Wonder Woman

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Wonder Woman (film))
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour la série télévisée, voir Wonder Woman.
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Des informations de cet article ou section devraient être mieux reliées aux sources mentionnées dans la bibliographie, sources ou liens externes (mai 2013).

Améliorez sa vérifiabilité en les associant par des références à l'aide d'appels de notes.

Wonder Woman
Personnage de fiction apparaissant dans
Wonder Woman.

Lynda Carter dans la série télévisée The New Adventures of Wonder Woman.
Lynda Carter dans la série télévisée The New Adventures of Wonder Woman.

Alias Princesse Diana (véritable identité)
Diana Prince
Naissance Île de Themyscira
Espèce Amazone
Pouvoirs super-force, vol, super vitesse, durabilité, télépathie animale, résistance au contrôle mental, grande résistance à la magie, régénération, projection astrale, Lasso magique (vérité)
Famille Reine Hippolyte (mère)

Zeus (père) Arès (demi-frère)

Affiliation Ligue de justice d'Amérique
Themyscira

Créé par William Moulton Marston
H. G. Peter (dessins)
Interprété par Cathy Lee Crosby
Lynda Carter
Gal Gadot
Films Wonder Woman (1974)
Batman v Superman : L'Aube de la justice
Wonder Woman (2017)
Justice League
Séries Wonder Woman (1975-79)
Wonder Woman (2011, non diffusé)
Première apparition Age d'or
All Star Comics #8
(décembre 1941)
Version Moderne
Wonder Woman vol. 2 #1 (février 1987)
Éditeurs DC Comics

Wonder Woman est une super-héroïne de bande dessinée américaine créée par William Moulton Marston (sous le pseudonyme de Charles Moulton) en décembre 1941 dans All Star Comics. Elle était à l'époque l'une des premières super-héroïnes et elle est certainement encore aujourd'hui la plus célèbre d'entre elles.

Dans la plupart des adaptations, Wonder Woman est la princesse Diana d'une tribu d'amazones dont les origines sont liées à la mythologie grecque. Ambassadrice amazone dans notre monde, elle possède différents pouvoirs surnaturels ainsi que des cadeaux des dieux grecs, comme un lasso magique et des bracelets à l'épreuve des balles. Elle fait aussi partie de la Ligue de justice d'Amérique.

Marston a voulu faire de Wonder Woman un personnage féministe et la plupart des scénaristes qui ont repris le personnage, particulièrement ceux des années 1980 et suivantes, l'ont représentée ainsi.

En dehors des bandes dessinées, elle est aussi connue pour l'adaptation télévisuelle de ses aventures, avec Lynda Carter, et diffusée aux États-Unis de 1975 à 1979. Le côté kitsch de la série ne l'empêcha pas de connaître un succès. Grâce à la popularité du personnage et l'impact de la série, Lynda Carter devient par la suite une icône dans les héroïnes de séries à la télévision.

D'autre part, elle est aussi apparue dans des séries de dessins animés adaptant l'univers DC, Super Friends dans les années 1970 et 1980 et La Ligue des Justiciers dans les années 2000. Elle apparaît aussi dans le film Batman v Superman : L'Aube de la Justice sorti en avril 2016.

Origine du personnage[modifier | modifier le code]

En 1940, William Moulton Marston est conseiller éditorial pour la société All-American Publications, dirigée par Max Gaines. Lassé de ne voir que des super-héros masculins, il crée une super-héroïne nommée Suprema the Wonder Woman. Max Gaines, intéressé par le concept, accepte l'idée de Marston qui crée la série sous le nom de plume Charles Moulton (combinaison de son 2e nom et de celui de Max Gaines). Bien que Marston porte entièrement la responsabilité de la création, le responsable éditorial Sheldon Mayer, apporte sa pierre et convainc l'auteur de ne garder que la seconde partie du nom. Le dessin est confié à H. G. Peter, artiste expérimenté, qui réalisera presque toutes les aventures de l'héroïne jusqu'en 1958[1].

Dans une parution de 1943 de The American Scholar, Marston dit : « Même les filles ne voudront pas être des filles tant que nos archétypes féminins manqueront de force, de vigueur et de puissance. Comme elles ne veulent pas être des filles, elles ne veulent pas être tendres, soumises, pacifiques comme le sont les femmes bonnes. Les grandes qualités des femmes ont été méprisées à cause de leur faiblesse. Le remède logique est de créer un personnage féminin avec toute la force de Superman plus l'allure d'une femme bonne et belle. »

À la création du personnage, le communiqué de presse précise : « Wonder Woman a été conçue par le docteur Marston dans le but de promouvoir au sein de la jeunesse un modèle de féminité forte, libre et courageuse, pour lutter contre l'idée que les femmes sont inférieures aux hommes et pour inspirer aux jeunes filles la confiance en elles et la réussite dans les sports, les activités et les métiers monopolisés par les hommes »[2].

