Xinxin Ming

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Le Xinxin Ming ou Sin Sin Ming est le nom chinois (Shin Jin Mei en japonais) d'un court poème du bouddhisme zen attribué au patriarche chinois Sengcan au VIe siècle. C'est le plus ancien texte sacré du zen. Il est basé sur l'enseignement de la non-dualité. Une des traductions de Xinxin Ming est : Recueil de poèmes sur la foi en l'esprit.

L'ouvrage se compose de 584 idéogrammes répartis en 146 phrases comportant chacune quatre idéogrammes. Il a inspiré des milliers de koans du zen Rinzai, mais est aussi un texte de référence pour l'école Soto. Le maître zen Dogen a étudié ce poème dans son livre Eihei Koroku.

Extraits[modifier | modifier le code]


La grande Voie n'est pas difficile,
il suffit d'éviter de choisir.
Si vous êtes libre de la haine et de l'amour,
elle apparaît en toute clarté.

S'en éloigne-t-on de l'épaisseur d'un cheveu,
un gouffre sépare alors le ciel et la terre.
Si vous voulez la trouver,
Ne tentez pas de suivre ni de résister.

La lutte entre le pour et le contre,
voilà la maladie du cœur !
Ne discernant pas le sens profond des choses,
vous vous épuisez en vain à pacifier votre esprit.

Perfection du vaste espace,
il ne manque rien à la Voie, il n'y a rien de superflu.
En recherchant ou en repoussant les choses,
nous ne sommes pas en résonance avec la Voie.

Ne pourchassez pas le monde soumis à la causalité,
ne vous perdez pas non plus dans un vide de phénomènes !
Si l'esprit demeure dans la paix de l'Unique,
cette dualité disparaît d'elle-même.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]