Yap (État)

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Yap
Drapeau
Drapeau
Carte de Yap.
Carte de Yap.
Administration
Pays Drapeau des États fédérés de Micronésie Micronésie
Type État
Capitale Colonia
Gouverneur Tony Ganngiyan
Démographie
Population 11 376 hab. (2010)
Densité 93 hab./km2
Géographie
Altitude Min. 0 m
Superficie 121,7 km2

Yap, en yap Wa′ab ou Waqab, est un des quatre États des États fédérés de Micronésie. Il est le plus à l'ouest du pays. Il comporte 139 îles, pour la plupart assemblées en archipels, réparties sur 1 200 km, appartenant aux îles Carolines dans l'océan Pacifique. Le plus grand archipel est celui des îles Yap. Il abrite la majeure partie de la population de l'État ainsi que la capitale, Colonia, située sur l'île de Yap dans la municipalité de Weloy. D'une superficie de 121,7 km2, Yap est peuplé de 11 376 habitants en 2010 : sa population est métissée d'Océaniens, d'Européens et de Japonais. Le yap en est la langue officielle et principale.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et frontières[modifier | modifier le code]

L'État de Yap est situé à l'extrême est des États fédérés de Micronésie dans la région de Micronésie dans l'Océan pacifique. Ses frontières sont exclusivement maritimes et délimitent une partie des Zones économiques exclusives de la Micronésie. L'État de Yap possède une frontière commune avec l'État de Chuuk à l'ouest, avec Palaos au sud-ouest, avec les États-Unis par l'intermédiaire de Guam au nord-ouest[1].

Géologie et topographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant l'arrivée des Européens, intrigues et confrontations entre clans constituaient l'essentiel de l'histoire de l'île. Yap importait alors de la monnaie de pierre monumentale des Palaos. À la fin du XIXe siècle les Allemands colonisent l'île, la divisent en paroisses et en font une escale de ravitaillement. En septembre 1914, Yap est occupée par les Japonais. À la fin de la Première Guerre mondiale elle fut placée sous mandat japonais par la SDN (le Japon "oublia" de la rendre lorsqu'il quitta la SDN en 1935).

Durant la Seconde Guerre mondiale, les installations militaires nippones furent maintes fois bombardées par l'aviation des États-Unis lors de leur reconquête du Pacifique. En 1945, le Japon dut renoncer à toutes ses colonies et Yap passa sous le protectorat des États-Unis, avec une dose d'autonomie interne que l'île garda au sein des États fédérés de Micronésie, indépendants en décembre 1990.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Organisation des pouvoirs[modifier | modifier le code]

La Constitution de l'État de Yap promulguée en 1982[2],[3] et amendée en 2006[S 1] fixe l'organisation des pouvoirs et le fonctionnement de l'État de Yap. Le pouvoir législatif appartient à l'Assemblée législative, formée de dix sénateurs élus pour quatre ans[C 1],[S 2] dans cinq circonscriptions nommées district[C 2], selon un scrutin majoritaire plurinominal à un tour[réf. nécessaire] dans le district des îles Yap qui choisit six membres, selon un scrutin uninominal majoritaire à un tour dans les quatre autres districts[réf. nécessaire]. L’Assemblée législative ne peut aller à l'encontre des Conseils traditionnels de l'État de Yap[C 3] et n'a pas le dernier mot en cas de désaccord prolongé avec le gouverneur sur l’adoption d’une loi[C 4]. Le pouvoir exécutif appartient au gouverneur élu avec un lieutenant-gouverneur pour un mandat de quatre ans, renouvelable consécutivement une fois, au suffrage universel direct par un scrutin uninominal majoritaire à deux tours[C 5]. Le gouverneur est le chef de l’État, promulgue les lois[C 6] et assure leur bonne exécution[C 7]. Il nomme et renvoi les chefs des départements exécutifs[C 8]. Le gouverneur et le lieutenant-gouverneur peuvent être démis de leurs fonctions par un vote des membres de l'Assemblée législative[C 9]. Le pouvoir judiciaire, quant à lui, est séparé des deux autres, bien que le gouverneur dispose d’un droit de grâce[C 10].

