Xhoris

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Xhoris
Rue de l’Église
Rue de l’Église
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Liège Province de Liège
Arrondissement Huy
Commune Ferrières
Code postal 4190
Zone téléphonique 04
Démographie
Gentilé Xhorisien(ne)
Population 1 450 hab.
Densité 116 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 26′ N 5° 36′ E / 50.433, 5.650° 26′ Nord 5° 36′ Est / 50.433, 5.6
Superficie 1 251 ha = 12,51 km2
Localisation

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Xhoris

Xhoris [(h)ɔʀis][1] (en wallon Xhorisse) est une section de la commune belge de Ferrières, située en Région wallonne dans la province de Liège.

C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977. Xhoris se situe à 30 km de Liège, 30 km de Huy, 30 km de Verviers, 30 km de Marche-en-Famenne et 25 km de Spa.

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Xhoris

Xhoris est situé sur une colline entre l'Ourthe et l'Amblève. La majeure partie du village fait partie de la Calestienne : c'est la zone calcareuse, zone de cultures et de prairies. La partie sud-est forme le premier contrefort de l'Ardenne : c'est la zone schisteuse, zone de pâtures et de forêts. L'extrémité nord du village (Fanson) appartient, elle, à la Famenne.

Le point culminant est situé à 371 m d'altitude dans les Bois de Xhoris au lieu-dit Mahousseu et le point le plus bas se trouve en rive droite de l'Ourthe à 110 m d'altitude en amont du rocher de la Vierge.

Xhoris est entouré des localités suivantes :

Rose des vents Comblain-la-Tour, Fairon Comblain-au-Pont Aywaille Rose des vents
Hamoir N Harzé
O    Xhoris    E
S
Filot, My Ferrières Ernonheid
Le centre
  • Superficie : 1 251 ha
  • Habitants : 1 449
  • Maisons : 596

Xhoris se situe à 10 km des sorties 46 et 47 de l'autoroute E25 Liège-Luxembourg.

Description du village[modifier | modifier le code]

Le village, très étendu, s'élève graduellement vers le sud-est. Il est formé d'anciennes zones d'habitations devenues contigües (Jehoge, la Grange, la Vaux, le Mont, les Batis). On dénombre seulement un hameau principal (Pierreux) et trois petits hameaux excentrés (Godinry, les Rixhalles, Fanson).

Fait rare dans la région : deux places en L se situent au milieu du village : au-dessus, la Place du Centre, voisine de l'église et d'une belle ferme en carré avec un porche remarquable (actuellement RelaXhoris, voir plus bas) et en dessous, la Place Lavaux, lieu principal des festivités xhorisiennes.

Les Bois de Xhoris (traversés par la route de Saint-Roch au sud du village) et la vallée de la Velle invitent le promeneur à des balades en toute quiétude alors qu'à l'ouest, le vallon du Bléron (vallée sèche) l'amène au bord de l'Ourthe depuis le Fond des Vaux.

De pittoresques chemins creux bordés de haies (les rues Mazalienne et Marchenal ainsi que les sentiers du Mont de Fontaine) partent à l'assaut des premières pentes ardennaises.

Au nord du village, en amont de la vallée encaissée du Boé, se dressent le château de Fanson et son domaine boisé (privé, accès interdit).

À Pierreux, une réserve naturelle gérée par l'association "Le Genévrier"[2] héberge une flore d'une grande richesse, avec notamment 11 espèces d'orchidées représentatives de la flore de la Calestienne.

La croix Herman et le tilleul des Lognards

Xhoris compte de nombreuses chapelles (Saint-Roch, Saint-Hubert, de Fanson, Sainte-Barbe, Sainte-Odile), une potale (le Mont), d'anciennes croix, des arbres à clous (tilleul des Lognards, tilleuls de la chapelle de Fanson), des fontaines (le Mont, Mont de Fontaine, les Rixhalles), un chantoire principal (en Jehoge) ainsi qu'une petite centaine d'anciennes fermettes en pierre calcaire.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Xhoris se prononce Horiss en wallon. En français, Oriss est la prononciation d'usage.

