William Henry Lane

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Portrait de Master Juba (1848)

William Henry Lane, dit Master Juba (c. 1825 – c. 1852-1853), était un danseur de claquettes noir américain. Ce fut l'un des premiers noirs des États-Unis à se produire devant un public blanc, et le seul de sa génération à partir en tournée avec un groupe de blancs. "Master Juba" était un nom bizarre, on pense que c'est lui se produisit plus tard sous le nom de scène "Boz's Juba". De son vrai nom, on ne sait pas grand-chose, il s'appelait probablement William Henry Lane. À cause du peu de données disponibles, il se peut que deux personnes aient été confondues dans les registres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les détails sur la jeunesse de Juba sont éparses. Il commence sa carrière à l'adolescence, dans les salons et les music-halls du quartier de Five Points à Manhattan. Juba combattait et battait régulièrement les meilleurs danseurs de claquettes blancs, dont le célèbre, à cette époque, John Diamond. Au sommet de sa carrière, Juba monte un numéro où il imite la plupart des grands de son époque avant de clore le spectacle avec son style personnel.

En 1848, un danseur surnommé « Boz's Juba » (que l'on pense n'être autre que Juba) vient à Londres où il devient rapidement une véritable attraction grâce à son style de danse unique. Il était le chouchou de la critique de 1848. Néanmoins, des principes d'exploitation humaine le poursuive au travers des îles Britanniques, certains Blancs s'en servaient comme exhibition. La critique américaine était moins favorable au danseur au début des années 1850 et Juba disparait de l'avant scène. Il décède en 1852 ou 1853, probablement de la surcharge de travail et de malnutrition. Il fut largement oublié des historiens, jusqu'à ce qu'un article de 1947 de Marian Hannah Winter le ressuscite.

Les documents existants sont assez confus concernant le style de Juba, néanmoins certains termes semblent revenir : percutants, des tempos variés, très rapide par moments, expressif, jamais vu auparavant. Son style comprenait probablement à la fois des pas folkloriques européens (Irish Jig...) et des pas qui venaient d'Afrique, par le biais des esclaves des plantations américaines (walkaround...). Avant Juba, les danses noires américaines étaient fidèles à la culture noire, mais comme Juba et certains blancs empruntaient à cette culture, le mélange se faisait progressivement. Juba a largement influencé le développement d'une culture noire américaine qui prend ses racines à la fois dans les origines africaines des esclaves et dans les traditions européennes pour donner les claquettes américaines, la danse jazz, etc.