Xénophobie et racisme liés à la pandémie de Covid-19

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La pandémie de Covid-19 a entraîné une croissance de la xénophobie et du racisme envers les personnes originaires de pays touchés par la maladie. Apparue dans la ville de Wuhan ,dans la province du Hubei en Chine ,vers le début du mois de , la Covid-19 a engendré une hausse des incidents liés à la peur de contracter le virus, à la suspicion, voire à l’hostilité, d'abord envers les personnes d'origine asiatique, puis européenne (notamment italienne) à la suite de l'apparition de nouveaux foyers infectieux[1],[2],[3],[4],[5].

En Asie, au moment du recul de l'épidémie, les personnes typées étrangères font face à une vague de méfiance teintée de xénophobie[6],[7].

Contexte de la COVID-19[modifier | modifier le code]

La COVID-19 (acronyme anglais signifiant Coronavirus disease 2019) est une maladie virale d'origine animale provoquée par le coronavirus SARS-CoV-2. Souvent comparée au SRAS, en raison de la proximité génétique des deux virus, cette pathologie présente des caractéristiques cliniques assez différentes.

L'épidémie a débuté fin 2019 dans la ville de Wuhan, capitale de la province du Hubei en Chine

Le taux de mortalité global est pour l’instant inconnu mais estimé entre 2 et 3 % au 24 févier 2020, pour l’instant moins mortel que le SRAS qui a eu un taux de mortalité estimé à 10 %. Néanmoins, plus d’un mois après sa découverte, le nombre de personnes infectées par la Covid-19 décédées a dépassé le bilan du SRAS.[8]

Plusieurs cas remontés sont soupçonnés de provenir du marché aux fruits de mer Huanan à Wuhan, plus particulièrement des stands de vente de viandes issues de mammifères. Cette information, associée à une vidéo virale sur les réseaux sociaux montrant une influenceuse chinoise consommant une soupe de chauve-souris a participé à la stigmatisation des habitudes alimentaires chinoises. Toutefois, cette vidéo s’est révélée une fake news, étant donné qu'elle aurait été tournée trois ans avant l’apparition du virus et au Palaos, dont cette soupe est une spécialité[9],[10]. Une autre vidéo, publiée sur Facebook le , montre un marché bondé où l'on vend des chauve-souris, des serpents, des rats et d'autres animaux sauvages, présenté comme celui de Wuhan. Les services de vérification des faits de l'AFP ont depuis démenti cette information en prouvant que la vidéo provenait de l'île indonésienne des Célèbes[11].

Discriminations et actes xénophobes par pays[modifier | modifier le code]

BlankMap-Africa.svg Afrique[modifier | modifier le code]

Drapeau du Cameroun Cameroun[modifier | modifier le code]

L'ambassade des États-Unis a émis un avertissement aux voyageurs à la suite des faits reportés de « harcèlement verbal et sur le web, caillassages, et d'attaques sur véhicules occupés par des expatriés »[12].

Drapeau de l'Égypte Égypte[modifier | modifier le code]

Selon l’ambassade du Japon au Caire, des vendeurs ont hésité à servir des clients japonais. L’expression “Corona” a également été entendue pour parler de ressortissants japonais dans la rue[13].

Le , un chauffeur Uber a été arrêté après avoir été vu dans une vidéo où il a débarqué un client Chinois en pleine autoroute. Dans la vidéo, une voix se moque du client en lui criant « le premier cas de coronavirus en Egypte », et ajoute « Dieu soit avec toi, Hajji! Dégage le! » en soutien au chauffeur. Par la suite, des égyptiens se sont excusés auprès du voyageur chinois et ont vivement condamné cet acte de racisme et de harcèlement[14],[15].

Drapeau du Nigeria Nigeria[modifier | modifier le code]

Le président de l'union des journalistes nigérians a annoncé que la venue de médecins chinois serait l'occasion pour eux d'utiliser les nigérians comme cobayes. Il a ensuite ajouté qu'en« Italie, le virus s'est propagé à la suite de la venue de médecins chinois », et plaide pour ne pas accueillir de médecins chinois. Cette annonce a été appuyée par l'association médicale nigériane qui s'oppose également à la venue des médecins chinois, car cela discrédite l'image des médecins locaux[16].

Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

Drapeau du Canada Canada[modifier | modifier le code]

Fin , John Tory, maire de Toronto, a dénoncé la xénophobie envers les canadiens d’origine chinoise dans le contexte de l'augmentation de la stigmatisation de cette communauté[17],[18].

Le , Peter Akman, reporter pour la chaine CTV News a tweeté une image de son coiffeur d’origine asiatique avec un masque avec la mention « Heureusement que tout ce que j’ai eu, c’est une nouvelle coupe de cheveux ». Le reporter a été renvoyé après la dénonciation de ce tweet[19],[20].

Le , une pétition appelant à expulser les élèves chinois a été diffusée. 208 écoles de Toronto ont condamné la pétition qui incite au racisme et à la discrimination[21].

Le , la une du journal de Colombie-Britannique The Province affichait « Un second cas du virus chinois en Colombie-Britannique ». Tong Xiaoling, consul général de Chine à Vancouver a exigé des excuses au journal, indiquant que cette une était « discriminatoire et non professionnelle ». Le , Harold Munro, rédacteur en chef du journal a répondu que la référence « virus chinois » était une manière d’indiquer l’origine géographique du virus mais n’avait pas pour but de discriminer la communauté d’origine chinoise[22].