Découpage territorial et décentralisation[modifier | modifier le code]

L'État de Yap est découpé en municipalités qui peuvent comporter un ou plusieurs villages et s'étendre sur un ou plusieurs îles ou atolls. Les vingt-et-une municipalités de l'État de Yap sont réparties en deux espaces géographiques : dix d'entre elles appartiennent à l'archipel des îles Yap, les dix autres sont rassemblées sous la dénomination îles extérieures de Yap. La municipalité de Sorol est actuellement inhabitée.

Municipalité[4] Région Superficie (km2) 1958[R 1] 1973[R 2] 1980[R 3] 1987[R 4] 1994[R 5] 2000[R 6] 2010[R 7]
Dalipebinau îles Yap 11 202 169 211 264 544 645 397
Eauripik îles extérieures 0.236 141 127 121 101 118 113 114
Elato îles extérieures 0.895 40 32 51 71 121 96 105
Fais îles extérieures 2.6 234 212 207 253 301 215 294
Fanif îles Yap 11 356 367 392 456 462 547 509
Faraulep îles extérieures 0.422 112 132 132 183 223 221 193
Gagil îles Yap 16 400 537 616 710 716 734 863
Gilman îles Yap 5 143 217 228 183 204 233 252
Ifalik îles extérieures 1.47 301 314 389 477 653 561 578
Kanifay îles Yap 10 181 235 225 274 245 275 309
Lamotrek îles extérieures 0.982 172 233 242 274 385 339 329
Map îles Yap 10.64 300 337 319 517 547 592 621
Ngulu îles extérieures 0.4 45 8 21 30 38 26 6
Rull îles Yap 10 524 1 463 1 432 1 855 1 973 2 019 2 100
Rumung îles Yap 5 120 129 130 101 143 126 58
Satawal îles extérieures 1.1 285 354 386 466 560 531 501
Sorol îles extérieures 0.934 13 8 7 0 0 0 0
Tomil îles Yap 15 503 666 713 842 897 1 023 1 231
Ulithi îles extérieures 3.57 460 710 710 852 1 016 773 847
Weloy îles Yap 11 514 1 020 926 1 440 1 188 1 197 1 030
Woleai îles extérieures 4.5 488 329 638 791 844 975 1 039

Élections[modifier | modifier le code]

La séparation des pouvoirs[modifier | modifier le code]

Les États fédérés de Micronésie sont un régime démocratique organisé selon le principe de la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. Ils sont dirigés par quatre pouvoirs distinctifs:

  • Pouvoir exécutif

Le gouverneur et son gouvernement exécutent les lois et le budget de l'État après consultation et approbation des membres de l'Assemblée législative. Le gouverneur veille au respect de la Constitution et à l'exécution fidèle des lois. Il assure le fonctionnement régulier des pouvoirs publics. Le gouverneur est élu en duo avec un lieutenant-gouverneur pour un mandat de quatre ans, renouvelable consécutivement une fois, au suffrage universel par un scrutin uninominal majoritaire à deux tours. L'un des membres du duo doit être résident des îles Yap et l'autre des îles extérieures de Yap. La personne qui reçoit le plus grand nombre de votes, et au moins quarante-cinq pour cent des suffrages exprimés, est élue gouverneur. Si ce quota n'est pas atteint, les deux duo ayant reçu le plus grand nombre de votes participent au second tour[C 11]. Le gourveneur de l'État de Yap est Tony Ganngiyan et le lieutenant-gouverneur James Yangetmai[5]. Le lieutenant-gouverneur peut être nommé à un poste du gouvernement ou à toute autre responsabilité. En cas d'absence ou d'incapacité du gouverneur à exercer ou à s'acquitter de ses fonctions, le lieutenant-gouverneur doit y suppléer[C 12]. Le gouverneur nomme et renvoi les chefs des départements exécutifs de l'État de Yap. Leur nomination doit être approuvée par le pouvoir législatif, de même que le renvoi du procureur général[C 8]. Le gouverneur possède le droit de grâce[C 10]. Il peut également déclaré l'état d'urgence[C 13]. En cas de malversation, faute d'exécution ou condamnation pour crime, le gouverneur et le lieutenant-gouverneur peuvent être démis de leurs fonctions par un vote des trois quarts des membres de l'Assemblée législative[C 14].

