Willy Claes

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Willy Claes
Illustration.
Fonctions
8e Secrétaire général de l'OTAN

(1 an et 3 jours)
Prédécesseur Sergio Balanzino (intérim)
Successeur Sergio Balanzino (intérim)
Président du Parti socialiste européen

(1 an et 11 mois)
Prédécesseur Guy Spitaels
Successeur Rudolf Scharping
Biographie
Date de naissance (82 ans)
Lieu de naissance Hasselt, Limbourg (Belgique)
Nationalité Belge
Parti politique sp.a
Diplômé de Université libre de Bruxelles

Willy W.H. Claes est un homme politique belge né à Hasselt le , membre du parti socialiste flamand, ministre d'État nommé en 1983.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de chef d'orchestre, Willy Claes commence sa carrière politique en tant que conseiller communal de Hasselt en 1964, il est élu député à la Chambre des représentants quatre ans plus tard.

Il accède pour la première fois à une fonction ministérielle en 1972 au poste de l’éducation dans le gouvernement de Gaston Eyskens. Nommé ministre des Affaires économiques en 1973, dans le gouvernement d'Edmond Leburton, il est à l’initiative des mesures de restrictions énergétiques rendues nécessaires par le premier choc pétrolier, diminution du chauffage dans les établissements publics, interdiction d’éclairage des enseignes et vitrines la nuit, limitation à 100 km/h de la vitesse autorisée sur autoroute et dimanches sans voitures.

Il sera encore ministre des Affaires économiques à plusieurs reprises, de 1977 à 1982, et de 1988 à 1992 dans les gouvernements successifs de Léo Tindemans, Mark Eyskens et Wilfried Martens. Il siégea pendant la 47e législature de la Chambre des représentants de Belgique. En 1992, il est élu président du parti socialiste européen, et devient vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement présidé par Jean-Luc Dehaene.

En , pendant le génocide des Tutsi au Rwanda, il œuvre pour le retrait des casques bleus belges du Rwanda[1]. Il sera remplacé à ce poste par Frank Vandenbroucke en 1994 année de sa nomination à l'OTAN.

Secrétaire général de l'OTAN du au (poste auquel il succédait à Manfred Wörner), il dut démissionner de ce poste après avoir été mis en cause dans une affaire de corruption relative à l'achat d'hélicoptères par la défense nationale belge (l'affaire Agusta) quand il était ministre des Affaires économiques[2]. Il fut remplacé par Javier Solana. La Cour de cassation (compétente pour les affaires impliquant des ministres) condamnera le Willy Claes à trois ans de prison avec sursis et interdiction de cinq ans d'exercice d'une fonction publique. En 2018, il affirme que l'Opus Dei a influencé les juges pendant le procès[3].

Lors de la crise politique de l'été 2007, Willy Claes a fait partie des ministres d'État consultés officiellement par le roi Albert II au château du Belvédère pour sortir de la crise.

Depuis , il est administrateur indépendant du conseil d'administration de la chaîne de grands magasins Carrefour Belgium[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frederik Grünfeld, Anke Huijboom The Failure to Prevent Genocide in Rwanda: The Role of Bystanders p. 188
  2. Le Vif, « Willy Claes: "L'Opus Dei a influencé le procès Agusta" », sur Site-LeVif-FR, (consulté le )
  3. Le Vif, « Willy Claes: "L'Opus Dei a influencé le procès Agusta" », sur Site-LeVif-FR, (consulté le )
  4. (nl-BE) « Willy Claes beraadt zich over bestuursmandaat bij Carrefour: “Meer doen door te blijven dan door te vertrekken” », sur www.hbvl.be (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]