Wolfgang Abel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Wolfgang Abel ( à Vienne; à Mondsee, Haute-Autriche) était un anthropologue et théoricien des races nazi.

Biographie[modifier | modifier le code]

Wolfgang Abel, fils du paléontologue Othenio Abel, travailla à partir de 1931 au Kaiser-Wilhelm-Institut für Anthropologie, menschliche Erblehre und Eugenik (Institut de l'Empereur Guillaume d'anthropologie, d'hérédité et d'eugénisme, KWI). En 1933, il s'inscrivit au Parti nazi. Il prit part à la stérilisation forcée d'enfants issus de relations entre des Allemandes et des soldats français coloniaux "de couleur" qui avaient été procréés à l'époque de l'Occupation de la Ruhr (les « bâtards de Rhénanie »). À ce propos, il écrivit un article en 1934 dans le journal Neues Volk titré « Bâtards-sur-Rhin ». La même année, suite à son action dans le KWI, Abel devint chargé de cours en anthropologie ainsi que vice-directeur du département Protection de la race de la Deutsche Hochschule für Politik (Grande-École allemande de politique).

Après son adhésion à la SS en 1935, il travailla en tant qu'expert pour le Rasse- und Siedlungshauptamt (Bureau pour la race et le peuplement) et comme chef évaluateur pour le Reichssippenamt (Administration d'État pour l'ethnie). Au KWI, Wolfgang Abel monta en grade et devint directeur du département Rassenkunde (Recherche raciale). En juillet 1941, il fut nommé professeur extraordinaire[1]. Déjà auparavant assistant de l'eugéniste Eugen Fischer, il devint en 1942 son successeur à la chaire de biologie raciale. En outre, il travailla à cette époque pour le Haut-commandement de l'armée de terre.

Dans le cadre du Generalplan Ost (Plan général pour l'Est), Abel élabora en mai 1942 un plan pour une "mise au pas progressive de la race russe" à travers lequel il voulait germaniser les "Russes de type nordique" et reléguer le reste en Sibérie[2].

Suite à son activité comme enseignant en anthropologie au KWI, Wolfgang Abel 1943 prit la direction du Institut für Rassenbiologie (Institut de biologie raciale) de la Deutsche Hochschule für Politik.

Après 1945, il vécut en Autriche comme rentier.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Vgl. Helmut Heiber: Der Generalplan Ost. In: Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte, Dokumentation 6 (1958), Heft 3, S. 313.
  2. Vgl. Gerald Reitlinger: Die Endlösung. Hitlers Versuch der Ausrottung der Juden Europas 1939-1945, 7. Aufl., Berlin 1992, S. 41 f.; vgl auch Götz Aly & Susanne Heim: Vordenker der Vernichtung, Frankfurt 1993, S. 397 f. und Czeslaw Madajczyk (Hrsg.): Vom Generalplan Ost zum Generalsiedlungsplan. Dokumente. Saur, München 1994, S. 50 ff. sowie Michael H. Kater: Das „Ahnenerbe“ der SS 1935 – 1945. Ein Beitrag zur Kulturpolitik des Dritten Reiches. Reihe: Studien zur Zeitgeschichte, 6.- 3. Auflage, unv. Nachdruck der 2., um ein ausführl. Nachwort ergänzte Auflage. Oldenbourg, München 2001, ISBN 3-486-56529-X S. 208 (mit Archivquelle i. d. Anm.) Zugleich Diss. phil. Universität Heidelberg 1966. 4. Aufl. 2006 ISBN 3486579509