Shangri-La (ville)

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Xiānggélǐlā Shi
སེམས་ཀྱི་ཉི་ཟླ་གྲོང་ཁྱེར།
香格里拉市
Localisation de Zhongdian dans le ville-district de Shangri-La (en rose) et la préfecture de Diqing (en jaune)
Localisation de Zhongdian dans le ville-district de Shangri-La (en rose) et la préfecture de Diqing (en jaune)
Administration
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Province ou région autonome Yunnan
Préfecture Préfecture autonome tibétaine de Diqing
Statut administratif Ville-district
Code postal 674400[1]
Indicatif +86 (0)887
Immatriculation 云R
Démographie
Population 129 306 hab. (1999)
Géographie
Coordonnées 27° 50′ 00″ nord, 99° 36′ 00″ est
Localisation

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Xiānggélǐlā Shi

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Xiānggélǐlā Shi
Maisons tibétaines près de Zhongdian

La Ville-district de Shangri-La (chinois : 香格里拉市 ; pinyin : Xiānggélǐlā Shi ; tibétain : སེམས་ཀྱི་ཉི་ཟླ་གྲོང་ཁྱེར།, Wylie : Sems kyi nyi zla grong khyer, THL : semkyi nyida drongkhyer) est une subdivision administrative de la province du Yunnan en Chine. Le bourg de Jiàntáng (建塘镇), situé sur son territoire est le chef-lieu de la préfecture autonome tibétaine de Diqing.

Historique du nom[modifier | modifier le code]

Il a porté jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle le nom chinois de district de Zhongdian (chinois : 中甸县 ; pinyin : Zhōngdiàn Xiàn) ou en tibétain Gyaltang Dzong tibétain : རྒྱལ་ཐང་རྫོང་།, Wylie : rgyal thang rdzong, pinyin tibétain : Gyaitang Zong, THL : gyaltang dzong) jusqu'à ce qu'il prenne celui de Shangri-La en 2001. Ce nom est tiré de la vallée perdue aux confins du Tibet, siège d'une société parfaite, inventée par James Hilton dans son roman Les Horizons perdus (nouvelle) (en) (Lost Horizon), publié en 1933, et dont Frank Capra tirera un film homonyme en 1937[2],[3].

Démographie[modifier | modifier le code]

La population du district était de 129 306 habitants en 1999[4].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Tour-moulin à prière d'une dizaine de mètres de haut, tourné manuellement à sa base par les croyants

En 2006, plus de 3 millions de touristes[5], pour la plupart chinois, ont visité la ville de Shangri-La, alors que la population résidente est d'environ 50 000 habitants. Selon le directeur local du tourisme, le nombre de touristes a été multiplié par 700 en l'espace d'une décennie[5], et les revenus ont augmenté de manière exponentielle.

En raison du développement touristique, Shangri-La serait devenu aujourd'hui un concept marketing où le visiteur se "sent aussi éloigné que possible du paradis mythologique" associé à son nom[5]. Des résidents locaux se plaignent que les bénéfices du boom ne sont pas répartis de manière équitable entre les nouveaux venus et les Tibétains[5]. Face au flot de visiteurs, la culture traditionnelle s'érode continuellement[6],[5], la soif du profit ayant remplacé la vie harmonieuse passée[5] et les résidents locaux ne voient même plus qu'ils seraient en train de perdre leur propre culture[6]. Pour la tibétologue Katia Buffetrille : « La ville a été transformée en un Disneyland tibétain pour touristes chinois en manque d'exotisme »[3].

Impact sur l'environnement[modifier | modifier le code]

Une étude menée par l'université du Yunnan en 2007 conclut que la "consommation écologique" d'un touriste en huit jours à Shangri-La équivaut à plus de la consommation d'un résident en six mois[7].

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

  • le petit potala, temple tibétain ;
  • le moulin à prières géant sur les hauteurs de la ville de Xianggelila ;
  • une école de lamas, où les élèves produisent à la main divers types de thangkas tibétains ;
  • les fêtes traditionnelles : danses folkloriques et traditions matrimoniales ;
  • le lac Nàpà (纳帕海), un lac saisonnier à 7 kilomètres du vieux Shangri-La reconnu pour ses rives à hautes herbes [8] ;
  • le parc national du Pota tso où l'on trouve un lac à 3 700 m d'altitude, des paysages de steppe et de forêt et l'emplacement d'un ancien temple ayany, consacrant le lieu où le bodhisattva Guanyin aurait été divinisé ;
  • les vêtements en laine de yak tissés par des méthodes traditionnelles, vendus dans de nombreuses boutiques locales.

Le 11 janvier 2014, la ville de Dukezong à Shangri-la, dont l'origine remonte à 1300 ans, est détruite par les flammes. Les causes de l'incendie reste inconnues[9]. Après celui survenu à Sertar, c'est le second incendie qui frappe une région tibétaine en 2 jours[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • "Ombre Chinoise" de Christophe Masson (Éditions Revoir, 2014) dont une partie se déroule à Shangri La.

Lien externe[modifier | modifier le code]

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