Uyama-Bouvard et Michel Brun[1] en concert à la Chapelle des Carmélites à Toulouse lors du Festival "Passe ton Bach d’abord"[2]
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité
Compositrice, Soliste, Professeure de clavecin et de piano-forte
Conjoint
Autres informations
Organisation
Le Salon Viennois
A travaillé pour
Domaine
Membre de
Les Passions, A Sei Voci, le Chœur des Eléments, Ensemble Clément- Janequin,les Sacqueboutiers
Instrument
Maîtres
Genre artistique

Yasuko Uyama-Bouvard, née à Kyoto, est une pianiste et compositrice japonaise[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Originaire du Japon, Yasuko Uyama-Bouvard est diplômée de l’Université nationale des Arts de Tokyo, ou elle se perfectionne en instruments historiques et approfondit sa pratique de l’orgue et de clavecin. La musicienne s'installe à Paris en 1976, sur les conseils du grand organiste français Pierre Cochereau. Elle suit l’enseignement des organistes Michel Chapuis et Édouard Souberbielle, puis de la musiciene Huguette Dreyfus pour son perfectionnement du clavecin[4]. Plus tard, elle s'initie au piano-forte auprès de Jos Van Immerseel et intègre le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris[5]. Aux côtés de l'organiste Francis Chapelet, directeur de l’Académie internationale d’orgue en Tierra de Campos, la musicienne découvre parallèlement les orgues d’Espagne[6].

Son apprentissage musical est récompensé par deux premiers prix internationaux, le premier au clavecin lors du concours du Festival Estival de Paris en 1979, et le second à l'orgue lors du concours international de Tolède, en 1980[7]. Elle joue d'un piano-forte réalisé par le facteur Christopher Clarke, une copie de Walter 1756[4],[5].

Carrière musicale[modifier | modifier le code]

Yasuko Uyama-Bouvard se produit en soliste ou accompagnée d’ensembles classiques tels que Les Passions, orchestre Baroque de Montauban, A Sei Voci, le Chœur des Eléments, l’Ensemble Clément- Janequin ou les Sacqueboutiers[8],[9]. En 2006, la musicienne fonde sa propre formation classique Le Salon Viennois, dédié au répertoire pour piano-forte. Depuis 2015, elle est organiste titulaire de l’orgue français baroque de l’église Saint-Pierre des Chartreux de Toulouse[7].

En 2001, elle est l'auteure, compositrice et interprête de l'album Pièces pour orgue édité chez Musidisc. En 2015, associée à la violoniste française Stéphanie Paulet, la musicienne revisite les sonates de Wolfgang Amadeus Mozart[10]. Afin de marquer leurs trente-cinq ans de mariage, Yasuko Uyama-Bouvard et son époux, l'organiste Michel Bouvard publient en 2016, l'album Folies françoises, un programme à deux clavecins et à l’orgue, autour des compositeurs phares de l’Ancien régime[11].

Yasuko Uyama-Bouvard est professeure de clavecin et de piano-forte au Conservatoire à rayonnement régional de Toulouse[5],[12].

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 1999 : Œuvres vocales/fant orgue de Kunc, Bourdon, Yasuko Uyama-Bouvard, Solstice
  • 2001 : Pièces pour orgue, Yasuko Uyama-Bouvard, Musidisc
  • 2001 : Kirnberger : Sonates pour flûte traversière, Philippe Allain-Dupré, Yasuko Uyama-Bouvard, David Simpson, Arion
  • 2002 : Gabrieli-Sacrae symphoniae, A Sei Voci, Les Sacqueboutiers de Toulouse, Yasuko Uyama-Bouvard, Universal Music Division Classics Jazz
  • 2002 : Madrigaux N°8 et N°3, Sonate N°1 pour orgue - Chant pour choeur de femmes et percussion de Jean-Pierre Leguay avec Nicole Corti, Alain Huteau, Olivier Latry, Yasuko Uyama-Bouvard, Maitrise de Notre-Dame de Paris, 3D Classics
  • 2006 : Hotteterre : Music For Flute, Vol. 1 - Première Livre de Pièces, Philippe Allain-Dupré, Jean-François Bougès, Vincent Dumestre, Philippe Pierlot, Yasuko Uyama-Bouvard, Naxos
  • 2006 : Hotteterre : Music For Flute, Vol. 2 - Première Livre de Pièces, Philippe Allain-Dupré, Jean-François Bougès, Philippe Pierlot, Laurence Pottier, Yasuko Uyama-Bouvard, Naxos
  • 2013 : Haydn : Dans la bibliothèque des Esterházy, Yasuko Uyama-Bouvard, Hortus
  • 2015 : Mozart : Sonates pour Pianoforte avec l'accompagnement d'un violon, Yasuko Uyama-Bouvard, Stéphanie Paulet, Uvm Distribution
  • 2016 : Folies françoises, Pièces pour orgue & clavecins à 2,3 et 4 mains, Michel Bouvard, Yasuko Uyama-Bouvard, Hortus

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1979 : Premier prix au clavecin, Concours du Festival Estival de Paris, France
  • 1980 : Premier prix à l'orgue, Concours international de Tolède, Espagne

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://orchestre.ut-capitole.fr/michel-brun-635089.kjsp
  2. https://www.baroquetoulouse.com/passe-ton-bach/artistes/yasuko-uyama-bouvard-michel-brun
  3. « Yasuko Uyama-Bouvard - Auteur - Ressources de la Bibliothèque nationale de France », sur data.bnf.fr (consulté le 13 mars 2018)
  4. a et b alaincochard, « Yasuko Uyama Bouvard inaugure la saison de Plein Jeu à Saint-Séverin – De l’orgue au pianoforte, un plein aboutissement – Compte-rendu », sur Concertclassic, (consulté le 12 juin 2019)
  5. a b et c « Yasuko Uyama-Bouvard | Toulouse Les Orgues », sur www.toulouse-les-orgues.org (consulté le 13 mars 2018)
  6. « Yasuko Uyama-Bouvard - Festival Eclats de Voix dans le Gers », sur www.eclatsdevoix.com (consulté le 13 mars 2018)
  7. a et b « Yasuko Uyama-Bouvard, clavecin et orgue », sur http://www.les-passions.fr
  8. Gisèle Dos Santos, « La passion de la musique baroque », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 13 mars 2018)
  9. « Lecture musicale en hommage à Philippe Beaussant », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 13 mars 2018)
  10. « Stéphanie Paulet et Yasuko Uyama-Bouvard revisitent Mozart », sur www.resmusica.com, (consulté le 13 mars 2018)
  11. « Folies musicales avec Yasuko et Michel Bouvard », sur www.resmusica.com, (consulté le 13 mars 2018)
  12. Anne-Marie Chouchan, « Les musiciens japonais de Toulouse se mobilisent ce soir », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 13 mars 2018)