Évolution du personnage[modifier | modifier le code]

De 1940 à 1947[modifier | modifier le code]

En décembre 1941, Wonder Woman fait ses débuts dans le numéro 8 de All-Star Comics. Dans ce comics on voit Steve Trevor, pilote de l'armée américaine s'écraser sur Paradise Island. Il est recueilli par Diana, la «fille» de la reine Hippolyte qui dirige cette île où se sont réfugiées les Amazones après leur défaite face à Hercule. Diana est en réalité une fille créée à partir d'argile et à laquelle les dieux ont donné la vie. Steve Trevor est obligé de quitter l'île mais il est accompagné par Diana qui l'emmène dans son avion invisible. Diana a aussi pour mission d'aider les États-Unis, présentés comme la « dernière citadelle de la démocratie ». Elle prend l'identité de Diana Prince, devient la secrétaire de Steve Trevor et commence à combattre le crime[3].

Ses aventures sont ensuites racontées dans le premier numéro de Sensation Comics (janvier 1942).

Six mois plus tard (été 1942), elle obtient un titre à son nom, faisant d'elle la première super-héroïne à avoir son propre comic book.

Jusqu'à sa disparition en 1947, Marston écrit quasiment toutes les apparitions de son héroïne (il fut remplacé en 1946 et 1947 par Joyce Murchinson) et pose les fondations du personnage qui serviront pendant les quarante années suivantes. Le dessinateur H. G. Peter lui donne une allure féminine assez simple mais bien identifiable, qui contraste avec les autres super-héros de l'époque.

Armée de ses bracelets à l'épreuve des balles, de son lasso magique, et forte de son entraînement d'amazone, Wonder Woman est l'archétype de la femme parfaite dans l'esprit de Marston. Elle est belle, intelligente, forte, mais a néanmoins un côté doux. À cette époque, ses pouvoirs provenaient de sa « concentration d'amazone », et non d'un cadeau des dieux.

Le « lasso magique » de Wonder Woman est supposé avoir été forgé de la ceinture magique d'Aphrodite qui fut léguée à Hippolyta (la mère de Wonder Woman) par la déesse. Afin de faire le lasso, le dieu Héphaïstos emprunta la ceinture de l'Olympe, en retira les liens et s'en servit pour créer le lasso. Il est incassable, infiniment extensible et a le pouvoir de faire obéir ceux qui en sont encerclés, et plus particulièrement de leur faire dire la vérité.

Diana Trevor, la mère du personnage Steve Trevor, est membre du Women Airforce Service Pilots. Elle s'était accidentellement écrasée sur l'île mythique de Themyscira, lors d'une mission dans les années 1940. Elle fut alors enterrée avec tous les honneurs par les Amazones, qui furent émues par son sacrifice. Le nom du personnage principal de la série, « Princesse Diana », « Diana Prince » ou « Wonder Woman » tire son nom de celui de cette femme pilote, ainsi que son costume, fabriqué à partir de l'uniforme de la pilote que les Amazones vénérèrent.

Wonder Woman était aidée par les « Holliday Girls », avec la gourmande Etta Candy à leur tête. Etta fut la seule du groupe à prendre une réelle importance. Elle serait d'ailleurs l'un des personnages les plus durables de la série.

Des dessins de femmes ligotées par des hommes illustrèrent occasionnellement les couvertures de Sensation Comics et Wonder Woman de 1942 à 1947. Dans le no 3 de Wonder Woman, c'est la super-héroïne elle-même qui prend le dessus, ligotant des femmes, et, dans une scène mémorable, les habillant de fourrures et puis les chassant dans la forêt, pour finalement les attacher et les exposer sur un plateau. Ces subtils sous-entendus érotiques dans les albums ont été remarqués par les historiens de la bande dessinée, qui ont débattu pour savoir s'il s'agissait d'une façon pour Marston d'exposer ses propres fantasmes (certaines biographies prétendent qu'il aurait été un adepte du bondage) ou s'il s'agissait d'un moyen (conscient ou non) d'attirer les jeunes lecteurs.

Durant cette période, Wonder Woman rejoint la Justice Society of America, la première équipe de super-héros, dans la revue All-Star Comics. Mais, l'époque étant ce qu'elle était, Wonder Woman, bien que l'un des membres les plus puissants du groupe, est reléguée au rang de secrétaire.

