William Hamilton (1731-1803)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis William Hamilton (1730-1803))
William Hamilton
Sir William Hamilton by Sir Joshua Reynolds bw.jpg
William Hamilton, portrait by Henry Hudson, 1787
Fonctions
Ambassadeur du Royaume-Uni au Royaume de Naples (d)
-
Membre du 12e Parlement de Grande-Bretagne (d)
12e Parlement de Grande-Bretagne (d)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
William Douglas HamiltonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Mère
Jane Hamilton (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Elizabeth Hamilton (en)
Jean Cathcart (en)
Frederick Hamilton (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Catherine Barlow (d) (à partir de )
Emma Hamilton (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Autres informations
A travaillé pour
Bureau des Affaires étrangères (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Arme
Distinctions
Archives conservées par
Titre honorifique
Le très honorable
Œuvres principales
Campi Phlegræi (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

William Douglas Hamilton (), est un aristocrate écossais, diplomate britannique, antiquaire, archéologue et volcanologue.

Biographie[modifier | modifier le code]

Hamilton est le quatrième fils de Lord Archibald Hamilton, gouverneur de Jamaïque et de sa femme Lady Jane Hamilton. Il est le frère de lait du futur George III[2].

Il sert dans l'armée à partir de 1747 mais la quitte après son mariage avec Catherine Barlow le . Catherine meurt en 1782, le couple n'a pas d'enfant.

Membre du Parlement à partir de 1761, il est ambassadeur de Grande-Bretagne à la cour de Naples de 1764 à 1800.

Pendant sa mission, il étudie l'activité volcanique et les tremblements de terre. Il écrit aussi un livre sur l'ancienne cité romaine de Pompéi. Il collectionne les vases grecs et autres antiquités. Il vend une partie de sa collection au British Museum en 1772 qui s'en sert comme base de son département antiquités grecques et romaines. La seconde partie de sa collection sera perdue lors du naufrage du HMS Colossus pendant son voyage vers la Grande-Bretagne.

Il envoie des communications à la Royal Society de Londres et en particulier un compte-rendu de l'éruption du Vésuve de 1766.

En 1770, la Royal Society lui attribue la médaille Copley pour son ouvrage Voyage au Mont Etna

Illustration du Campi Phlegraei par Pietro Fabris.

En 1776 il publie Campi Phlegraei : Observations sur les volcans des Deux Siciles avec des illustrations de Pietro Fabris (en)[3].

En 1786 il rencontre Emma Lyon, une jeune femme qui lui est envoyée par son neveu Charles Greville. Comme la plupart des hommes qui ont gravité autour d'elle, Sir William a été frappé par Emma, qui a exécuté des danses inspirées par les éléments classiques pour lui et ses invités, y compris Goethe, tout en ne portant aucun sous-vêtement. Cependant, il ne lui a fait aucune avance jusqu'à ce qu'elle ait été prête à les accepter. Ils se sont mariés le à St George's Hanover Square, Londres. Il avait 60 ans ; elle en avait 26. Plus tard Horatio Nelson, un homme qu'Hamilton admire, en tombe amoureux, une liaison qu'il encourage.

Hamilton reçoit la médaille Copley en 1770.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « http://discovery.nationalarchives.gov.uk/details/a/A13530954 »
  2. Dezobry et Bachelet, Dictionnaire de biographie, T. 1, Ch. Delagrave, 1878, p. 1273
  3. Pietro Fabris, d'origine italienne, né probablement à Londres est un peintre actif à Naples entre 1740 et 1792

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • D'Ancarville (notices), Antiquités étrusques, grecques et romaines, gravures d'Antoine Cardon, Naples, 4 tomes bilingues français-anglais, 1766-1767 ;
  • Observations on Mount Vesuvius, Mount Etna, and Other Volcano's in a series of letters addressed to the Royal Society from the Honorable Sir William Hamilton, 1772 ;
  • Campi Phlegraei : Observations sur les volcans des Deux Siciles publié en français et anglais chez Pierre Fabris, Naples 1776 — illustré de 54 planches enluminées par Pietro Fabris, réédité par Gallimard découverte 1992 (ISBN 2-07056662-5) suivant le manuscrit de la BNF avec les textes de Carlo Knight traduit de l'italien sous le titre Les Fureurs du Vésuve ou l'autre passion de Lord Hamilton.
  • Supplément aux Campi Phlegraei, P. Fabris éditeur, Naples, 1779.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fothergill B. - Sir William Hamilton: envoy extraordinary, 1969, (ISBN 0-15-182676-5)
  • (en) Susan Sontag, The Volcano Lover, 1992

Liens externes[modifier | modifier le code]