William Desmond Taylor

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir William Taylor (homonymie).
Ne doit pas être confondu avec William Desmond.
William Desmond Taylor
Description de l'image Williamdesmondtaylor.jpg.
Nom de naissance William Cunningham Deane-Tanner
Naissance
Carlow, Irlande
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Décès (à 49 ans)
Los Angeles Californie, (États-Unis)
Profession réalisateur, acteur

William Desmond Taylor, né le à Carlow (Irlande) et mort le à Los Angeles, est un réalisateur, acteur, producteur et scénariste américain. Sa carrière dans le cinéma muet en a fait une figure populaire de l'industrie naissante d'Hollywood dans les années 1910 et le début des années 1920[1]. Son meurtre le , tout comme d'autres scandales du moment comme l'affaire Roscoe Arbuckle ont contribué à la naissance d'une presse sensationnaliste de bas-étage[2]. Le meurtre de Taylor demeure officiellement non résolu.

Dans le film Boulevard du crépuscule (Sunset Boulevard), le nom de l'héroïne Norma Desmond est une référence à son second prénom et au nom de son amie actrice, Mabel Normand[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie et carrière[modifier | modifier le code]

William Cunningham Deane-Tanner est né le à Carlow en Irlande, d'un officier militaire, Kearns Deane-Tanner, et de sa femme, Jane.[2] La fratrie comprenait Denis, Nell, et Daisy.[3]

Il s'embarqua pour les États-Unis en 1890, à ses 18 ans[1],[3].

Il exerça brièvement le métier d'acteur à New York avant d'épouser Ethel May Hamilton[4] le dans une église de Manhattan (la Little Church Around the Corner) ; ils divorceront en 1912[3]. Ethel May Hamilton est apparue dans le sextuor de l'opérette Florodora sous le nom de Ethel May Harrison.[4] Elle était la fille d'un riche courtier de Wall Street, qui procura à William Deane-Tanner les fonds nécessaires pour ouvrir un magasin d'antiquités et ainsi subvenir aux besoins de sa famille. Les Tanner étaient bien connus dans la société new-yorkaise. Le , William Deane-Tanner, qui avait alors une liaison extra-conjugale, abandonna subitement son épouse et sa fille, Ethel Daisy[1], et disparut. Comme Tanner (Taylor) avait auparavant souffert de troubles mentaux, sa famille crut qu'il s'était perdu durant une crise d'aphasie. Son frère, Denis, ex-lieutenant dans l'armée britannique et patron d'un magasin d'antiquités à New York disparut lui aussi en 1912, abandonnant sa femme et leurs deux enfants[5],[6].

Sous son nouveau nom de William Desmond Taylor[1], il se trouvait à Hollywood en [3]. Il fit d'abord une belle carrière d'acteur — dont quatre apparitions face à Margaret "Gibby" Gibson — avant de tourner son premier film en tant que réalisateur, The Awakening (1914). Dans les années qui suivirent, il réalisa plus de cinquante films. En , vers la fin de la Première Guerre mondiale, Taylor s'enrôla comme soldat dans la British Army alors qu'il avait 46 ans. Il fut affecté à un corps de logistique stationné à Dunkerque et fut promu au grade temporaire de lieutenant le [7],[8].

De retour à Los Angeles, il accéda à la présidence de la Motion Picture Directors Association. Il dirigea quelques-unes des grandes stars de l'époque dont Mary Pickford, Wallace Reid, Dustin Farnum et sa protégée, Mary Miles Minter, qui joua le rôle titre dans Anne of Green Gables.

En 1914, Taylor eut une liaison avec l'actrice Neva Gerber pendant le tournage de The Awakening. À cette période son ex-femme, alors remariée au restaurateur Edward L.C. Robins, de qui elle avait eu un fils, Samuel M. Robins — le savait présent à Hollywood. Quelques années plus tard, elle était au cinéma avec sa fille lorsqu'elle reconnut Taylor à l'écran et s'écria « C'est ton père ! » Ils entretinrent par la suite une correspondance. En 1921, Taylor rendit visite à sa fille, Ethel Daisy, à New York et en fit son héritière[9].

Meurtre[modifier | modifier le code]

À 7h30, le matin du [10], on découvrit le corps de William Desmond Taylor dans son bungalow des Alvarado Court Apartments[10], au 404-B South Alvarado Street[11], dans le quartier de Westlake de Los Angeles, une zone résidentielle huppée et à la mode.

Une foule se forma rapidement. Un individu se prétendant médecin s'avança, examina superficiellement le corps et déclara que la victime était morte d'une hémorragie de l'estomac, avant de repartir aussitôt. On le revit plus jamais. En retournant le corps, un peu plus tard, on découvrit néanmoins que le réalisateur avait reçu une balle dans le dos.

Dans ses poches, on retrouva un porte-feuille contenant 78 dollars, un étui à cigarettes en argent, une montre à gousset Waltham et un cure-dent en ivoire. Il portait aussi à son doigt une bague avec un diamant de 2 carats[12].