Wonder Woman n'arrête pas simplement les criminels, mais veut les réformer. Il y a, près de Paradise Island, une petite île appelée Transformation Island, sur laquelle se trouve un centre de réhabilitation. La « soumission par l'amour » est en effet un des thèmes importants de Wonder Woman, même s'il fut parfois parodié, les criminels se rendant à la belle héroïne pour profiter de sa compagnie.

Elle est d'abord dessinée par Harry G. Peter, et son visage prend les traits de la Première dame Eleanor Roosevelt, de l'actrice Betty Grable et de la militante Margaret Sanger ; elle invoque notamment la « Grande Héra » la « Souffrante Sappho ». Début 1942, un sondage est publié dans All Star Comics, interrogeant les lecteurs pour savoir si Wonder Woman, même si elle est une femme, peut rejoindre la Ligue des justiciers ; le oui l'emporte largement. Elle en est la seule femme et le dessinateur Gardner Fox la fait devenir secrétaire de la société. Dans un épisode figurant l'entrée des héros dans la guerre, Wonder Woman est présentée comme restant aux États-Unis pour répondre au courrier des lecteurs, ce qui irrite son créateur William Moulton Marston ; en 1943, il dessine un épisode où elle devient présidente des États-Unis. Après 1947, la mort de Marston et dans un contexte où les femmes laissent pour beaucoup leur place aux soldats rentrés du front, l'héroïne sort alors de ce côté féministe pour jouer des rôles, hors son côté héroïne, de baby-sitter, de mannequin ou d'actrice[2].

De 1947 à 1958[modifier | modifier le code]

En 1947, Robert Kanigher reprend le personnage le plus souvent illustré par H.G Peter. Celui-ci est parfois remplacé par Irwin Hasen ou Irv Novick. La série perd un peu de son lustre d'antan : moins féminine, Wonder Woman s'affirme en tant qu'héroïne américaine. H.G Peter continua jusqu'au numéro 97. Peter et Marston manquent à ceux qui ont vécu cet âge d'or des comics books.

Dans les dernières histoires, les capacités de Wonder Woman s'accroissent. Ses boucles d'oreilles lui offrent la possibilité de respirer dans l'espace, l'origine de son avion invisible (à l'origine un avion à hélices, un P-40 Warhawk ou un P-51 Mustang, mais devenu, afin de suivre l'évolution technologique, un avion à réaction) est expliquée, sa tiare devient un boomerang indestructible et ses bracelets lui permettent de communiquer avec Paradise Island.

Ces modifications n'influèrent pas sur l'audience de la série, contrairement à la crise qui allait suivre.

Fin de l'âge d'or et années 1960[modifier | modifier le code]

En 1954, le docteur Fredric Wertham fait paraître son livre Seduction of the Innocent, dans lequel il expose son point de vue anti-comics. Cette publication marque pour beaucoup la fin de l'âge d'or des comics. Pour faire face aux critiques, les éditeurs créent la Comics Code Authority, de fait un organisme de censure. Dans le cadre de l'application de ce code, la dimension féministe de Wonder Woman est mise entre parenthèses.

Wonder Woman connaît de nombreux changements à partir du milieu des années 1950 et pendant les années 1960. Son origine est réécrite, attribuant ses pouvoirs à une combinaison de dons faits par des divinités grecques et romaines.

Dans les années 1960, le scénariste Robert Kanigher décide d'appliquer une formule déjà testée sur Superman sous la direction de Mort Weisinger, à savoir se pencher sur le jeunesse du protagoniste. À l'instar de Superboy, la bande dessinée évoque les péripéties de la jeune Diana, dite Wonder Girl. Le scénariste poursuit dans cette veine en mettant en scène « Wonder Tot », autrement dit Wonder Woman enfant. Sous le nom de « Wonder Queen », la reine Hyppolyta se joint aux aventures de sa fille.

Le scénariste Bob Haney - qui n'a sans doute pas compris que Wonder Girl n'était pas un personnage séparé - inclut cette dernière dans l'équipe des Teen Titans, avec Robin, Kid Flash, et Speedy. Quelques années plus tard, on donne une origine séparée à Wonder Girl, faisant d'elle une orpheline sauvée par Wonder Woman.

En 1972, Wonder Woman est nommée « symbole de la révolte féministe », dans un contexte malgré par une nouvelle vague de lutte de mouvements de femmes, mais si certaines critiquent le personnage mythique et préfèrent les réalisations concrètes[2].