  • Pouvoir législatif

Le pouvoir législatif est assuré par l'Assemblée législative, composée de dix sénateurs[C 1],[S 2]. Chaque sénateur est élu pour quatre ans dans une circonscription législative nommée district. Le premier district, celui des îles Yap — il regroupe le plus de population — choisit six sénateurs[C 15] élus selon un scrutin majoritaire plurinominal à un tour[réf. nécessaire]. Les quatre autres districts n'élisent chacun qu'un seul représentant[C 16] au scrutin uninominal majoritaire à un tour[réf. nécessaire]. Le deuxième district comprend les municipalités de Fais, de Ngulu, d'Ulithi et la municipalité inhabitée de Sorol. Le troisième district concerne la municipalité de Woleai. Les municipalités d'Eauripik, de Faraulep et d'Ifalik sont regroupées dans le quatrième district, les municipalités d'Elato, de Lamotrek et de Satawal dans le cinquième[C 16]. L'Assemblée législative est chargée de la rédaction et de l’adoption des lois, de leur conformité avec la constitution, du contrôle de l’exécutif. Chacun des sénateurs est élu lors d'une élection générale dans une circonscription électorale. En cas de vacance d'un siège à moins d'un an de la fin du mandat, le Gouverneur l'attribue par nomination. Autrement, il est attribué par une élection spéciale[C 17]. Un membre de l'Assemblée peut être puni par la censure ou, par un vote des deux tiers des membres, par suspension ou expulsion[C 18]. Les membres actuels de l'assemblée législative sont Clement Mulalap, John E. Mooteb, Stan Kensof, Joseph Giliko, Theodore "Ted" Rutun, Nick Figir (district 1), Lazarus Ulith (district 2), John Masiwemai (district 3), Jerry Fagolimul (district 4), Joseph Tiucheimal (district 5)[5].

  • Pouvoir judiciaire

Le pouvoir judiciaire est assuré par des Cours municipales et à l’échelon supérieur par la Cour d'État comprenant pour les sujets ne relevant pas directement d'elle d'une Cour de première instance et d'une Cour d'appel[S 3]. Les Cours municipales sont composées d'un juge en chef qui peut être le chef traditionnel représentant la municipalité au Conseil de Pilung ou au Conseil de Tamol, ou une personne désignée par lui, et de juges associés qu'il choisit parmi les chefs traditionnels de la municipalité[S 4]. La Cour d'État comprend un juge en chef et au moins deux juges associés nommés par le gouverneur de l'État avec le consentement de l'Assemblée législative pour une période de six ans. Les décisions de la cour doivent prendre en compte les coutumes et traditions[S 5],[C 19]. En cas de malversation, faute d'exécution ou condamnation pour crime, un juge de la Cour suprême peut être démis de ses fonctions par un vote des trois quarts des membres de l'Assemblée législative[C 20].

  • La constitution

La constitution définit l'organisation des pouvoirs de l'État. Le préambule de la constitution exprime les fondements de l'État de Yap : « Nous, les habitants de l'État de Yap désirant vivre en paix et en harmonie avec l'autre, nos voisins et notre environnement, reconnaissant notre patrimoine traditionnel et villageois comme le fondement de notre société et de notre économie, réalisons que notre prospérité et bien-être requiert une sélection et intégration intelligente de la technologie et des institutions modernes, nous consacrons nous-mêmes à gouverner notre État, maintenant et pour toujours, pour le bien-être général de toutes les générations à venir, nous décrétons et établissons la présente Constitution de l'État de Yap »[C 21].

