William R. D. Fairbairn

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant un psychanalyste image illustrant un psychologue
Cet article est une ébauche concernant un psychanalyste et un psychologue.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

William R. D. Fairbairn
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à ÉdimbourgVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata
à ÉdimbourgVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité Royaume-UniVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation Université d'ÉdimbourgVoir et modifier les données sur Wikidata
Profession Psychologue et psychiatreVoir et modifier les données sur Wikidata

William Ronald Dodds Fairbairn est un psychanalyste écossais né le à Édimbourg, où il est mort le .

Philosophe, théologien puis médecin, il s'est tourné vers la psychanalyse. Il a eu Ernest Connel comme psychanalyste. Il a notamment étudié en Allemagne, ce qui lui a permis, vu sa connaissance de la langue, d'accéder directement aux textes de Sigmund Freud. Sa fille et des proches de l'œuvre du psychanalyste ont pu démontrer la forte influence qu'Aristote et Hegel ont eu dans son œuvre. Ce détail a une certaine importance lorsqu'on sait à quel point Freud se méfiait de tout système philosophique, celui de Hegel en particulier. C'est la guerre de 1914 qui l'a décidé à entreprendre des études de médecine avec le projet de devenir psychothérapeute. Il a ainsi travaillé sur les névroses de guerre, puis sur les adolescents délinquants, ses idées ont beaucoup inspirés les éducateurs. Il a été l'un des premiers à parler de responsabilité diminuée dans le cadre d'une expertise psychiatrique. Il est surtout un des pionniers des théories de la relation d'objet. Il s'est tenu à l'écart des controverses entre kleiniens et "anna-freudiens". Sur certains points, il était très proche des idées de Mélanie Klein (les états schizoïde de Fairbairn 1940, la position schizo-paranoïde de Klein). Sur la question de l'objet, la théorie de Fairbairn diffère de celle de Freud dans la mesure où selon lui, ce n'est ni la satisfaction de la pulsion ni le fantasme qui priment, mais le fait qu'il est orienté vers la réalité[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Études psychanalytiques de la personnalité, Éd. du Monde Interne, 1998, (ISBN 2-9512286-0-0).
  • Structure endopsychique et relations d'objet, Vol. I Les fondements théoriques, Éd. du Monde Interne, 1999, (ISBN 2-95122-863-5)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (Article) Thomas Ogden, « Pourquoi lire Fairbairn », in L'année psychanalytique internationale 2011, (ISBN 2848352086)
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Jennifer Johns, Fairbairn, « William Ronald Dodds », p. 571-572, in Alain de Mijolla (dir.), Dictionnaire international de la psychanalyse 1. A/L. Calmann-Lévy, 2002, (ISBN 2-7021-2530-1).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préface de Henri Vermorel, in Études psychanalytiques de la personnalité, In Press, 2000, (ISBN 2951228600) et Alain de Mijolla et coll. : Dictionnaire international de la psychanalyse, Hachette, 2005, ISBN 2-01-279145-X