Y'en a marre (mouvement)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Y'en a marre.

Le mouvement Y'en a marre est un groupe de contestation pacifique sénégalais créé en janvier 2011 par un collectif constitué de rappeurs et de journalistes.

Présentation[modifier | modifier le code]

Le collectif a été créé par les rappeurs Keur Gui, et les journalistes Cheikh Fadel Barro et Aliou Sané [1].

Né à la suite de coupures d'électricité dues selon lui à la « gestion gabegique » de l'État, son but est d'inciter les Sénégalais à voter, à renouveler le personnel politique, à lutter contre la corruption et promouvoir le civisme[2],[3].

« L’heure n’est plus aux lamentations de salon et aux complaintes fatalistes face aux coupures d’électricité. Nous refusons le rationnement systématique imposé à nos foyers dans l’alimentation en électricité. La coupe est pleine. »

— Y'en a marre

D'avril à août 2011, ils lancent une grande campagne pour convaincre les jeunes à s'inscrire sur les listes électorales afin de participer à l'élection présidentielle sénégalaise de 2012, réclamant sans succès que le gouvernement repousse la date limite d'inscription[4].

Tout au long de l'année 2011, ils organisent des manifestations, « foires aux problèmes » et sit-ins sur la place de l'Obélisque à Dakar[5].

Le 15 février 2012, ces manifestations sont interdites par le gouvernement[6]. Le 16 février, trois membres du collectif sont arrêtés pour avoir participé à une manifestation interdite place de l'Obélisque[7].

En 2013, la nouvelle devise du mouvement est , « DOX AK SA GOX », à savoir marcher avec sa collectivité, pour veiller à la démocratie et la bonne gouvernance. et qui a trois composantes : la formation, le dialogue, et la participation par le contrôle. Donc les jeunes sont formés à la gouvernance locale, dans un souci de communication. Cette communication est organisée sous forme de fora, qui regroupent les élus et des jeunes à travers des échanges. Et ensuite, à partir de cet échange , le troisième domaine est le contrôle citoyen, a travers un tribunal populaire où le maire est auditionné sur la gestion de sa commune.Parce qu’ils sont renforcés, les administrés peuvent maintenant participer en contrôlant le pouvoir , mais aussi en contribuant à aider leur communauté https://thiesinfo.com/portrait-qui-est-saliou-ndiaye-celui-qui-pilote-le-y-en-a-marre-a-thies/[8]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Stéphanie Binet, « Au Sénégal, les rappeurs contre Abdoulaye Wade », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. Stéphanie Binet, « Le mouvement Y'en a marre, révolution née d'une coupure d'électricité », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. « Sénégal: le mouvement "Y'en a marre" bouscule la donne dans le combat démocratique », Jeune Afrique,‎
  4. Rémi Carayol, « Sénégal : Wade et le péril jeune », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  5. Aurélie Fontaine, « À Dakar, le mouvement Y'en a marre organise les doléances des Sénégalais », Jeune Afrique,‎
  6. « Xénégal : l'opposition dans le creux de la vague ? », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  7. « Arrestation de trois leaders du collectif "Y'en a marre" au Sénégal », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  8. « Thiesinfo est un site d'actualité de la ville de thiès au sénégal », Thiesinfo,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Koyo Kouoh (dir.), Chronique d'une révolte, photographies d'une saison de protestation, Raw Material Company, Dakar ; Haus der Kulturen der Welt, Berlin, 2012 (ISBN 9783943994025)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Boy Saloum : la révolte des Y'en a marre, film documentaire français d'Audrey Gallet, 2012, 74 min [1]

Articles connexes[modifier | modifier le code]