Xian de Sêrtar

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Sèdá Xiàn
(zh) 色达县
(bo) གསེར་རྟ་རྫོང
Institut bouddhiste de Larung Gar
Institut bouddhiste de Larung Gar
Localisation du xian de Sêrtar (en rose) dans la préfecture de Garzê (en jaune)
Localisation du xian de Sêrtar (en rose) dans la préfecture de Garzê (en jaune)
Administration
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Province ou région autonome Sichuan
Préfecture Garzê
Statut administratif Xian
Code postal 626600[1]
Démographie
Population 58 606 hab.[2] (2010)
Densité 6,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 32° 16′ 14″ nord, 100° 19′ 53″ est
Superficie 934 000 ha = 9 340 km2

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Liens
Site web www.sdzf.gov.cn

Le xian de Sêrtar (tibétain : གསེར་རྟ་རྫོང, Wylie : gser rda rdzong, pinyin tibétain : Sêrtar ; chinois : 色达县 ; pinyin : sèdá xiàn) est un xian de la préfecture autonome tibétaine de Garzê dans la province du Sichuan en Chine.

Description[modifier | modifier le code]

Les quartiers d'habitation de l'Académie de Larung Gar, faits de cabanes rouge, faîtes de bois et aux toits de tôle ondulée

L'appellation de la ville est en tibétain et a pour équivalent en chinois Jinse Junma (金色骏马, jīnsè jùnmǎ), signifiant coursier (le cheval) à la couleur dorée, ce nom vient de la région qui est appelée cheval d'or (金马)[3].

Démographie[modifier | modifier le code]

La population du district était de 58 606 habitants en 2010[4].

La majorité de la population du xian pratique l'élevage[3].

La population de l'Institut bouddhiste de Larung Gar, d'après l'institut en 2016, dépasse les 10 000 bhikshu[5],[6],[7].

enfants moines

Géographie[modifier | modifier le code]

Deux bourgs (, zhèn) et quinze cantons (, xiāng) sont sous l'administration du xian[3]


Le centre ville est situé à 3900 mètres au dessus du niveau de la mer.[8][citation nécessaire]

Traditions[modifier | modifier le code]

Vautours lors d'une inhumation céleste à Sêrtar.

La principale fête est une fête sacrificielle aux dieux des pasteurs. Les sacrifices aux dieux sont une ancienne tradition des religions originelles tibétaines, telles que le chamanisme bön. Cette religion professe que tous les êtres vivants ont une âme, et que dans les villages enneigés des hauts plateaux, il y a partout de nombreux esprits[3],[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Période Impériale[modifier | modifier le code]

République de Chine[modifier | modifier le code]

À la chute de la dynastie Qing, en 1911, à la suite du soulèvement de Wuchang, la République de Chine (1912-1949) est déclarée. La région est alors intégrée au district administratif spécial de Chuanbian (川边特别区 / 川邊特別區 ou 川边特别行政区 / 川邊特別行政區).[réf. nécessaire]. Avec le district spécial de Rehe (热河特别区), district spécial de Chahaer (察哈尔特别区) et le district spécial de Suiyuan (绥远特别区), ce sont des nouveaux districts périphériques au 22 provinces de Chine.

En 1930, l'armée du Tibet envahit la région, elle est défaite par les troupes de Ma Bufang en 1932[10]. Le district administratif spécial devient la province de Xikang en 1939.[réf. nécessaire]

République populaire de Chine[modifier | modifier le code]

Après la proclamation de la République populaire de Chine, le 1er octobre 1949, la province de Xikang est dissoute en 1955, le Xian de Sêrtar passe de nouveau dans la province du Sichuan.

Le xian est établi en 1955[3].

L'institut bouddhiste de Larung Gar[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Institut bouddhiste de Larung Gar.

Khenpo Jigme Phuntsok (1933-2004), lama Nyingmapa fonde en 1980[11] l’institut bouddhiste de Larung Gar, à Larung Gar (parfois translittéré par Larong Gar), dans la préfecture de Sêrtar, apparemment sans permission des autorités qui semblent avoir fermé les yeux sur ses activités, tant qu’elles n’étaient pas politiques. La popularité de l'institut s'accroît jusqu'à attirer 8 500 étudiants dont environ 1 000 originaires de la Chine continentale. En 1999, le « front uni du travail du Sichuan » fait pression sur lui au sujet de la question de son soutien au dalaï-lama et exige qu’il réduise le nombre des étudiants de l'institut. Pendant l'été 2001, plus de 8 000 étudiants sont expulsés et environ 2 000 maisons détruites sous la supervision d'équipes militaires et policières armées. Khenpo Jigme Phuntsok aurait été emmené par les autorités, emprisonné puis placé en résidence surveillée à Chengdu. Il y décède le 7 janvier 2004 à 70 ans, à la suite d'une maladie cardiaque pour laquelle il devait être opéré dans un hôpital militaire[12].[pertinence contestée]