Des boutiques de commerçants chinois de Vancouver ont témoigné de baisse de chiffre d'affaires de l'ordre de 50 à 70 %[23], tandis que dans la région de Toronto, les restaurants chinois accusent une baisse de 30 à 80% des ventes[24].

Selon un sondage d’Ipsos MORI, 12 % des canadiens interrogés pensent éviter les contacts avec les personnes d’origine chinoise et 12 % pensent éviter d'aller manger dans des restaurants asiatiques[4].

Drapeau des États-Unis États-Unis[modifier | modifier le code]

Affiche contre la xénophobie dans le métro de New-York

Une infographie publiée par les services de santé de l'université de Berkeley en Californie indiquait : "xénophobie : la peur d’interagir avec les personnes pouvant venir d’Asie, et la culpabilité liée à cette peur sont normales"[25]. Cette publication a provoqué un tollé sur Twitter, où elle a été décrite comme confuse et incitant à la xénophobie[25].

Dans un Costco d'Issaquah, dans l’État de Washington, un employé a ordonné à un enfant métis de « partir, parce qu'il pourrait venir de Chine »[26],[27].

Une femme ayant voyagé en décembre dans la province du Hubei a été priée de quitter son appartement de Seattle et de se mettre en quarantaine à un autre endroit par le responsable de son condominium Elle n'avait pourtant aucun symptôme et n'a reçu aucune directive des autorités sanitaires[13].

Une Américaine d’origine thaï a été agressée verbalement dans le métro de New York par un homme lui criant des propos liés au COVID-19[28]. Également dans le métro de New York, une autre femme qui portait un masque a été frappée par un homme qui l’a traitée de « maladie »[29].

Le Chinatown de Houston a subi une baisse de fréquentation à la suite de rumeurs malintentionnées de contamination par la Covid-19 dans le quartier[30]. Des restaurants de Boston ou New York ont également perdu de nombreux clients à cause de la peur du COVID-19[31],[32].

Le , les autorités de Los Angeles se sont élevées contre le nombre croissant d’incidents et d’agressions contre la communauté asiatique, notamment un collégien frappé et hospitalisé[33]. Dans la vallée de San Fernando, un adolescent de 16 ans a été attaqué par des lycéens qui l’accusaient de porter le virus car il est d’origine asiatique[34]. Robin Toma de la commission des relations humaines du comté de Los Angeles a expliqué que « Certaines personnes voient très rapidement une personne d’origine asiatique ou chinoise comme une personne plus susceptible de porter le virus. Nous devons intervenir quand nous l’observons, et oser parler. Nous devons être actifs et non pas juste des témoins»[34].

Des faux prospectus de l’OMS conseillaient d’éviter les restaurants asiatiques à Los Angeles[33],[35].

Selon un sondage d’Ipsos MORI, 17 % des Américains interrogés pensent éviter les contacts avec les personnes d’origine chinoise et 18 % pensent éviter d'aller manger dans des restaurants asiatiques[4].

Le , le ministre des affaires étrangères italien Luigi Di Maio s'indigne sur les réseaux sociaux d'une cartographie diffusée par la chaîne CNN dépeignant l'Italie comme un vecteur de propagation du COVID-19 à travers le monde[36].

Le , à la suite d'un discours où il a continué de parler de "virus chinois", après l'avoir mentionné une première fois sur Twitter, le président Donald Trump a été accusé d'inciter au racisme. Il s'est défendu en indiquant que le virus provenait de Chine, tout en réfutant l'idée que le virus ait été importé à Wuhan par des soldats américains[37].

BlankMap-Asia.png Asie[modifier | modifier le code]

Drapeau de la République populaire de Chine Chine[modifier | modifier le code]

Désinformation chinoise sur l'origine du coronavirus[modifier | modifier le code]

L’ambassade de Chine à Tokyo a transmis à tous ses ressortissants un message sur certaines directives à appliquer s’ils sont confrontés au « coronavirus japonais », comme si le virus une fois arrivé au Japon prenait la nationalité japonaise[38].

Cette qualification n’est pas passée inaperçue, puisque Tokyo a repoussé la visite officielle du leader Xi Jinping au Japon, prévue en avril, et interdit, deux mois après la crise, l’entrée sur son territoire des ressortissants chinois[38].

Dans les médias officiels ont également été diffusées des informations sur plusieurs dizaines de cas « d’importation » du virus en Chine venant de l’étranger, d'Italie ou d'Iran, et laisse penser que ce sont des étrangers qui viennent aujourd’hui contaminer la Chine, alors que ce sont des Chinois de retour chez eux[38].

Plusieurs messages officiels appellent « le monde à remercier la Chine » pour les sacrifices qu’elle a consentis en luttant contre le virus et qu’elle est prête à en partager l’expérience à ceux qui en ont aujourd’hui besoin[38].

Allégations de racisme anti-africain par le gouvernement chinois[modifier | modifier le code]

Le , les autorités de Canton ont déclaré que cinq nigérians avaient été testés positifs au Covid-19[39]. À la suite de ces déclarations, des mesures discriminatoires comme des expulsions de nigérians de leurs logements ont pu être observées[40],[41].

Des étudiants et des expatriés africains de la ville de Guangzhou, dans le sud de la Chine, ont été soumis à des tests obligatoires de dépistage du coronavirus et à une auto-quarantaine arbitraire de 14 jours, indépendamment de leurs antécédents de voyage récents, dans un contexte de crainte accrue d'infections importées[42].