Le gouvernement[modifier | modifier le code]

La loi fixe l'établissement de cinq départements et de trois bureaux qui rassemblent chacun plusieurs divisions[S 6]. Les chefs des départements et des bureaux sont nommés par le gouverneur avec l'approbation du pouvoir législatif. Leur renvoi est à la discrétion du gouverneur à l'exception de celui du procureur général qui doit être confirmé par l'Assemblée législative[C 8]

Gouvernement actuel[6]
Les départements Les chefs de département
Département de l'Éducation Teresa Filepin
Département des Services de santé Martina Reichhardt
Département des Travaux publics et des Transports Jonathan Marmar
Département des Ressources et du développement James G. Lukan
Département de la Jeunesse et des Affaires civiques Non renseigné
Bureau des Affaires administratives Non renseigné
Bureau du Procureur général Non renseigné
Bureau de la planification et du budget Maria Laaw

Finances publiques[modifier | modifier le code]

Travail législatif[modifier | modifier le code]

La conduite des affaires courantes nécessite la présence des deux tiers de l'Assemblée. Un projet de loi ou une résolution doit passer par deux lectures à l'Assemblée législative à des jours différents. L'obtention de la majorité des voix est requise pour son adoption. Une fois adopté, il est transmis au Conseil de Pilung et au Conseil de Tamol pour examen[C 22]. Ces conseils réunissent les chefs traditionnels chargés d'exercer les fonctions qui concernent la tradition et la coutume. Ces dernières sont regroupées au sein du Dalip pi Nguchol dont la consignation dans le droit écrit n'est pas obligatoire[C 23]. S'ils jugent que le projet de loi affecte négativement la tradition et la coutume ou le rôle ou la fonction d'un chef traditionnel tel que reconnu par la tradition et la coutume, ils en décrivent les effets négatifs à l'attention de l'Assemblée. Un projet de loi désapprouvé peut être modifié pour répondre aux objections des Conseils et, s'il est modifié, une seule lecture est alors nécessaire. L'adoption nécessite le vote des deux tiers des sénateurs. Le projet de loi est ensuite à nouveau soumis aux Conseils. Un projet de loi ayant passé avec succès l'examen des chefs coutumiers est transmis au gouverneur. Le gouverneur le signe s'il approuve le projet de loi. Le gouverneur peut opposer son veto à un projet de loi dans son ensemble. S'il s'agit d'une loi prévoyant des dépenses publiques, il peut s'opposer à un ou plusieurs postes de dépenses, en les supprimant ou en les modifiant. Les parties non censurées deviennent loi. Si l'Assemblée accepte les parties modifiées, une adoption en une seule lecture avec deux tiers des voix conduit à son adoption. Si le projet de loi est modifié par l'Assemblée, il est à nouveau transmis au gouverneur qui peut choisir de le signer ou non[C 24].

Symboles de l'État[modifier | modifier le code]

Drapeau de l’État de Yap
Sceau de l’État de Yap

La drapeau de l'État de Yap est institué par le code de l'État de Yap. Il mesure 70 pouces de large pour 37 de haut. Il comporte en son centre une étoile blanche de trois pouces et demi de diamètre dans un cercle de six pouces de diamètre. Cette figure est disposée au centre d'un canot à voile traditionnel blanc (Wa) inscrit dans un cercle de 26 pouces et demi de diamètre et d'une largeur d'un pouce. Le drapeau doit être affiché au même niveau que le drapeau des États fédérés de Micronésie[note 1],[S 7].

