Yarn bombing

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Yarn bombing dans la ville de Madrid.
"Arbre à dentelles 4" - yarn bombing à Evry - France - 2015
Yarn bombing
Angers - Lion Yarn Bombing

Le yarn bombing ou tricot-graffiti ou encore tricot urbain ou Tricotag (appelé aussi « knit graffiti » ou "yarnstorm" en anglais) est une forme d'art urbain ou de graffiti qui utilise le tricot, le crochet, ou d'autres techniques (enroulements, tissages, tapisserie, accrochages....) utilisant du fil[1].

Principe[modifier | modifier le code]

Le yarn bombing investit la rue en utilisant et en recouvrant le mobilier urbain d'ouvrages à base de fil : bancs, escaliers, ponts, mais aussi des éléments de paysage naturel comme les troncs d'arbre, ainsi que les sculptures dans les places ou les jardins.

L'un des objectifs est d'habiller les lieux publics en les rendant moins impersonnels, en les humanisant et en suscitant la réaction des passants.

Dans certains pays, notamment les États-Unis, le yarn bombing reste une pratique illégale lorsqu'il ne s'agit pas d'une commande des pouvoirs publics.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le mouvement est né en 2005 lorsque Magda Sayeg a eu l'idée de recouvrir la poignée de la porte de sa boutique de laine à Houston, aux États-Unis.

La pratique s'est ensuite largement diffusée, notamment en Europe de l'Est et en Angleterre. C'est en effet à Londres qu'a eu lieu la première aventure de tricot collectif, appelée « Knit the City » (« Tricote la ville »)[2].

En juin 2015, le terme "yarn-bombing" a fait son entrée dans l'English Oxford Dictionary[3] avec la définition suivante : "the action or practice of covering or decorating public objects or monuments with colourful knitted or crocheted items and motifs, as a form of street art. ; an instance of this. Also : street art consisting of objects civered or decorated this way."

Quelques actions de yarn bombing en France :

- la ville d'Angers a proposé à ses habitants de contribuer, en tricotant, à une action de yarn bombing dans la ville dans le cadre du festival d'art urbain Artaq en mai 2012[4]. À cette occasion, Magda Sayeg a recouvert de tricot le pont Confluences[5].

- A Mulhouse, Patricia Vest, présidente de l'association de commerçants du "coeur de Mulhouse" et Anne-Marie Ambiehl, artiste plasticienne, ont lancé une opération de 3 mois mars, avril et mai 2015 invitant toute personne pratiquant (ou non) le tricot, le crochet, la couture etc. à venir contribuer individuellement ou collectivement à une œuvre artistique de grande ampleur consistant à habiller le Centre-ville de fil et de couleurs[6].

- A Evry, la maison de Quartier des Aunettes a organisé, de mai à juillet 2015, une action collective de "Tricot-Graffiti" en collaboration avec Christine Chazot ("sicilienne"[7] sur le site Ravelry.com), intervenante, les enfants de l'École Conté, les volontaires du quartier, des participants de l'ADAPT [8]. Cette action, d'ampleur internationale grâce aux dons de fils et d'ouvrages crochetés et tricotés venant de donateurs étrangers (Suisse, Belgique, Angleterre, États-Unis, Canada, Japon...) contactés sur Ravelry, a permis d'habiller, sur 3 thèmes ("rayures", "dentelles", "hippie") plusieurs dizaines d'objets urbains (poteaux, barrières, grilles, arbres[9].

Praticiens[modifier | modifier le code]

  • CFT (Collectif France Tricot)[10]
  • Trick Co[11] (du collectif Domovoï, yarn bombers de Montpellier)
  • Les Ville-Laines (collectif montréalais)[12]
  • Magda Sayeg[13]
  • le Gang de la Wool (collectif du sud de la France)
  • La Fourmi-e[14]
  • Sicilienne[7]
"Englsih tone pole cozy" by Christine Chazot. 2015.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mandy Moore et Leanne Pain, Yarn Bombing, the Art of Crochet and Knit Graffiti, Arsenal Pulp Press, 2009
  • CFT (Collectif France Tricot), collection Opus Délits #4, Critères éditions, 2011

Références[modifier | modifier le code]

Voir également[modifier | modifier le code]

Lien interne[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

La Fourmi-e, association a but non lucratif art urbain