Ère Diana Prince/I Ching[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1960, Wonder Woman renonce à ses pouvoirs afin de pouvoir rester dans le « monde des hommes », plutôt que d'accompagner ses sœurs amazones dans une autre dimension où elles pourraient conserver leur magie.

Désormais propriétaire d'une boutique de mode, Diana Prince se retrouve vite sous l'aile d'un mentor chinois nommé « I Ching ». Avec l'aide d'I Ching, Diana s'entraîne à utiliser son corps comme une arme, apprenant les arts martiaux et la maîtrise des armes, afin d'entreprendre des aventures dans le style « agent secret ».

La nouvelle direction prise par la BD fut très influencée par des personnages comme Emma Peel de la série britannique Chapeau melon et bottes de cuir, ou par la série Kung Fu, Diana étant l'élève inexpérimentée d'un maître en arts martiaux. Peu après le début de la « nouvelle Wonder Woman », les éditeurs coupent progressivement les ponts avec le monde des super-héros de DC Comics, notamment en tuant Steve Trevor (bien que le personnage soit réapparu plus tard). Une exception notable demeure la confrontation entre Diana et Catwoman.

Cette période a ses supporters comme ses détracteurs. Certains apprécient l'abandon du kitsch des premières aventures comics pour des histoires plus sérieuses. D'autres trouvent que la BD avait complètement tourné le dos à l'histoire originale. Sur une couverture controversée, on voit Diana Prince tirant sur un avion avec une mitraillette ; à l'opposé de l'image traditionnelle de Wonder Woman, cette Diana Prince n'hésite pas à tuer pour se défendre ou pour défendre les autres.

Cette nouvelle série attire des écrivains qui ne sont pas familiers des comics, par exemple l'auteur de science-fiction Samuel R. Delany, qui écrit deux numéros.

Ce scénario dure deux ans, et Wonder Woman retrouve finalement ses pouvoirs et son costume au début des années 1970. Le retour de la Wonder Woman originale est en partie dû à une campagne à laquelle participa la féministe Gloria Steinem - outrée que la plus célèbre des super-héroïnes puisse être ainsi dépouillée de ses pouvoirs. L'ère I Ching, malgré les controverses qu'elle a suscitées, a eu une influence certaine sur la suite des aventures de Wonder Woman et sur ses adaptations télévisées (notamment les 2e et 3e saisons de la série avec Linda Carter).

Des années 1970 jusqu'à Crisis on Infinite Earths[modifier | modifier le code]

À la suite du retour de la Wonder Woman originale, l'héroïne essaie de se faire ré-admettre au sein de la Ligue des Justiciers. Elle doit pour cela passer douze épreuves, chacune étant secrètement supervisée par un membre différent de la ligue.

À peine Wonder Woman a-t-elle été réadmise au sein de la Ligue des Justiciers que DC Comics décide de changer une nouvelle fois le format de ses aventures, car, dans l'intervalle, les aventures de Wonder Woman avaient été adaptées à la télévision, dans une série qui fut très populaire et dont l'action se situait pendant la Seconde Guerre mondiale, comme dans les premiers albums.

DC décida donc de situer aussi ses histoires à la même époque, ce qui était possible grâce au concept « multivers » de DC (les deux Wonder Woman existant dans deux mondes parallèles différents).

Wonder Woman participa à une série de batailles « épiques » pendant les années 1970 et 1980, jusqu'à sa mort en 1986 dans Crisis on Infinite Earths (CIE). Mais le personnage ne resterait pas mort très longtemps.

Après Crisis (1986)[modifier | modifier le code]

Après Crisis, Greg Potter et George Pérez furent chargés de redémarrer les aventures de la super-héroïne, en 1987. Les fans et les critiques considèrent les 60 numéros créés par Pérez comme l'un des points culminants de l'histoire de Wonder Woman. Pérez et Potter donnèrent à Wonder Woman une personnalité féministe, et les recherches approfondies de Pérez en matière de mythologie grecque insufflèrent plus de profondeur et de richesse que dans les versions précédentes.

Dans sa nouvelle incarnation, Wonder Woman est Diana, une princesse et émissaire de Paradise Island dans le monde des hommes. Au début, elle ne garde pas son identité secrète, et ne se comporte pas non plus comme une « super-héroïne », son personnage étant d'abord celui d'une jeune fille innocente. Diana parle seulement le grec ancien, et doit apprendre l'anglais quand elle arrive aux États-Unis, au lieu de savoir le parler intuitivement. Néanmoins, Diana a reçu un entraînement de guerrière et n'hésite pas à tuer son adversaire lorsque c'est nécessaire. Les sujets de ses aventures sont la guerre, l'injustice, l'inégalité, la mort, et divers conflits impliquant les dieux de l'Olympe.