On retrouve cet X qu'on ne prononce pas dans le nom de communes voisines, comme Xhos, comme Xhignesse, situé à 4 km, qui fut, probablement l'église-mère de la région, rappelle-t-il un vocable germanique évocateur de « reserve de céréales » schuur = grange ou bien le mot latin horreum avec la même idée d'ailleurs ou plutôt scuria, scuritia = petite écurie ? Xhoris aurait été un relais sur la grand'route du nord.

Au cours des âges, on trouve quantité de graphies :

  • Scuricitas : en 902 dans l'acte où Louis l'enfant confirme un échange.
  • Scuritias ou Scurritias : en 932, les serfs de Xhoris dépendant de l'abbaye et représentés par le villicus Remy, obtiennent pour eux et leurs descendants l'exemption d'un jour de corvée. Leur résidence est Scuritias.
  • Scorices : en 1126, l'abbé Conon rappelle à ses sujets de Scorices qu'ils doivent comme d'usage immémorial trois transports de chaux ou de pierres à chaux pour le service de l'abbaye. Même nom dans le dénombrement de 1130 et sur la liste du retable de Wibald.
  • Scoriches : à la fin du XIIIe siècle et dans une charte ve 1336. Ces deux dernières orthographes sont la forme romane dérivée de la première.
  • Horis : peu après en 1310
  • Xhorice (Xhoris) du XIVe au XVIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

La statue en bois polychrome de la Vierge de Xhoris appelée aussi le Siège de la Sagesse représente Marie assise sur un trône portant le Christ sur les genoux. Elle provient de Xhoris, est datée aux environs de l'an 1030 et se trouve actuellement au musée Curtius à Liège.

Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt, de son vrai nom Anne-Josèphe Terwagne, fille de Pierre Terwagne, laboureur à Xhoris, résida chez son père quelque temps pendant son adolescence à Xhoris aux environs de 1774 avant de participer à la prise de la Bastille et de devenir une figure de proue de la Révolution française. Son histoire inspira Charles Baudelaire dans Les Fleurs du mal.

Marcel Lagasse (1880-1974), artiste peintre paysagiste reconnu mais aussi poète à ses heures vécut à Xhoris du début de la seconde guerre mondiale jusqu'à la fin des années soixante. La peinture inspira d'autres Xhorisiens : Alphonse Rivoux qui était aussi "guérisseur" et Freddy Bosmans, défenseur de la langue espéranto. Par ailleurs, René Pasquasy, le dernier bourgmestre de Xhoris, était auteur de pièces de théâtre en wallon (Belem li Macrê, li Poupe).

L’ancien vicinal

Le chemin de fer vicinal Comblain-la-Tour - Manhay (ligne 620) traversait Xhoris par un tracé particulièrement sinueux (plusieurs épingles à cheveux ! ) jusqu'au début des années soixante. Si les traces de cette ancienne voie vicinale se sont trop souvent estompées en zone habitée, plusieurs tronçons sont aujourd'hui encore très bien conservés, principalement dans les Bois de Xhoris.

Activité économique et population[modifier | modifier le code]

On trouve de nos jours à Xhoris une boucherie, une pharmacie, une étude notariale et divers commerces (garage, friterie, cafés, ...) ainsi que plusieurs médecins. Une jolie école primaire a été très bien restaurée et le centre RelaXhoris, lieu de vacances et de bien-être accueille principalement nos compatriotes flamands. La confiturerie locale (L'Ardennaise) existe depuis 1953. Elle produit et exporte ses confitures de qualité renommée au delà de nos frontières.

Le Musée de la Vie rurale est aménagé dans l'ancienne maison communale.

Xhoris compte plusieurs clubs sportifs : football, tennis de table et pétanque ainsi qu'un manège.

Fête au village : elle a lieu chaque premier week-end d'août du samedi au mardi. En outre, des jeux populaires y sont organisés le lundi et un cramignon dans les rues du village clôture les festivités le mardi soir.

La localité est jumelée avec Drapeau de la France Cleurie (France) depuis 1974.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Louvain-la-Neuve, Peeters,‎ (lire en ligne), p. 106.
  2. http://genevrier.be

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Sources[modifier | modifier le code]

Xhoris mon village (autorisation de l'auteur)