Un grand nombre de ressortissants africains se sont également retrouvés sans abri, après avoir été expulsés par les propriétaires et rejetés par les hôtels de la ville[42].

En Afrique, cependant, les gouvernements, les médias et les citoyens ont réagi avec colère à la montée apparente du sentiment anti-étranger, alors que des vidéos d'Africains harcelés par la police, dormant dans la rue ou enfermés dans leur maison sous quarantaine circulaient sur Internet[43].

Samedi, la première page du plus grand journal du Kenya a fait la une avec le titre « Les Kényans en Chine : Sauvez-nous de l'enfer », alors qu'un membre du parlement du pays demandait aux ressortissants chinois de quitter le Kenya immédiatement. Des chaînes de télévision en Ouganda, en Afrique du Sud et au Nigeria ont également diffusé des reportages sur les mauvais traitements présumés[43].

Les retombées menacent de saper les efforts diplomatiques de la Chine en Afrique. Ces dernières années, les nations africaines sont devenues des partenaires diplomatiques et commerciaux clés de Pékin, les échanges commerciaux de la Chine avec l'Afrique s'élevant à 208 milliards de dollars en 2019, selon les chiffres officiels de l'Administration générale des douanes chinoises[43].

Hannah Ryder, une Britanno-Kényane qui a travaillé pour les Nations Unies en Chine et qui est maintenant PDG d'une entreprise kényane à Pékin, a déclaré que ce type d'incidents peut avoir un impact massif sur la façon dont les populations africaines perçoivent la Chine[43].

Le porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, Zhao Lijian, a reconnu à l'époque qu'« il pourrait y avoir certains malentendus dans la mise en œuvre des mesures » destinées à empêcher les « importations étrangères » du virus. La Chine a traité tous les étrangers sur un pied d'égalité, a déclaré Zhao[44].

Toutefois, Pékin a également tenté de suggérer que les rapports faisant état d'Africains ciblés à Guangzhou sont un complot pour salir le pays. Un éditorial du Global Times, un journal d'État, a déclaré que les médias occidentaux, les politiciens américains et les « séparatistes de Hong Kong » étaient parmi ceux qui ont fomenté de tels incidents[44].

Roberto Castillo, professeur assistant à l'université Lingnan de Hong Kong qui a fait des recherches sur la présence africaine en Chine, a déclaré : « Sans surprise, la réponse de la Chine a été de détourner et de présenter le récit comme une situation de plus déformée par les médias occidentaux et les fausses nouvelles, et de souligner que la Chine ne discrimine aucun étranger »[44].

Ces dernières années, la Chine a fait de grands progrès dans sa présence politique, commerciale et culturelle en Afrique et a lancé une offensive diplomatique au début de la pandémie. La querelle sur le racisme menace certains de ces progrès[44].

« Les images de Noirs dormant sous les ponts, de familles avec enfants expulsés de leurs lieux de résidence légalement loués, ainsi que le refus d'entrée et de service aux Noirs, ont été considérés par beaucoup comme du racisme chinois et comme une trahison de la solidarité africaine en ces temps difficiles », a déclaré M. Castillo[44].

Pour ces évènements, la Chine a été dénoncée par l'Union africaine[45].

Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud[modifier | modifier le code]

Un restaurant de Séoul a brandi un panneau indiquant en caractères chinois rouges « chinois interdits »[46]. Plus de 500 000 Sud-Coréens ont signé une pétition pour interdire l’entrée du territoire aux touristes chinois[47],[46].

Drapeau de Hong Kong Hong Kong[modifier | modifier le code]

L'épidémie de COVID-19 a accentué le sentiment anti-chinois à Hong Kong, déjà existant à la suite des manifestations contre l'amendement de la loi d'extradition par le gouvernement de Hong Kong[48].

Un restaurant japonais du quartier de Hung Hom a refusé de servir les clients venant de Chine continentale. Sur Facebook, le restaurant annonce ne pas vouloir prendre de risque et s'excuse de vouloir "protéger les clients locaux"[48].

Drapeau d’Israël Israël[modifier | modifier le code]

Plus de mille touristes sud-coréens ont reçu l'ordre d'éviter les endroits publics et de rester en quarantaine dans leurs hôtels[49]. L'armée israélienne a également annoncé la mise en quarantaine de deux-cents ressortissants sud-coréens dans une base militaire[50]. D'autres touristes sud-coréens n'ont pas été acceptés dans des hôtels et ont dû dormir à l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv[51]. Un journal israélien a publié une plainte d'un touriste coréen indiquant qu'Israël traite les touristes asiatiques comme des virus[52]. Le docteur Hagai Levine, expert en santé publique a affirmé que les politiciens israéliens ont surréagi à propos du COVID-19 pour gagner l'approbation des électeurs[53].

Drapeau du Japon Japon[modifier | modifier le code]

Des Chinois vivant au Japon ont été les cibles de propos xénophobes par l’extrême droite japonaise, qui les accuse d’être à l'origine de la propagation de la pandémie. Des personnalités politiques ont également encouragé le ressentiment anti-chinois[54].

Le hashtag #ChineseDontComeToJapan (Chinois ne venez pas au Japon) est devenu une tendance sur Twitter[55].

Un serveur dans la ville d’Itō, sur la Péninsule d'Izu, a été enregistré criant “China!Out!” à une femme d’origine chinoise, qui a immédiatement quitté le restaurant[56].

Une confiserie de Hakone, dans la Préfecture de Kanagawa a posé un panneau indiquant “Chinois non autorisés”, provoquant un boycott des internautes chinois[57].