Les personnages secondaires sont eux aussi modifiés. Par exemple, Steve Trevor est changé en un officier de l'Air Force, qui paraît beaucoup plus âgé que Diana, et la traditionnelle romance entre les deux est abandonnée. À la place, Trevor est lié sentimentalement à Etta Candy, qui devient elle-même une officier militaire de rang important et plutôt ronde, mais sans exagération. Cheetah, l'ennemie de Diana, devient une femme qui peut se transformer en une féroce créature féline-humanoïde, du même niveau que Diana au combat.

Après que Pérez eut quitté les séries de comics, d'autres écrivains et dessinateurs, tels que William Messner-Loebs, John Byrne ou Greg Rucka, ont essayé de marcher sur ses traces, avec plus ou moins de bonheur.

Seconde crise : Infinite Crisis (2005-2006)[modifier | modifier le code]

S'opposant à Maxwell Lord et à Superman, Wonder Woman comprend que le second est mentalement contrôlé par le premier. Batman est alors grièvement blessé par Superman. Même si Diana peut battre Superman, elle comprend qu'il n'y a qu'un moyen de mettre fin à ce duel fratricide : tuer Maxwell Lord. Sans plus hésiter, elle lui brise le cou, scène relayée sur de nombreuses télévisions dans le monde entier (effet, à l'avance, orchestré par Maxwell Lord). Malgré son acte qui les a sauvés, elle est désavouée par Superman et par Batman; une crise de confiance s'ensuit donc entre les trois amis. Malgré cela, elle se joint aux autres héros pour combattre les protagonistes qui ont engendré l'Infinite Crisis après avoir aidé et combattu aux côtés des Amazones de Themyscira. À la fin de l'Infinite Crisis, Diana, Bruce et Clark décident de se retirer pendant un an. Pour Diana, c'est avant tout une manière de se « ressourcer » et de reconsidérer son rôle en tant que Wonder Woman. Cela s'inscrit dans le One Year Later, période pendant laquelle Donna Troy devient la Wonder Woman par interim.

Infinite Crisis a exercé une influence importante sur la biographie officielle de Wonder Woman, puisque l'un des effets de cette crise est l'altération plus ou moins importante d'événements de l'Univers DC. La première période de la Wonder Woman moderne (commençant à la fin des années 1950, finissant en 1986 et qui avait été « annulée » par les effets de la CIE) est rétablie dans certaines de ses grandes lignes. Ainsi, elle fait bien partie des membres fondateurs de la première Ligue de Justice et ne meurt pas pendant la CIE (bien que les circonstances entourant ce dernier événement restent obscures). Cependant, les origines actuelles de Wonder Woman restent bien celles narrées par George Perez dans les premiers numéros de la deuxième série Wonder Woman, en 1987.

Bisexualité[modifier | modifier le code]

Fin 2016, Greg Rucka annonce publiquement la bisexualité du personnage[4],[5]. Il indique qu'il s'agit pour lui d'une évidence, étant donné l'univers interne du comics où, dans la planète Themyscira d'où vient Wonder Woman, des femmes vivent entre elles sans présence masculine[6]. Si pour des fans assidus, ainsi que Gail Simone, cette confirmation n'est en rien une surprise[7], l'annonce a été abondamment reprise et commentée sur les réseaux sociaux[8],[9].

L'annonce de la bisexualité de Wonder Woman vient à une époque où DC Comics met en avant davantage de diversité et de visibilité de personnages LGBT dans ses productions ; ainsi, deux autres personnages de l'univers - Catwoman et John Constantine - sont annoncés ou confirmés comme bisexuels dans les années 2010[10].

Adaptations à d'autres médias[modifier | modifier le code]

Série télévisée des années 70's et remake annulé en 2011[modifier | modifier le code]

La première tentative d'adaptation au petit écran a lieu en 1967, à la suite du succès de la récente série Batman. Greenway Productions, la compagnie derrière la série Batman, produit un « essai » de quatre minutes et demie pour Wonder Woman, avec Ellie Wood Walker dans le rôle de la princesse amazone. La série aurait sans doute gardé le même esprit kitsch et décalé que Batman, mais ne dépasse pas le stade de projet. Wonder Woman apparaît aussi dans des dessins animés, notamment dans Superfriends pendant les années 1970. La seconde adaptation filmée est pour un téléfilm en 1974 avec une Cathy Lee Crosby blonde, sans pouvoirs et avec un costume assez éloigné de l'original.

