Xavier de Hauteclocque

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Xavier de Hauteclocque
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Xavier (Marie, Alphonse) de Hauteclocque, né le à Saveuse dans la Somme, mort le à Paris, est un journaliste et écrivain français. Il meurt empoisonné par le régime nazi que ses écrits gênaient.

Fils du comte Wallerand de Hauteclocque, colonel de cavalerie, mort pour la France en 1914, et de Françoise du Crocquet de Saveuse de Pons-Rennepont ; frère de Bernard de Hauteclocque, aussi mort pour la France en 1914, il est également le cousin germain du maréchal Philippe Leclerc de Hauteclocque[1].

Marié à Paris, église Saint Philippe du Roule, le 3 décembre 1931, avec Françoise Le Mesre de Pas (1907-1985), fille de Paul , comte Le Mesre de Pas, et de Monique Briet de Rainvillers. Elle est la cousine-germaine de Louis Briet de Rainvillers, résistant, mort pour la France en déportation.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et carrière militaire[modifier | modifier le code]

Sa jeunesse se passe entre le château de Saveuse (Somme), propriété de sa famille maternelle, et celui de Grand-Rullecourt (Pas de Calais), propriété de sa famille paternelle.

Il suit les études d'un baccalauréat « Latin-Langues » (en l'occurrence anglais et allemand) et philosophie.

De la classe 1917, il anticipe l'appel et s'engage comme engagé volontaire à l'âge de 18 ans le 15 juillet 1915 au 3e régiment des hussards à Saumur. Il devient maréchal des logis le 2 mai 1918. Il est légèrement blessé au poignet par balle de revolver, à Villers-Cotterêt le 2 juin 1918.

Il suit les cours d'élève aspirant à Saint-Cyr du 25 aout 1918 au 1er février 1919 et devient aspirant le 5 février. Il est démobilisé le 3 novembre 1920, devient sous-lieutenant de réserve en 1929, puis lieutenant de réserve le 23 avril 1934. Il reçoit la Croix de guerre 1914-1918.

Carrière de journaliste et d'écrivain[modifier | modifier le code]

Il commence sa carrière journalistique au Journal des Débats et à La Liberté, puis devient rédacteur au Petit Journal en 1929. Il collabore au Crapouillot, à Vu et Gringoire. Il dénonce dès 1932 la montée du national-socialisme et sa nature réelle[2]. Il reçoit le 14 octobre 1933 le prix Gringoire pour le meilleur reportage de l'année.

Sa mort[modifier | modifier le code]

Dérangeant, par ses écrits, pour les nazis, ceux-ci décident de son élimination. Il est empoisonné lors d'un séjour en Allemagne en février 1935[réf. nécessaire]. Rentré en France, il meurt à 38 ans, après trois semaines d'agonie, le 3 avril 1935 rue Labie dans le 17e arrondissement de Paris. Son service funèbre se déroule le 11 avril 1935 en l'église Saint-Ferdinand-des-Ternes à Paris et il est inhumé à Saveuse dans la Somme.

Les sept têtes du dragon vert[modifier | modifier le code]

L'éditeur Energeia du livre Les Sept Têtes du dragon vert, attribué à un certain « Teddy Legrand », l'attribue à Xavier de Hauteclocque[3], mais selon Serge Caillet, le pseudonyme de Teddy Legrand pourrait être en fait Jean d'Agraives ou Pierre Mariel[4]. Par ailleurs l'emploi du pseudonyme de Teddy Legrand pourrait indiquer une collaboration entre différentes personnes, dont Charles Lucieto qui voit son nom cité plusieurs fois dans l'ouvrage[5].

Ses œuvres[modifier | modifier le code]

Couverture de l'essai La Tragédie brune.
  • Montparnasse carrefour du monde, 1930, 18 pages
  • Le Secret des hordes, Éditions de la « Nouvelle Revue Critique », 1930.
  • Grand Nord, Éditions de la « Nouvelle Revue Critique », 1930.
  • Le Turban vert, avec une lettre-préface du maréchal Lyautey, Éditions de la « Nouvelle Revue Critique », 1931 ; réédition Energéïa, 2013.
  • La Guerre en masque noir, Éditions de la « Nouvelle Revue Critique », 1931; réédition Energéïa, 2014.
  • Les Mangeurs d'or (chez les usuriers de Paris), Éditions de la « Nouvelle Revue Critique », 1932.
  • Aigles de Prusse (chez les Junkers de Prusse), Éditions de la « Nouvelle Revue Critique », 1933.
  • Perceurs de frontières, Éditions de la « Nouvelle Revue Critique », 1933, qui reçut le prix Gringoire en 1933.
  • Pègre et Police internationales, Éditions de la « Nouvelle Revue Critique », 1934.
  • Police politique hitlérienne, Éditions de la « Nouvelle Revue Critique »; réédition Energéïa, 2014.
  • À l'Ombre de la Croix Gammée, Éditions de France.
  • La Tragédie brune, Éditions de la « Nouvelle Revue Critique », 1934.
  • Nuit sur l'Allemagne, paru dans la revue Gringoire, le 23 février 1934.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Généalogie familiale sur le site geneaet.
  2. Résumé de l'ouvrage Le tocsin ; un grand reporter assassiné : Xavier de Hautecloque (1897-1935) d'Henri de Wailly, sur le site de la librairie de Sciences Po
  3. Teddy Legrand, La Guerre des cerveaux, Les Sept Têtes du dragon vert, éditions energeia, 4e de couverture.
  4. http://sergecaillet.blogspot.ch/2007/07/les-sept-ttes-du-dragon-vert.html.
  5. Teddy Legrand, Les 7 Têtes du dragon vert, Paris, éditions Berger-Levrault, 1933, p. 7, p. 17, p. 28.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri de Wailly, Le Tocsin, Un grand reporter assassiné, Xavier de Hauteclocque (1897-1935), 2016, Triel sur Seine, Editions Italiques, un volume in 8°, 197 p. Ill..