Selon un sondage d’Ipsos MORI, 28 % des Japonais interrogés pensent éviter les contacts avec les personnes d’origine chinoise[4].

Drapeau de la Malaisie Malaisie[modifier | modifier le code]

Une pétition a appelé à expulser et empêcher les citoyens chinois d’entrer dans le pays en argumentant que le « Nouveau virus se propage rapidement dans le monde à cause de leur mode de vie non hygiénique »[58]. La pétition a été signée par environ 250 000 personnes en une semaine[59].

Drapeau des Philippines Philippines[modifier | modifier le code]

Des groupes de défense des droits des philippins d’origine chinoise ont averti d’une hausse du racisme envers la communauté chinoise depuis la propagation de la Covid-19. L'association Chambre de commerce et industie chino-philippine et le Congrès des syndicats des Philippines (en) ont condamné la propagande anti-chinoise liée à la Covid-19[60].

L’Adamson University, une école catholique reconnue de Manille a reçu des critiques sur internet après avoir ordonné à ses étudiants chinois de se mettre en quarantaine[61].

Le président Rodrigo Duterte a appelé la population à ne pas discriminer les personnes d’origine chinoise[62].

Drapeau de Singapour Singapour[modifier | modifier le code]

Une pétition exigeant que le gouvernement de Singapour interdise l’entrée du territoire aux citoyens chinois et aux voyageurs provenant de Chine a été signée par 125 000 personnes[63].

K. Shanmugam, le ministre des affaires interieures a ordonné une enquête sur un enseignant musulman Abdul Halim bin Abdul Karim. Ce dernier a posté sur Facebook que la Covid-19 est « un cadeau d’Allah contre les chinois pour leur oppression des ouïghours musulmans du Xinjiang ». Dans une autre publication, Abdul Halim affirme que les Chinois ne se nettoient pas correctement après avoir fait leurs besoins et ont une moins bonne hygiène que les musulmans, ce qui participe à la propagation du virus. Pour le ministre, ces commentaires sont « stupides », « xénophobes » et « vraiment racistes ». Il a ajouté qu’il n’est « vraiment acceptable pour personne de laisser s’exprimer ainsi une personne censée être un guide religieux »[64]. Le conseil du culte musulman de Singapour a reconnu l’existence de ces propos qui « expriment des idées qui ne représentent pas la communauté musulmane » et a enquêté sur le sujet[65]. En réponse, Abdul Halim annonce que sa publication en malais sur Facebook n’avait pas pour but d’être raciste, et ne ciblait « aucune origine en particulier »[66].

Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Viêt Nam[modifier | modifier le code]

Des panneaux suggérant que les clients chinois ne sont pas acceptés ont été vus devant une boutique de Phú Quốc et un restaurant de Da Nang[67].

À la suite de l’apparition de foyers contagieux en Europe en , la méfiance s'est accrue envers les occidentaux. Certains commerces interdisent l'accès aux touristes et expatriés, tandis que des actes hostiles ont été perçus[68].

Drapeau de l'Europe Europe[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Allemagne[modifier | modifier le code]

Le , Der Spiegel a publié une Une controversée, indiquant « Coronavirus, Made in China : Quand la mondialisation devient un danger de mort »[69]. L'ambassade de Chine à Berlin a dénoncé une couverture « qui ne fait que semer la panique, provoquer des accusations mutuelles, voire répandre la discrimination raciale ».

L’ambassade chinoise à Berlin a reconnu une hausse d’actes hostiles envers les ressortissants chinois depuis l’apparition du virus[70].

Également le à Berlin, une Chinoise de vingt-trois ans témoigne avoir subi des insultes racistes et a été agressée par des inconnus dans la rue. Cet incident a été classé à caractère raciste par la police[71].

Également à Berlin, une étudiante chinoise originaire de Chengdu a reçu une notification d’expulsion de sa sous-location, sa propriétaire lui indiquant de quitter l’appartement sous deux semaines après qu'elle a annoncé avoir eu l'intention d'aller en Chine en janvier[72]. La propriétaire, l’actrice Gabrielle Scharnitzky se défend en invoquant la nécessité de se protéger contre une possible contamination par une personne revenant d’une région contaminée, ce qui pourrait mettre en danger sa santé et celle de ses invités[73]. L’étudiante a fini par être expulsée, alors que son voyage en Chine n’a pas eu lieu.

Le , un gynécologue de Berlin a refusé d'examiner une femme chinoise qui n’était pas allée en Chine depuis trois mois, parce que la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) pourrait contaminer les femmes enceintes de la clinique[74].

Le même mois, un médecin refuse d'examiner une étudiante chinoise à Essen qui se plaignait de maux de gorge, par peur de contamination par la COVID-19. Bien que l’étudiante ne soit pas allée en Chine depuis , le médecin lui indique qu’il fallait se rendre aux urgences, où il lui été diagnostiqué une bronchite[75].

Selon un sondage d’Ipsos MORI, 28 % des Allemands interrogés pensent éviter les contacts avec les personnes d’origine chinoise et 15 % pensent éviter d'aller manger dans des restaurants asiatiques[4].

En , des actes anti-français sont constatés dans les zones frontalières allemandes. Ces actes sous formes d'agressions, de crachats, jets d’œufs, de vexations et d'insultes répétées subies depuis plusieurs semaines par des Français[76].

Drapeau de l'Espagne Espagne[modifier | modifier le code]

#NoSoyUnVirus, la version espagnole de la campagne contre le sentiment anti chinois sur les réseaux sociaux, à la suite de l'apparition de l'épidémie de COVID-19[77].

Un bar de Huelva en Andalousie a interdit l'entrée à des étudiants chinois à cause de leur origine, constituant une violation du règlement andalous sur les spectacles publics et les activités récréatives[78].

Début , à Madrid, des boutiques tenues par des commerçants chinois ont du fermer car la clientèle avait peur de contracter la Covid-19[79].

Drapeau de la Finlande Finlande[modifier | modifier le code]

Selon la radio-télévision nationale Yle, des personnes d’origine asiatique ont témoigné d’actes de discrimination et d'agressions à la suite de l'apparition du COVID-19 en Chine[80].

Le Helsinki Times rapporte les difficultés des commerçants asiatiques pour attirer la clientèle qui a peur depuis l'apparition du COVID-19[81].

Drapeau de la France France[modifier | modifier le code]

Dans les médias et les réseaux sociaux[modifier | modifier le code]
Un asiatique accusé à tort pour ses origines

Le , Le Courrier picard affichait en première page la photo d’une femme asiatique avec pour titre « Alerte Jaune ». Ce journal a également publié un éditorial intitulé « Le péril jaune ? » renvoyant au terme du XIXe siècle indiquant le possible danger que les peuples d’Asie gouvernent le monde. À la suite de réactions de la communauté asiatique, le journal a présenté des excuses « à tous ceux qui ont pu être sincèrement choqués » en indiquant vouloir « relativiser l’éventuelle panique irrationnelle pouvant se répandre après l’apparition des premiers cas en France »[82],[83].

D'autres médias ont participé à la stigmatisation des personnes d'origine chinoise par un raccourci sur la Covid-19, appelé simplement "virus chinois" au début de la crise. Ce raccourci pouvait induire les lecteurs en erreur sur la possibilité d'être contaminé uniquement si une personne est d'origine chinoise[84],[85].

Une actrice japonaise travaillant pour Louis Vuitton a reçu des commentaires liés au COVID-19 sur la page Instagram de l'entreprise, menant au retrait de la publication[86].

Sur Youtube, le , Marie Benoliel de la chaîne Marie S'Infiltre fait une vidéo humoristique pour dénoncer le phénomène croissant chez les parisiens de méfiance envers les personnes asiatiques[87].

Une vidéo satirique intitulée Corona Pizza, est diffusée dans l'émission Groland de Canal+ et qui tourne en dérision la pizza italienne et le risque potentiel d'attraper la Covid-19 par sa consommation provoque l'indignation du ministre des affaires étrangères italien Luigi Di Maio sur les réseaux sociaux. Celui-ci qualifie le sketch de « mauvais goût et inacceptable »[88].

L'OMS et le ministère des affaires étrangères ont condamné les propos de chercheurs français qui ont évoqué l'Afrique comme terrain d'essai pour un vaccin contre la Covid-19, en arguant « qu'il n'y a pas de masques, pas de traitement, pas de réanimation » et « un peu comme c'est fait d'ailleurs sur certaines études avec le sida, ou chez les prostituées : on essaie des choses parce qu'on sait qu'elles sont hautement exposées »[89].

Le , lors de la diffusion sur BFM TV de la cérémonie de Qingming rendant hommage aux morts du Covid-19 en Chine , les téléspectateurs ont pu entendre l'éditorialiste Emmanuel Lechypre chuchoter « Ils enterrent des Pokemons ». Ces propos déplacés ont provoqué la mise en retrait d'une semaine de éditorialiste et des excuses de la chaine[90]. La chaine de télévision chinoise CGTN a condamné l'amalgame pouvant être fait entre la couleur jaune de Pikachu, pokémon le plus reconnu et celle des asiatiques[91].

Dans des lieux publics[modifier | modifier le code]

Plusieurs personnes d'origine asiatique ont constaté des stratégies d'évitement des personnes d'origine asiatique, voire des prises à partie dans les espaces publics. Des enfants d'origine asiatique ont été mis à l'écart ou ont été victimes de blagues stigmatisant leur origine, notamment dans un collège de Torcy [92] ou un autre de La Courneuve [93]. Le , à Auray, une lycéenne a été frappée et insultée. Sept jours d'ITT lui ont été prescrits à la suite de l'agression [94].

Des changements de comportement à l'égard des communautés asiatiques dans les lieux publics ont été remarqués depuis l'apparition du COVID-19, notamment dans le métro parisien [95]. Également dans le tramway de Paris, où un homme a hurlé à des personnes d'origine chinoise : "Si le virus chinois est arrivé en France, c’est la faute des chinois qui mangent des chauve-souris", et qu’il "détestait les chinois" [96]. Plusieurs personnes d'origine chinoise portant un masque ont été expulsées d'une rame de RER parce qu'elles portaient un masque[96]. Le , dans un supermarché de Strasbourg, un étudiant d'origine chinoise a été violemment pris à partie par une cliente[97]. Le , un homme d'origine chinoise a été tabassé à la sortie d'une boite de nuit de Biarritz[94].

La communauté d’origine chinoise n’a pas été la seule visée par des actes discriminatoires. L’animosité anti asiatique s’est également accrue envers les communautés d’origine vietnamienne [98] , sud-coréenne [99],[100] ou japonaise. Des ressortissants japonais ont témoigné d'une augmentation des actes anti-japonais comme des moqueries dans la rues ou un refus de prise en charge par un taxi [101],[102].