Le code de l'État de Yap fixe la forme et les figures du sceau officiel. Il est de forme circulaire et de deux pouces de diamètre. Les mots State of Yap (en français, État de Yap) sont disposés en lettres majuscules à l'intérieur et près de la partie supérieure d'un cercle. La partie inférieure comprend les mots Official Seal (en français, Sceau officiel). Le seau comprend en son centre une monnaie de pierre ou Rai dans un cercle. De haut en bas, les mots Land of stone money et les chiffres romains MCMLXXIX (1979, date de la constitution micronésienne et donc de la création de l'État de Yap) sont inscrits entre la pierre et le cercle interne[S 8].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de l'État de Yap depuis 1920
1920 1925 1930 1935 1958 1967 1973
8 338 7 366 6 486 6 006 5 540 6 761 7 870
1977 1980 1987 1994 2000 2010 -
8 480 8 100 10 139 11 178 11 241 11 376 -
(Sources : Chiffres de population des recensements de 1920 à 2000 d'après un tableau récapitulatif dans le rapport de recensement de 2000[R 6], et de 2010 d'après une plaquette officielle[R 7].)
Évolution démographique de l'État de Yap depuis 1920
Pyramide des âges de l'État de Yap en 2010[R 7]
Hommes Classe d’âge Femmes
76 
75+
126 
53 
70-74
87 
67 
65-69
87 
177 
60-64
149 
267 
55-59
246 
322 
50-54
368 
350 
45-49
347 
326 
40-44
376 
307 
35-39
359 
375 
30-34
411 
389 
25-29
421 
410 
20-24
416 
616 
15-19
562 
695 
10-14
634 
615 
5-9
581 
590 
0-4
571 

Immigration, population étrangère et minorités visibles[modifier | modifier le code]

Famille, sexualité et égalité des sexes[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

La constitution de l'État de Yap indique que les langues indigènes de l'État et l'anglais doivent être les langues officielles[C 25]. Le gouvernement considère le Satawal, l'Ulithi, le Woleai et le Yap comme ayant ce statut[7]. Le Nguluwan, langue mixte basée sur l'Ulithi et le Yap, parlée par 50 locuteurs en 2000, est en voie d’absorption par le Yap[8].

Religions[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

La loi établit la dernière semaine d'avril comme la Semaine des jeunes (Youth Week) au cours de laquelle des programmes sportifs et de loisirs, des concours, des jeux et autres activités sont organisés[S 9].

Santé[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Engagement associatif[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Le 1er juin est le Tree Planting Day (en français, Jour de la plantation d'arbres). Les habitants de l'État sont encouragés à planter des arbres fournissant de la nourriture, des matériaux pour l'édification d'abris et d'autres nécessités. Quand ce jour tombe un samedi, il est observé le vendredi, et le lundi s'il tombe un dimanche[S 9].

Revenus de la population et développement humain[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Principaux secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

En janvier 2012, le groupe chinois Exhibition and Travel Group a signé un accord avec le gouvernement insulaire pour la création d'un vaste complexe touristique (4 000 chambres, casino, agrandissement de l'aéroport). Le projet est soutenu par le Président de la Fédération Manny Mori, mais se heurte à une opposition du président de l'Assemblée législative de Yap, Henry Falan qui craint une destruction de l'environnement (récifs coralliens, mangroves)[9]

Culture[modifier | modifier le code]

Jours fériés[modifier | modifier le code]

Les jours fériés inscrits dans la loi de l'État de Yap s'ajoutent à ceux inscrits dans la loi des États fédérés de Micronésie. Ils sont au nombre quatre : le jour de Yap le 1er mars, le jour de la constitution de Yap le 24 décembre, le 1er janvier et le jour de Noël[S 9]. Ces deux dernières dates sont communes avec celles de deux des sept jours fériés institués au niveau national[10]. Le nombre de jours fériés auxquels ont droit les résidents de l'État de Yap est donc de neuf. Si un jour férié institué par la loi micronésienne tombe le samedi, il doit être observé le vendredi précédent et s'il tombe un dimanche, il doit être repoussé au lundi suivant[10].