De 1976 à 1979, c'est l'actrice Lynda Carter qui est choisie pour incarner l’héroïne dans la série The New Adventures of Wonder Woman. Elle prêtera ses traits au personnage pendant 60 épisodes.

En 2011, le réseau de télévision américain NBC met sur les rails un nouveau projet de série télévisée avec Adrianne Palicki dans le rôle titre et Elizabeth Hurley. Mais après le tournage de l'épisode Pilote, la chaine ne validera pas le reste de la saison et la série sera annulée.

Cinéma en 2016 et 2017[modifier | modifier le code]

En 2005, le projet d'un film consacré à Wonder Woman est annoncé, avec pour réalisateur Joss Whedon. Le , ce dernier explique sur son site internet qu'il se retire du projet, n'ayant pu s'entendre avec Warner Bros sur un scénario. La sortie du film est alors repoussée en 2009. L'annonce de la production du film a suscité, pendant deux ans, une avalanche de rumeurs (souvent démenties aussitôt) concernant l'identité de l'actrice qui devrait incarner l’héroïne. En expliquant les motivations de son retrait du projet, Joss Whedon a mis fin à ces rumeurs, affirmant que le casting du film n'avait jamais commencé et qu'aucun nom n'avait été évoqué.

Le , Gal Gadot a été choisie pour jouer le rôle de Wonder Woman et a également signé un contrat de trois films avec le studio qui comprend Justice League et un film Wonder Woman en solo[11]. Il a été annoncé que le film Wonder Woman sortirait en .

En 2016, Wonder Woman apparaît pour la première fois dans Batman v Superman : L'Aube de la justice, un film américain en prise de vue réelle, la suite de Man of Steel. Elle y croise l'homme d'acier incarné par Henry Cavill et le chevalier noir interprété par Ben Affleck.

Animation[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

L'âge d'or des comics[modifier | modifier le code]

Les numéros parus dans All Star Comics, Sensation Comics and Wonder Woman (Volume 1) ont été réédités dans les recueils suivants :

L'âge d'argent et l'âge de bronze des comics[modifier | modifier le code]

  • Diana Prince: Wonder Woman, vol. 1 : Wonder Woman #178-184.
  • Diana Prince: Wonder Woman, vol. 2 : Wonder Woman #185-189.
  • Diana Prince: Wonder Woman, vol. 3 : Wonder Woman #190-198.
  • Diana Prince: Wonder Woman, vol. 4 : Wonder Woman #199-204.

L'âge moderne des comics[modifier | modifier le code]

  • God and Mortals : Wonder Woman #1-7
  • Challenge Of The Gods : Wonder Woman #7-14
  • The Contest : Wonder Woman #90-93 & #0
  • The Challenge of Artemis : Wonder Woman #94-100
  • Second Genesis : Wonder Woman #101-105
  • Lifelines : Wonder Woman #106-112
  • Paradise Lost : Wonder Woman #164-170 & Wonder Woman Secret Files #2
  • Paradise Found : Wonder Woman #171-177 & Wonder Woman Secret Files #3
  • Down to Earth : Wonder Woman #195-200
  • Bitter Rivals : Wonder Woman #201-205
  • Eyes of the Gorgon : Wonder Woman #206-213
  • Land of the dead : Wonder Woman #214-217 + Flash #219
  • Mission's End : Wonder Woman #218-226

Revues VF[modifier | modifier le code]

  • Aventures fiction no 29, 31-35, 37-45, 49, 51, 53, 55-56 (Arédit/Artima) : Wonder Woman vol. 1 #148, 167-168, 170, 174-176, 178, 180-192, 201-202, 204-206
  • Richard Dragon no 5-6 : Wonder Woman vol. 1 #193, 195
  • Faucon Noir no 16 : Wonder Woman vol. 1 #205
  • Hercule Collection Flash no 10-12 (Arédit/Artima) : Wonder Woman vol. 1 #101, 210, 212-213
  • Super Action (Arédit/Artima) no 1-16 (Arédit/Artima) : Wonder Woman vol. 1 #214-218, 220-222, 233-266
  • Star Flash (Arédit/Artima) no 10 : Wonder Woman vol. 1 #265-266
  • Hercule Collection Flash Nouvelle Formule no 1-12 (Arédit/Artima) : Wonder Woman vol. 1 #267-278
  • La Ligue de Justice (DC Arédit (Couleurs)) no 3-5 : Wonder Woman vol. 1 #283-285
  • Super Star Comics no 9-10 : Wonder Woman vol. 1 #600-614
  • Wonder Woman : L'Odyssée no 1-2 : Wonder Woman vol. 1 #
  • Strange no 325-331 (Semic) : Wonder Woman vol. 2 #101-107
  • Just Imagine Stan Lee Creating… no 2 (Semic) : Just Imagine Stan Lee with Jim Lee creating Wonder Woman
  • Spécial DC no 15 (Semic) : Spirit of Truth
  • Spécial DC no 21 (Semic) : Wonder Woman vol. 2 #1 et Wonder Woman Secret Files #2-3
  • DC Universe no 14 (Panini) : Wonder Woman vol. 2 #214

