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Y'en a marre (mouvement)

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Y'en a marre
Il n'y a pas de destin forclos, il n'y a que des responsabilités désertées.Voir et modifier les données sur Wikidata
Histoire
Fondation
Cadre
Sigle
YEMVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Forme juridique
Siège

Parcelles Assainies, Unité 16 villa N07

Dakar - Sénégal
Pays
Organisation
Récompense

Y'en a marre est un mouvement populaire-citoyen sénégalais créé en par un collectif constitué de rappeurs, de journalistes, d'étudiants, d'ouvriers, de professeurs, etc.

Présentation

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Alors dans une situation de crise (cherté de la vie, coupures d'électricité, scandales financiers, mauvaise gouvernance, etc.)[1] sur fond de contexte politique lourd de danger : le système de gouvernance installé et entretenu à la tête de l'État, fondé sur le népotisme, le clientélisme politique, la corruption et l'impunité avait fini de saper les fondements de la République, pervertir les valeurs et la morale sociale et diviser la nation sénégalaise : le Mouvement Y'en a marre est né[2]. Son objectif est de lutter pour la démocratie, la bonne gouvernance et l'engagement civique au Sénegal[3].

Initié à la base par des journalistes, artiste-rappeurs, professionnels et étudiants, se sont joints très vite d'autres couches socio-professionnelles pour officiellement lancer le Mouvement le . Avec le temps, Y'en a marre est devenu très populaire et regroupe aujourd'hui toutes les franges de la population sénégalaise avec une forte présence des jeunes. Il compte dans tout le pays et la diaspora des démembrements appelés "Esprit"[4].

Après une décennie d'existence, le mouvement a fait des émules dans beaucoup de pays africains comme le Burkina Faso - Balai Citoyen -, le Congo - Lucha et Filimbi -, le Mali - Sofas -, le Togo - Athiame -, etc. De cette influence positive sur les jeunesses africaines et considéré comme l'un des ainés des mouvements populaires et citoyens africains, Y'en a marre a noué et entretenu une étroite collaboration avec toutes les organisations populaires et une bonne partie de la société civile africaine. Ainsi, Y'en a marre est membre fondateur du plus grand réseau panafricain afrikki composé de plus d'une cinquantaine de mouvements citoyens et populaires[5].

Membres fondateurs

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Les membres fondateurs de Y'en a marre sont : Fadel Barro, Aliou Sané, Denise Safiatou Sow, Thiat, Kilifeu, Foumalade[6],[7],[8],[9].

Coordination

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La liste des coordonnateurs qui se sont succédé à la tête de Y'en a marre depuis sa création :

Notes et références

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  1. « Boy Saloum: Un film de Audrey Gallet »
  2. Stéphanie Binet, « Le mouvement Y'en a marre, révolution née d'une coupure d'électricité », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. « Y'EN A MARRE - Mouvement citoyen sénégalais », sur yenamarre.sn (consulté le )
  4. Mamadou Dimé, « De bul faale à Y’en a marre. Continuités et dissonances dans les dynamiques de contestation sociopolitique et d’affirmation citoyenne chez les jeunes au Sénégal », Codesria,‎ (lire en ligne)
  5. Ibrahima Touré, « Jeunesse, mobilisations sociales et citoyenneté en Afrique de l'Ouest : etude comparée des mouvements de contestation « Y'en a marre » au Sénégal et « Balai citoyen » au Burkina Faso »
  6. « « Place aux jeunes » : au Sénégal, les fondateurs du mouvement Y en a Marre passent la main », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
  7. « Aliou Sané », sur Front Line Defenders (consulté le )
  8. « SAFIATOU DENISE SOW : Soldate peu connue au bataillon Y en a Marre | EnQuete+ », sur www.enqueteplus.com (consulté le )
  9. « Sénégal : deux membres du mouvement Y'en a marre dans le viseur de la justice », sur RFI, (consulté le )
  10. « Le grand invité Afrique - Fadel Barro (Y’en a marre): rester engagé «pour le Sénégal, pour le continent africain» », sur RFI, (consulté le )
  11. « Aliou Sané, nouveau coordonnateur de Y en a marre – Toutinfo.net », (consulté le )
  12. « Y'EN A MARRE - Mouvement citoyen sénégalais », sur yenamarre.sn, (consulté le )
  13. (en) « THIAT ÉLU NOUVEAU COORDONNATEUR DE Y’EN A MARRE », sur RTS Officiel (consulté le )

Bibliographie

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  • Koyo Kouoh (dir.), Chronique d'une révolte, photographies d'une saison de protestation, Raw Material Company, Dakar ; Haus der Kulturen der Welt, Berlin, 2012 (ISBN 9783943994025)
  • Alpha Barry, « Émergence des mouvements citoyens en Afrique », dans Margareta Kastberg Sjöblom, Alpha Barry et Andrée Chauvin-Vileno (dir.), Nouvelles voix/voies des discours politiques en Afrique francophone, vol. 1, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, (ISBN 978-2-84867-989-1, DOI 10.4000/books.pufc.53191, lire en ligne), p. 311-330.

Filmographie

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  • Boy Saloum : la révolte des Y'en a marre, film documentaire français d'Audrey Gallet, 2012, 74 min [1]

Articles connexes

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Liens externes

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