Un groupe d'étudiants japonais en voyage d'étude ont été pris à partie par un groupe de jeunes les traitant de "corona" et mimant des gestes pour se couvrir le nez et la bouche[13]. Au vu de ces incidents, le service public de radio et télévision japonais NHK a fourni une liste de pays présentant un risque pour les japonais, citant la discrimination anti-japonais comme risque en France et d'autres pays européens[103].

Le , en Martinique, des manifestants ont essayé d'empêcher l’atterrissage un avion en provenance d'Italie. Par la suite, ces manifestants ont bloqué et vandalisé un bus avec 70 touristes originaires d'Allemagne et de Belgique qui souhaitaient embarquer dans une croisière [5].

Selon un sondage d’Ipsos MORI, 13% des français interrogés pensent éviter les contacts avec les personnes d’origine chinoise et 14 % pensent éviter d'aller manger dans des restaurants asiatiques[4].

Impacts sur les commerces[modifier | modifier le code]

Des rumeurs relayées par les réseaux sociaux ont également contribué à l’inquiétude et la stigmatisation des commerçants d’origine chinoise. Les quartiers chinois de Paris se sont vus désertés comme à Belleville. Certains commerçants ont subi une baisse de chiffre d’affaires conséquente lors de la période du nouvel an chinois qui est faste en temps normal[104]. Un restaurant japonais de Boulogne-Billancourt a été recouvert de peintures et d'inscriptions "coronavirus, dégage virus "[105],[106].

De plus, hors de la région parisienne, les relations entre la Vienne et la Chine sont gelées[107]. Dans la ville de Poitiers, le commerce chinois est aussi victime des amalgames[108].

Drapeau de la Hongrie Hongrie[modifier | modifier le code]

Des commerçants d'origine asiatique, notamment dans le marché de Józsefváros, ont témoigné de baisses significatives de leurs ventes à cause de la peur du COVID-19. Des personnes d'origine asiatique ont également fait part de comportements d'évitement, voire d'agressivité à leur égard[109],[110].

Drapeau de l'Italie Italie[modifier | modifier le code]

La Repubblica annonce que le directeur du Conservatoire Sainte-Cécile de Rome, Roberto Giuliani suspend les cours de tous les “étudiants orientaux” (principalement d’origine coréenne, chinoise, japonaise) à cause du COVID-19, bien que la plupart soient des immigrants de seconde génération[111],[112].

Selon le Washington Post, les ressortissants de Corée du Sud et de Chine ont subi plus de moqueries et de discriminations qu’antérieurement[113].

Sur un média social, une publication montre un bar près de la fontaine de Trevi à Rome qui a posé un panneau interdisant l’entrée de toute personne venant de Chine pour “mesure de sécurité internationale”. Par la suite, ce panneau a été retiré par la police[28].

Des dizaines de boutiques chinoises ont été vandalisées dans les villes de Côme, Brescia et Varèse, et annoncent avoir perdu du chiffre d’affaires[114].

Des personnes d’origine chinoise ou philippine ont dénoncé agressions, harcèlement, et refus d’être servies, certains services publics demandant même aux étudiants d’origine asiatique de rester chez eux[114].

Le , un homme d'origine chinoise a été refoulé d'une station service à Cassola, en Vénétie. Une personne l'a interpellé et l'a agressé, lui causant de sévères blessures à la tête[115].

Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas[modifier | modifier le code]

L'organisation audiovisuelle publique NOS relate que dans ses propres publications Facebook et Instagram sur la Covid-19, de nombreux commentaires expriment du racisme et de la discrimination antichinoise. Il est aussi rapporté que des personnes ont demandé à des néerlandais d’origine asiatique s’ils étaient porteurs de la Covid-19, dans les transports, des supermarchés, des écoles ou même sur les réseaux sociaux[116].

Le disc jockey Lex Gaarthuis présente une chanson pour le carnaval intitulée Voorkmen is beter dan Chinezen (traduction libre : « Prévenir est mieux que les Chinois ») sur Radio 10. La chanson contient des propos comme « Nous ne pouvons pas avoir le virus dans notre pays, c’est uniquement à cause de ces Chinois puants » et « Ne mangez pas Chinois ». À la suite de nombreuses plaintes de la communauté chinoise aux Pays-Bas, la radio et le DJ ont présenté leurs excuses. Le DJ a invoqué le fait que sa chanson est satirique mais a dépassé les limites[117]. Une pétition intitulée "Wij zijn geen virussen" (Nous ne sommes pas des virus) a été lancée pour protester contre le racisme envers les personnes d’origine chinoise ou asiatique, qui a été signée 12 000 fois en une journée[118]. Dans la nuit du , une étudiante néerlandais d'origine chinoise a été agressée dans son dortoir à Tilbourg après avoir demandé à un groupe d'étudiants d'arrêter de chanter la chanson du Carnaval de Lex Gaarthuis[119].

Des étudiants chinois vivant sur le campus de l’université de Wageningue ont vu leur étage vandalisé. Ils ont trouvé un drapeau chinois déchiré sur la porte de l'un d'eux, un ascenseur souillé d’urine et d’excréments, et des tags indiquant « Mourez chinois » ou « Corona chinois »[120]. La police enquête sur l’incident mais n’a trouvé aucun suspect pour le moment[121].

