William Laparra

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les personnes ayant le même patronyme, voir Laparra.
William Laparra
W Laparra Tête de jeune fille au turban vert.jpg
Laparra, Tête de jeune fille au turban vert, 1912 (Musée de Roubaix).
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Formation
École de dessin de Bordeaux
Académie Julian, Paris
Maître
Fratrie
Distinctions
Œuvres principales
  • Tête de jeune fille au turban vert (1912)
  • Le Bénédicité (1914)

William Julien Emile Edouard Laparra (Bordeaux 1873 - Hecho 1920) est un peintre français, lauréat du Prix de Rome.

Peintre de paysages et de portraits, plusieurs dizaines de ses œuvres figurent dans les collections des musées nationaux.

Biographie[modifier | modifier le code]

La piscine de Bethsaïde lui vaut le Prix de Rome.

Né à Bordeaux en 1873, William Laparra entre à l’École de dessin de Bordeaux, puis il suit les cours de l'Académie Julian en 1892 à Paris.

Il travaille comme élève avec Bouguereau, avec Tony Robert-Fleury et avec Jules Lefebvre. Il est lauréat du Prix de Rome à 22 ans, avec sa toile La Piscine de Bethsaïda[1].

Fils d'un Espagnol, influencé par l'espagnolisme, William Laparra voyage en Espagne en 1908-1909, notamment à Burgos, Madrid, Tolède[1]. Il se fixe ensuite à Boulogne-Billancourt. Il fréquente Landowski et Zuloaga, et expose à plusieurs reprises, notamment au Salon des artistes français en 1914, avec Le Benedicite (actuellement au musée d'Orsay)[1]. Il fut professeur à l'Académie Julian.

Artiste sensible aux bouleversements de son temps, il offre une de ses œuvres majeures, les Étapes de Jacques Bonhomme, à la Verrerie ouvrière d'Albi, première coopérative ouvrière de France[2].

Ses sujets de prédilection sont les paysages rudes et sauvages, les pauvres, les scènes de la vie quotidienne. Il les traite sombrement, avec rigueur et âpreté, selon Schurr et Cabanne. Il réalise aussi des portraits, de façon plus avenante[1],[3].

Il meurt en 1920 à Hecho en Aragon[1].

Il avait épousé Fanny Bertrand, fille du géologue Marcel Alexandre Bertrand, et sœur du peintre Claire Bertrand qui a épousé le peintre Willy Eisenschitz. Il était le frère du compositeur Raoul Laparra.

Son œuvre a fait l'objet de plusieurs expositions rétrospectives, dont celle de Bordeaux en 1997. Plus d'une centaine de ses œuvres ont été acquises par des musées nationaux.

Dans les musées[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Schurr et Cabannes 2008, p. 438
  2. Bertrand Ducourau et al., Icônes et Idoles, Arles, Actes Sud, , 475 p. (ISBN 978-2-7427-8022-8), p. 358-359.
  3. (en) « Archives départementales: Accueil », sur archives.tarn.fr (consulté le 25 août 2018)

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Paris, Gründ, 1999.
  • « Laparra, William », dans Gérald Schurr et Pierre Cabanne, Dictionnaire des petits maîtres de la peinture, Paris, Les éditions de l'Amateur, , p. 438.
  • Catalogue de l’exposition William Laparra au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux, 1997.
  • Annick Bergeon, Recherches sur le peintre William Laparra 1873-1920, mémoire de maîtrise, Bordeaux III, 1990.
  • Eugène Bouvy, « L'exposition William Laparra à la salle Imberti », dans Revue philomathique de Bordeaux et du Sud-Ouest, 1919, p. 24-29 [lire en ligne].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :