William Nicol

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William Nicol
Description de cette image, également commentée ci-après

William Nicol (à droite) assistant son oncle aveugle, Henry Moyes - gravure de W. Ward (1806)

Naissance 1766 (1768[1] ou 1770[2] suivant les sources)
Humbie , Lothian, Écosse (Royaume-uni)
Décès
Nationalité Drapeau du Royaume-Uni, Drapeau : Écosse, Écossais
Champs Physique
Renommé pour Prisme de Nicol

William Nicol (1766 - 1851) est un physicien et géologue écossais né à Humbie (East Lothian). Il a inventé, en 1828, le premier instrument d'optique permettant d'obtenir de la lumière de polarisation rectiligne, maintenant appelé prisme de Nicol.

Biographie[modifier | modifier le code]

William Nicol fait ses débuts comme assistant de son oncle aveugle, Henry Moyes, conférencier itinérant en sciences naturelles[3],[2].
Il poursuit dans ce domaine et devient lui-même conférencier à l'Université d'Édimbourg en 1808[1]. Il s'installe donc à Édimbourg où il vit retiré de la société.

Mémorial à W. Nicol, Cimetière de Warriston

Il étudie l'optique cristalline[4] ce qui lui permettra de mettre au point le fameux prisme qui porte son nom.

En 1815, Nicol développa une méthode de préparation de lamelles extrêmement fines de cristaux ou de roches afin de les étudier au microscope[2]. Sa technique permet de visualiser les matériaux par la lumière qu'ils transmettaient plutôt que par la lumière qu'ils réfléchissaient. Leurs structures internes pouvaient alors être observées. Dans ses recherches, il utilise cette technique pour étudier les inclusions de fluides dans les cristaux[5] et la structure microscopique de bois fossile[6],[7],[8].
Il ne publia aucune de ses recherches avant 1826.
Il décède à Édimbourg, le 2 septembre 1851 et est inhumé au cimetière de Warriston[1]. Une plaque commémorative a été apposée dans le cimetière pour honorer la mémoire du scientifique écossais (cf photographie)


Prisme de Nicol[modifier | modifier le code]

Nicol trouva un ingénieux moyen de séparer la composante ordinaire de la composante extraordinaire d'un rayon lumineux traversant un cristal optiquement anisotrope[4]. Il fabriqua son prisme en coupant un parallélépipède de spath d'Islande (variété transparente de calcite appelée calcite optique) le long de sa plus courte diagonale puis en accolant les deux moitiés à l'aide de baume du Canada[9],[10].
Cet instrument a permis de faciliter l'étude de la réfraction et de la polarisation de la lumière et a été utilisé plus tard pour étudier les structures des molécules et notamment de leur activité optique.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « The Royal Society Of Edinburgh - Index biographique »
  2. a, b et c (en) Colin Russell, Who Made the Scottish Enlightenment?, Xlibris Corporation,
  3. (en) Albert Edward Musson et Eric Robinson, Science and Technology in the Industrial Revolution, Taylor & Francis,
  4. a et b (en) William Nicol, « On a method of so far increasing the divergency of the two rays in calcareous-spar, that only one image may be seen at a time », Edinburgh New Philosophical Journal, no 6,‎ , p. 83
  5. (en) William Nicol, « Observations on the fluids contained in crystallized minerals », Edinburgh New Philos. J, no 5,‎ , p. 94
  6. (en) William Nicol, « On the structure of some fossil woods found in the islands of Mull, Northern Africa and in the Karoo ground to the North-East of the Cape of Good Hope », Edinb. New Philos. J, no 18,‎ , p. 335
  7. (en) William Nicol, « Observations on the structure of recent and fossil coniferae », New Philosophical Journal,‎
  8. (en) William Nicol, « Observations on the fossil trees of Van Diemen's land », The Edinburgh New Philosophical Journal, no 12,‎ , p. 361
  9. (en) Randy O. Wayne, Light and Video Microscopy, Academic Press,
  10. (en) A.K. Jha, A Textbook Of Applied Physics, Volume 1, I. K. International Pvt Ltd,

Articles connexes[modifier | modifier le code]