À bord d'un vol KLM entre Amsterdam et Séoul, du personnel navigant met en place un panneau indiquant en coréen que les passagers ne sont pas autorisés à utiliser les toilettes réservées au personnel, par peur de la Covid-19[122]. À la suite de cet incident, un porte-parole de la compagnie présente des excuses, indiquant « être désolé que ce panneau ait été vu comme discriminatoire, alors que ça n'était pas l'intention du personnel » et qu’il n'existe pas de politique de toilettes réservées au personnel navigant dans la compagnie[123].

Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Des personnes d’origine chinoise au Royaume-Uni ont rapporté une augmentation d’actes racistes envers leur communauté[124].

Dans les médias, le journaliste Piers Morgan s'est moqué de la langue chinoise avec une blague de type "Ching Chang Chong" dans l'émission Good Morning Britain[125]. Le rédacteur en chef de l'Evening Standard, George Osborne a tweeté une illustration d'un rat avec un masque pour soi-disant commémorer le nouvel an lunaire[125].

Les commerces chinois du pays, en particulier les traiteurs et commerces du Chinatown de Londres ont enregistré une baisse de fréquentation dans les jours suivant l’apparition du COVID-19 par rapport à la fréquentation normalement élevée dans la période du Nouvel An lunaire. Cette baisse de fréquentation est due à une peur de la contamination par la nourriture ou des méthodes de travail considérées comme non hygiéniques[126],[127].

Un sentiment général de montée du sentiment anti-chinois est perçu dans tous les moyens de transport public[128]. Également à Londres, un étudiant de la Royal Holloway University a été pris à partie par des passagers d'un train à la gare de Clapham Junction. Des passagers du métro de Londres ont également rapporté un incident similaire[127].

Le , à Sheffield, un étudiant portant un masque a été harcelé verbalement et a subi des coups de coude de la part de trois personnes[129].

Le joueur de football Dele Alli a publié une vidéo sur Snapchat où il portait un masque et se moquait d’un homme d’origine asiatique assis à côté de lui à propos de la Covid-19. Par la suite, il a présenté ses excuses et retiré cette vidéo[130].

Un consultant thaïlandais de 24 ans a été violemment agressé et volé par deux adolescents qui lui ont crié dessus « Coronavirus »[131].

Le à Birmingham, une jeune femme d'origine indienne a été battue pour avoir défendu son amie chinoise qui a été insultée par un homme[132].

Drapeau de la Russie Russie[modifier | modifier le code]

À Moscou et Iekaterinbourg, des personnes d’apparence asiatique ont été prises pour cible par la police et des campagnes de mise en quarantaine, ce qui a été condamné pour fichage ethnique[133].

À Blagovechtchensk, plusieurs hôtels ont interdit les réservations pour les citoyens chinois. Dans le même temps, des boutiques tenues par des Chinois ont vu leurs ventes chuter considérablement[134].

Selon un sondage d’Ipsos MORI, 37 % des Russes interrogés pensent éviter les contacts avec des personnes d’origine chinoise dans le cadre de la crise de la Covid-19, le total le plus élevé dans les pays sondés[4].

Une vidéo publiée sur le réseau social russe VKontakte, intitulée « Corona virus pour Goy » défend la théorie selon laquelle la Covid-19 aurait été « mis au point par les Juifs » dans le but « d'asseoir leur suprématie »[135].

Drapeau de l'Ukraine Ukraine[modifier | modifier le code]

Le , 45 Ukrainiens et 27 autres personnes évacuées de Wuhan vers Novi Sanzhary (en) ont été accueillis par des bûchers et des jets de pierre[136],[137].

Océanie[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Australie Australie[modifier | modifier le code]

Le , deux journaux à grand tirage ont publié des unes contestées. Le Herald Sun de Melbourne titrait « Pandamonium », jeux de mot entre « Panda » et « Pandémonium » pour décrire le désordre lié au COVID-19 [48]. Par la suite, une pétition signée par plus de 40 000 personnes a exigé des excuses de la part du journal[138]. Le Daily Telegraph titrait quant à lui « Les enfants de la Chine doivent rester chez eux »[139]. Ces deux unes, ainsi que les différentes politiques de quarantaine ont participé à un sentiment de désinformation menant à la stigmatisation de la communauté asiatique en Australie [139]. Des propos comme "Rentrez à Wuhan" ou "Arretez de manger des chiens et des chauve-souris" ont pu être entendus par des personnes d'origine chinoise[139].

Dans un supermarché Woolworths de Port Hedland en Australie-Occidentale, une personne a signalé un employé refusant l’entrée du magasin aux personnes d’origine asiatique en expliquant éviter la propagation du COVID-19. Un témoin a porté plainte contre la chaîne de supermarché qui a confirmé l’incident, s’est excusé du mauvais comportement de l’employé et qui a lancé une enquête sur les circonstances[140],[141].

Dans le milieu scolaire, l’école privée Ravenswood pour filles de Sydney a demandé à une élève sud-coréenne de quitter son dortoir, sachant que l’élève a visité la Chine pour la dernière fois en et qu’elle a subi des examens médicaux à son arrivée à l’école[142].

Une augmentation des témoignages d’Australiens d’origine chinoise ou asiatique victimes d’actes hostiles a été constatée. Sur les réseaux sociaux, des appels à la rafle aux Chinois et à la destruction de la Chine pour arrêter l’épidémie ont été constatés[143],[144].

Les commerçants et restaurateurs chinois ont subi une baisse dramatique de leur chiffre d’affaires, d’environ 70 %[145].