Albums VF[modifier | modifier le code]

  • Seule contre tous (Soleil, 2001) : JLA: À League of one
  • Vérité triomphante (Soleil, 2002) : Spirit of Truth
  • Hiketeia (Semic, 2003)
  • Paradis perdu (Panini, 2006) : Wonder Woman vol. 2 #164-173
  • Trinité (Panini, 2006) : Batman/Superman/Wonder Woman: Trinity
  • Qui est Wonder Woman ? (Panini, 2008) : Wonder Woman vol.3 #1-4 et annual 1
  • Wonder Woman - L'Odyssée (Urban Comics, 2012) : Wonder Woman - Odyssey

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hanley 2014, p. 13
  2. a, b et c Jill Lepore, « La chienne de garde de l'Amérique », Vanity Fair n°20, février 2015, pages 116-125 et 164.
  3. Hanley 2014, p. 14
  4. (en) Kayla Greaves, DC Comics Writer Confirms Wonder Woman Is Bisexual, The Huffington Post, 30 septembre 2016
  5. (en) Kate Lismore, Wonder Woman Is Bisexual, Confirms Comic Book Writer, Konbini, octobre 2016
  6. Ronan Tésorière, La révélation de la bisexualité de Wonder Woman agite l'Amérique, Le Parisien, 1 octobre 2016 : « Quand vous pensez à ce que le concept de Themyscira ( l'île des amazones dont fait partie le personnage de Wonder Woman) implique, la réponse est comment pourraient-elles ne pas toutes êtres dans une relation de même sexe ? Cela ne fait aucun sens logique autrement »
  7. (en) Wonder Woman is 'obviously' bisexual, DC comic writer Greg Rucka confirms, ABC, 1 octobre 2016
  8. (en) Joshau Haigh, DC Comics writer shocks fans with revelation that Wonder Woman is bisexual, Mirror.co.uk, 30 septembre 2016
  9. (en) Alex Taylor, Wonder Woman revealed as 'obviously' queer – straight, male internet can't cope, International Business Times, 1 octobre 2016
  10. (en) Jase Peeples, It's a Bird! It's a Plane! It's a New Inclusive Era for DC Comics!, The Advocate, 16 mars 2016
  11. Polémique autour de Gal Gadot, la nouvelle wonder woman sur leparisien.fr (consulté le 18 avril 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Scott Beatty (trad. Edmond Tourriol), Wonder Woman : l'encyclopédie de la princesse amazone [« Wonder Woman : The Ultimate Guide to the Amazon Princess »], Paris, Semic, coll. « Semic de luxe », , 144 p. (ISBN 2-84857-052-0).
  • (en) Noah Berlatsky, « Diana Prince : Wonder Woman Vols. 1-4 », The Comics Journal, Fantagraphics, no 299,‎ , p. 106-109 (lire en ligne).
  • (en) Noah Berlatsky, Wonder Woman : Bondage and Feminism in the Marston/Peter Comics, 1941-1948, Rutgers University Press, coll. « Comics Culture », , 264 p. (ISBN 978-0813564180, présentation en ligne).
  • (en) Geoffrey C. Bunn, « The lie detector, Wonder Woman and liberty : The life and work of William Moulton Marston », History of the Human Sciences, vol. 10, no 1,‎ , p. 91–119 (lire en ligne).
  • (en) Carolyn Cocca, « Negotiating the Third Wave of Feminism in Wonder Woman », Political Science and Politics, vol. 47, no 1,‎ , p. 98-103 (DOI 10.1017/S1049096513001662).
  • (en) Philip Charles Crawford, « The Legacy of Wonder Woman », School Library Journal, vol. 53, no 3,‎ , p. 30-31 (lire en ligne).
  • (en) Les Daniels, Wonder Woman : The Complete History, San Francisco, Chronicle Books, , 206 p. (ISBN 0-8118-2913-8, présentation en ligne).
  • (en) Joseph J. Darowski (dir.), The Ages of Wonder Woman : Essays on the Amazon Princess in Changing Times, Jefferson, Caroline du Nord, McFarland & Company, Inc. Publishers, , VIII-240 p. (ISBN 978-0-7864-7122-5, présentation en ligne).