Fêtes et jours fériés[S 9],[10]
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Jour de l'an New Year's Day
1er mars Jour de Yap Yap day Célébration de la culture de Yap
31 mars Jour de la Culture et des Traditions micronésiennes Micronesian Culture and Traditions Day
10 mai Jour des États fédérés de Micronésie Federated States of Micronesia Day (Constitution Day) , signature officielle de la Constitution de la Micronésie.
24 octobre Jour des Nations unies United Nations Day  : entrée en vigueur de la Charte des Nations unies.
3 novembre Jour de l'Indépendance FSM Independence Day , date de l'annonce officielle de l'indépendance des États fédérés de Micronésie
11 novembre Jour des vétérans des Guerres à l’Étranger Veterans of Foreign Wars Day Honore les citoyens micronésiens ayant servi dans les forces armées des États-Unis.
24 décembre Jour de la constitution de Yap Yap Constitution Day , signature officielle de la Constitution de l'État de Yap.
25 décembre Jour de Noël Christmas Day

Code État[modifier | modifier le code]

Selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-2, Yap a pour code « FM.YAP ».

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La dégradation publique du drapeau est punie d'une amende de 100 $ et éventuellement d'une peine de prison ne pouvant pas excéder six mois.

Sources gouvernementales[modifier | modifier le code]

  • (en) Constitution of the State of Yap, État de Yap, 1982, 2006 (lire en ligne)
  • (en) Recensements
  1. (en) Census of the Trust Territory of the Pacific Islands : 1958, Saipan, Office of the High Commissioner of the Trust Territory of the Pacific Islands, , 25 p. (lire en ligne).
  2. (en) 1973 population of the Trust Territory of the Pacific Islands, Saipan, Office of the High Commissioner of the Trust Territory of the Pacific Islands, , 283 p. (lire en ligne).
  3. (en) 1980 Yap Census, Saipan, Office of the High Commissioner of the Trust Territory of the Pacific Islands, , 473 p. (lire en ligne).
  4. (en) 1987 Yap Census, Kolonia, Gouvernement des États fédérés de Micronésie, , 75 p. (lire en ligne).
  5. (en) 1994 Yap Census, t. 1, Palikir, Gouvernement des États fédérés de Micronésie, , 42 p. (lire en ligne).
  6. a et b (en) Yap State Census Report 2000 FSM Census of Population and Housing, Palikir, Gouvernement des États fédérés de Micronésie, , 206 p. (lire en ligne), p. 9.
  7. a, b et c (en) 2010 FSM‐Wide census of population & housing, Yap State, Palikir, Gouvernement des États fédérés de Micronésie, , 2 p. (lire en ligne).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Catches by Taxon in the waters of Micronesia (Federated States of) », sur www.seaaroundus.org, Sea Around Us (consulté le 24 février 2016).
  2. (en) « Yap state constitution day », mycoconut.com (consulté le 28 mars 2015).
  3. (en) « Constitution of the State of Yap: December 24, 1982 (as Amended to November 7, 2006) », oxcon.ouplaw.com (consulté le 8 avril 2015).
  4. (en) « Statoids - Municipalities of the Federated States of Micronesia » (consulté le 18 décembre 2010)
  5. a et b (en) « Yap election 2014 », kpress.info (consulté le 26 mars 2015).
  6. (en) « About the State of Yap », sur www.yapstategov.org, Gouvernement de l'État de Yap (consulté le 11 avril 2016).
  7. (en) Kevin M. Roddy, A sketch grammar of Satawalese, the language of Satawal island, Yap state, Micronesia : A thesis submitted to the graduate division of the University of Hawai'i in partial fulfillment of the requirements for the degree of master of arts in linguistics, Hawaï, Université d'Hawaï, , 199 p. (lire en ligne), p. 8.
  8. (en) « Nguluwan », sur www.ethnologue.com, SIL International (consulté le 24 mars 2016).
  9. Courrier international no 1190 du 22 au 28 août, p. 27
  10. a, b et c (en) « Code of the Federated states of Micronesia 2014 edition (annotated) », sur www.fsmlaw.org, Gouvernement des États fédérés de Micronésie (consulté le 24 février 2016), Title 1, chapter 6.

Annexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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