Le , un homme s’est évanoui dans une rue du Chinatown de Sydney et est mort d’une crise cardiaque. Des vidéos circulant non vérifiées circulent sur les réseaux sociaux suggérant que les passant n’ont pas aidé cet homme par peur de la Covid-19[146].

Selon un sondage d’Ipsos MORI, 23 % des australiens interrogés pensent éviter les contacts avec les personnes d’origine chinoise et 20 % pensent éviter d'aller manger dans des restaurants asiatiques[4].

Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande[modifier | modifier le code]

Le député Raymond Huo a relaté des attitudes racistes à l'encontre de la communauté chinoise du pays [138]. Une citoyenne de Singapour a été prise à partie dans un centre commercial d'Auckland, alors qu'elle portait un masque. Une cliente lui a dit : "C'est vous, les Asiatiques, qui ramenez ce virus" [138].

Dans la région de Canterbury, un parent d’élève d’origine chinoise a reçu un mail annonçant que « [nos] enfants Kiwi ne veulent pas être dans la même classe que vos propagateurs de virus répugnants »[147].

Phil Goff, le maire d’Auckland a annoncé être mal à l’aise de voir les témoignages de personnes d’origine asiatique discriminées dans les piscines, transports publics et restaurants[148].

Drapeau de la Papouasie-Nouvelle-Guinée Papouasie-Nouvelle-Guinée[modifier | modifier le code]

Le , alors que le pays n'a recensé qu'un seul cas de patient atteint (un citoyen australien, transféré alors en Australie), un groupe de personnes attaque et pille des commerces tenus par des personnes d'origine asiatique dans la ville de Lae, leur reprochant la pandémie et donc les mesures de restriction prises dans le cadre de l'état d'urgence décrété par le gouvernement[149],[150].

Actions contre la xénophobie et le racisme pendant la crise de la Covid-19[modifier | modifier le code]

Alors que le racisme et la xénophobie se sont accrus pendant la crise de la Covid-19, des voix se sont élevées contre ces actes, en enregistrant, critiquant ou en essayant de changer les stéréotypes.

Au niveau international[modifier | modifier le code]

Le , le comité d’urgence de l’Organisation mondiale de la santé a publié une déclaration rappelant à tous les pays de respecter les principes de l’article 3 du Règlement sanitaire international [151] indiquant que l’OMS doit respecter « la dignité des personnes, les droits de l'homme et les libertés fondamentales » dans les mesures prises pour éviter la propagation du virus[152]. Le , António Guterres, Secrétaire général des Nations unies a tweeté un message appelant à combattre la stigmatisation des personnes d'origine asiatique malgré le contexte d'anxiété[153].

Le Comité international de taxonomie des virus a travaillé pour éviter l'appellation "virus chinois", qui pouvait créer une stigmatisation des populations d'origine chinoise[154]. Le , ce comité a fini par désigner la maladie comme Covid-19, et le virus responsable SARS-CoV-2[155].

En , la Haute Commissaire aux Droits de l'Homme Michelle Bachelet a appelé à lutter contre les préjugés raciaux envers les personnes originaires d’Asie Orientale et à la protection des droits des personnes en quarantaine[156],[157].

Par pays[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Belgique Belgique[modifier | modifier le code]

Une vidéo a été tournée dans le métro de Bruxelles pour dénoncer le racisme anti-asiatique. Elle met en scène des acteurs agressant verbalement des acteurs asiatiques et leur demandant de sortir d'une rame de métro, ainsi que les réactions des passagers qui ne sont pas des acteurs[158].

Drapeau du Canada Canada[modifier | modifier le code]

Le Premier ministre Justin Trudeau a appelé les Canadiens à rester unis et a dénoncé la montée de la discrimination envers les différentes communautés asiatiques pendant les célébrations du Nouvel An lunaire à Scarborough [159],[160]. Un restaurateur de Toronto a lancé une opération pour encourager les clients à consommer également chez son collègue fleuriste d'origine asiatique[160].

Drapeau des États-Unis États-Unis[modifier | modifier le code]

Le , une manifestation contre la discrimination des personnes d'origine asiatiques a été organisée à Bryant Park à New York sur le thème "Je suis chinois, pas un virus" où les participants proposaient des free hugs aux passants, comme en Italie[161].

Drapeau de la France France[modifier | modifier le code]

Les actes discriminatoires envers les personnes d'origine asiatique en France sont dénoncés par le mot-clé #JeNeSuisPasUnVirus sur les réseaux sociaux[162].

L'association SOS Racisme lance une campagne humoristique sur les réseaux sociaux pour lutter contre la stigmatisation des communautés d'origine asiatique [105],[163]

Drapeau de l'Italie Italie[modifier | modifier le code]

Une association de jeunes italiens d'origine chinoise a diffusé une vidéo où l'un des membres porte un panneau indiquant «je ne suis pas un virus» et propose des free Hugs sur une place fréquentée de Florence[164].

En réponse à la propagation du virus en Italie, le président Sergio Mattarella a fait une visite surprise dans une école primaire de Rome où la moitié des élèves est d’origine chinoise, pour montrer son soutien et sa solidarité. Il a annoncé « Amitié et paix sont fondamentales, et vous le savez »[165],[166].

Un artiste italien a dénoncé le racisme anti asiatique lié au COVID-19 avec une publication sur Instagram où il apparait avec le maquillage d'un masque chirurgical et le message : "Arrêtez d'utiliser l'excuse du coronavirus pour exprimer votre foutu racisme"[167].

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]