  • (en) Angelica E. Delaney, « Wonder Woman : Feminist Icon of the 1940s », The Kennesaw Journal of Undergraduate Research, Kennesaw State University, vol. 3, no 1,‎ (lire en ligne).
  • (en) Bryan Dietrich, « Queen of Pentacles : Archetyping Wonder Woman », Extrapolation, vol. 47, no 2,‎ , p. 207–236 (lire en ligne).
  • (en) Mitra C. Emad, « Reading Wonder Woman's Body : Mythologies of Gender and Nation », The Journal of Popular Culture, Blackwell Publishing, vol. 39, no 6,‎ , p. 954–984 (lire en ligne).
  • (en) Valerie Estelle Frankel, Empowered : The Symbolism, Feminism, and Superheroism of Wonder Woman, LitCrit Press, , 342 p. (ISBN 978-0692409572).
  • (en) Tim Hanley, Wonder Woman Unbound : The Curious History of the World's Most Famous Heroine, Chicago, Chicago Review Press, , 320 p. (ISBN 978-1-61374-909-8).
  • (en) Jill Lepore, The Secret History of Wonder Woman, New York, Alfred A. Knopf., , 432 p. (ISBN 978-0385354042, présentation en ligne).
  • (en) C. W. Marshall, « The Furies, Wonder Woman, and Dream : Mythmaking in DC Comics », dans George Kovacs et C. W. Marshall (dir.), Classics and Comics, Oxford, Oxford University Press, coll. « Classical Presences », 2011, XIII-265 p., p. 89-101.
  • (en) Ann Matsuuchi, « Wonder Woman Wears Pants : Wonder Woman, Feminism and the 1972 "Women’s Lib" Issue », Colloquy, City University of New York (CUNY) LaGuardia Community College, vol. 24 « Tights and Tiaras : Female Superheroes and Media Cultures »,‎ , p. 118-142 (lire en ligne).
  • (en) Eric Nolen-Weathington, George Pérez, TwoMorrows Publishing, coll. « Modern Masters » (no 2), , 128 p. (ISBN 978-1-893905-25-2, présentation en ligne).
  • (en) Julie D. O'Reilly, « The Wonder Woman Precedent : Female (Super)Heroism on Trial », The Journal of American Culture, vol. 28, no 3,‎ , p. 273–283 (lire en ligne).
  • (en) Brian Mitchell Peters, « Qu(e)erying Comic Book Culture and Representations of Sexuality in Wonder Woman », CLCWeb : Comparative Literature and Culture, Purdue University Press, vol. 5, no 3,‎ (lire en ligne).
  • (en) Clare Pitkethly, « Recruiting an Amazon : The Collision of Old World Ideology and New World Identity in Wonder Woman », dans Angela Ndalianis (dir.), The Contemporary Comic Book Superhero, New York, Routledge, 2009, p. 164-183.
  • (en) Molly Rhodes, « Wonder Woman and her Disciplinary Powers : The Queer Intersection of Scientific Authority and Mass Culture », dans Roddey Reid et Sharon Traweek (dir.), Doing Science + Culture, Routledge, 2000, p. 95-11, lire en ligne
  • (en) Philip Sandifer, A Golden Thread : An Unofficial Critical History of Wonder Woman, CreateSpace Independent Publishing Platform, (ISBN 978-1493566723).
  • (en) Andrew R. Spieldenner, « Altered egos : Gay men reading across gender difference in Wonder Woman », Journal of Graphic Novels and Comics, vol. 4, no 2,‎ , p. 1-10.
  • (en) Kelli E. Stanley, « « Suffering Sappho ! » : Wonder Woman and the (Re)Invention of the Feminine Ideal », Helios, vol. 32, no 2,‎ , p. 143-171.
  • (en) Chuck Tate, « The stereotypical (Wonder) woman », dans Robin S. Rosenberg (dir.), The Psychology of Superheroes : An Unauthorized Exploration, Dallas, BenBella Books, coll. « Psychology of Popular Culture », 2008, p. 147–162.

Télévision[modifier | modifier le code]

  • Wonder Women ! The Untold Story of American Superheroines (2012), documentaire réalisé par Kristy Guevara-Flanagan.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]