Xinxin Ming

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Le Xinxin Ming ou Sin Sin Ming est le nom chinois (Shin Jin Mei en japonais) d'un court poème du bouddhisme zen attribué au patriarche chinois Sengcan au VIe siècle. C'est le plus ancien texte sacré du zen. Il est basé sur l'enseignement de la non-dualité. Une des traductions de Xinxin Ming est : Recueil de poèmes sur la foi en l'esprit.

L'ouvrage se compose de 584 idéogrammes répartis en 146 phrases comportant chacune quatre idéogrammes. Il a inspiré des milliers de koans du zen Rinzai, mais est aussi un texte de référence pour l'école Soto. Le maître zen Dogen a étudié ce poème dans son livre Eihei Koroku.

Extraits[modifier | modifier le code]

Ne vous attachez pas aux vues duelles ;
Évitez soigneusement de les suivre.
S’il y a la moindre trace de oui ou de non,
L’esprit se perd dans un dédale de complexités.

La dualité existe en raison de l’unité,
Mais ne vous attachez pas à cette unité.
Quand l’esprit s’unifie sans s’attacher à l’un,
Les dix mille choses sont inoffensives.

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]