L'institut fait l'objet d'un incendie, aux causes inconnues, en janvier 2014[13]. Il est suivi d'un incendie le 11 janvier 2014 qui touche la ville de Dukezong à Shangri-la, dont l'origine remonte à 1300 ans, laquelle est en partie détruite par les flammes[14].[pertinence contestée]

Le gouvernement, affirmant réaliser des travaux de rénovation, entreprend la démolition de plus de 600 structures résidentielles à partir du 20 juillet 2016. Une nonne, Rinzin Dolma se suicide par pendaison, laissant une note mettant en cause le harcèlement du gouvernement envers les Tibétains et donnant la vue de la destruction systématique de l'institut Larung Gar comme raison de son suicide. Le Département d'Etat américain exhorte le gouvernement chinois à « cesser toute action aggravant la tension » et appelle au respect de la liberté religieuse du peuple tibétain[11]. Deux autres nonnes bouddhistes vivant à Larung Gar se suicident en août pour les mêmes raisons, et la tentative de suicide d'une autre femme peut être empêchée par des amis à la dernière minute, selon des sources tibétaines[15].[pertinence contestée]

Début octobre 2016, les autorités de Sertar expulsent plus de 2000 nonnes étudiant à l'Académie bouddhiste de Larung Gar[16].

Manifestations de 2012[modifier | modifier le code]

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Article détaillé : Immolation de Tibétains en 2011.

Le 24 janvier 2012, selon l'organisation pro-tibétaine Free Tibet, de nouvelles violences entre manifestants tibétains et police font au moins deux morts dans la localité de Xian de Sêrtar. Les autorités annoncent que « des groupes séparatistes étrangers » ont pour objectif la déstabilisation du gouvernement. Selon des sources citées par la station américaine Radio Free Asia, « une sorte de loi martiale a été imposée ». Un bonze du monastère de Drakgo, contacté directement par l'Agence France-Presse, considère que 1000 à 2000 policiers ceinturent le monastère : « Nous soignons à l'intérieur du monastère 32 personnes blessées, dont deux dans un état critique. L'une a une balle dans le crâne. »[17].

Personnalités liées au xian de Serthar[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Codes postaux et téléphoniques du Sichuan, (en) China Zip Code/ Telephone Code, ChinaTravel
  2. http://www.citypopulation.de/php/china-sichuan-admin.php?adm2id=513333
  3. a, b, c, d et e (zh) « 色达县 Seda County », sur phoer.net,‎
  4. (en) 2010 Census 2010.
  5. (en) Danny Collins, « SCHOOL'S AMA-ZEN Inside the world’s biggest student village where thousands of trainee Buddhist monks live in technicolour mountain homes », sur The Sun,
  6. (en) Daniel Peters, « Incredible images show the world's largest Buddhist settlement where thousands of tiny wooden huts line steep hillsides », sur Mail Online,
  7. (zh) « 喇荣五明佛学院简介 », sur International Buddhist Association (Association internationale bouddhiste)
  8. Google Earth, consulté le 25 octobre 2016
  9. (zh) 甘孜新闻网整合, « 甘孜节日知多少 甘孜各县的特色节日 », sur 甘孜新闻网,‎
  10. Wang Jiawei (王家伟) et Nimajianzan (尼玛坚赞), The historical status of China's Tibet, Beijing, 五洲传播出版社,‎ (ISBN 9787801133045, OCLC 39092468, lire en ligne), p. 150
  11. a et b Tibetan Nun Commits Suicide Due to Ongoing Demolition in Larung Gar, VOA, 10 août 2016
  12. Tibet Information Network (aujourd'hui disparu), repris sur le site Tibet-info, 20/08/2001.
  13. Tibet: Incendie dans un institut du bouddhisme Le Figaro, 10 janvier 2014
  14. http://chinadigitaltimes.net/2014/01/ancient-town-yunnan-catches-fire/ Ancient Town in Yunnan Catches Fire (Updated)
  15. (en) More Suicides Reported in Protest of Destruction at Sichuan's Larung Gar, RFA, 29 août 2016
  16. (en) Tenzin Monlam, Over 2,000 nuns evicted from Larung Gar, Phayul.com, 4 octobre 2016
  17. Tibet : nouvelle journée de violences, Pékin dénonce l'étrangerCanoe, Agence France-Presse, 24 janvier 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Andreas Gruschke, The Cultural Monuments of Tibet’s Outer Provinces: Amdo, vol. 2. The Gansu and Sichuan Parts of Amdo, White Lotus Press, Bangkok, 2001.
  • Tsering Shakya, The Dragon in the Land of Snows. A History of Modern Tibet Since 1947, London, 1999, (ISBN 0-14-019615-3).

Liens externes[modifier | modifier le code]