Une grosse liasse d'argent liquide, dont le montant exact resta inconnu, et que Taylor avait montré la veille à son comptable avait disparu, apparemment sans jamais avoir été encaissée. Lors de l'enquête, on détermina l'heure du décès à 19h50, le soir du [11]. Pendant son interrogatoire, cinq jours après la découverte du corps, Mary Miles Minter déclara qu'après le meurtre, un ami, l'acteur et réalisateur Marshall Neilan, lui rapporta les propos "délirants" qu'aurait tenu Taylor au sujet de quelques-unes de ses connaissances (dont l'actrice) dans les semaines qui précédèrent sa mort. Elle raconta également que, selon Neilan, Taylor était devenu "fou."[13]

Suspects et témoins[modifier | modifier le code]

En définitive, la police et la presse suspectèrent plus d'une douzaine d'individus. La presse de l'époque couvrit l'affaire par une multitude d'articles à sensation, riches en spéculations gratuites, voire en inventions. Le meurtre servit par la suite de trame et de support à divers récits, fictionnels ou non. Comme leurs auteurs se servaient généralement de la presse populaire, et de ses articles pas toujours sérieux, comme source primaire d'information, ces textes répandirent diverses inexactitudes qui finirent par passer pour véridiques.

En général, la plupart des récits se concentrèrent sur sept personnes, comme suspects ou comme témoins.

Edward Sands[modifier | modifier le code]

Edward F. Sands était l'ancien assistant personnel, valet et cuisinier de Taylor. Pourtant né dans l'Ohio, Sands parlait avec un fort accent cockney. À l'été 1921, alors qu'il partait en Europe, Taylor laissa à son assistant la responsabilité de ses affaires. À son retour, Taylor découvrit que Sands avait disparu, emportant avec lui voiture, chéquier et bijoux. Il avait également encaissé plusieurs chèques laissé en blanc par son employeur, et, utilisant son chéquier, avait contrefait sa signature.

Plus tard, Sands cambriola le bungalow de Taylor, vola à nouveau des bijoux et laissa ses empreintes sur le lit du réalisateur. Après le meurtre, Edward Sands disparut et ne fut jamais retrouvé[14]. L'enquête révéla qu'il avait déjà été condamné pour détournement de fonds, forgerie et désertion de l'armée américaine.

Henry Peavey[modifier | modifier le code]

Henry Peavey était le valet afro-américain qui remplaça Sands auprès de Taylor. C'est lui qui trouva le corps sans vie de son employeur. Peavey était illettré et bisexuel. Son dossier criminel comprenait des arrestations pour vagabondage et exhibition en présence de garçons mineurs. Taylor l'avait récemment fait libérer en payant sa caution et il était censé témoigner en sa faveur devant les tribunaux. Les journaux remarquèrent qu'il portait des costumes de golf tapageurs mais ne possédait aucun club de golf. Peavey accusa plusieurs fois Mabel Normanddu meurtre (peut-être parce qu'elle s'était moquée de sa garde-robe) et fut lui aussi suspecté du meurtre. Huit ans plus tard, en 1931, Peavey mourut dans un asile de San Francisco où il avait été interné pour démence syphilitique[15].

Mabel Normand[modifier | modifier le code]

Mabel Normand était une actrice populaire et une amie proche de Taylor. Ils eurent peut-être une liaison. Bien qu'elle se fût probablement disputée avec Taylor le soir du meurtre, elle quitta le domicile du réalisateur à 19h45, de bonne humeur, emportant un livre qu'il venait de lui confier. Elle a été la dernière personne à l'avoir vu vivant. La police la considéra rapidement comme innocente. La plupart de ceux qui ont écrit sur le meurtre partagent cette opinion.

Mabel Normand joua également dans de nombreux films avec Roscoe Arbuckle, dont la carrière était éclaboussée par un scandale retentissant à la même époque. Sa propre carrière d'actrice déclinait déjà, mais les affaires Taylor et Arbuckle ternirent définitivement sa réputation. D'autant que s'y ajoutèrent des révélations sur sa consommation de drogues et une troisième affaire de meurtre (un de ses amants, tué par son chauffeur). Toutefois, elle continua à tourner au cours des années 1920. Elle mourut de tuberculose en 1930[16].

Faith Cole MacLean[modifier | modifier le code]

On pense généralement que Faith Cole MacLean a croisé le tueur. Elle et son mari, l'acteur Douglas MacLean, étaient les voisins de Taylor. Un grand bruit, survenu à 20h, les surprit. Elle sortit de chez elle et, sur son pas de porte, se trouva nez-à-nez avec quelqu'un sortant du bungalow de Taylor, habillé, selon ses dires "comme un cambrioleur de cinéma". Cette personne s'arrêta un court instant avant de repartir à l'intérieur comme si elle avait oublié quelque chose, puis elle ressortit et lui sourit avant de disparaître entre les maisons. MacLean dit avoir entendu une voiture pétarader peu après. Elle déclara aussi à la police que cette personne avait une apparence "amusante" (comme un acteur maquillé) et qu'elle aurait pu être une femme déguisée en homme.

Charles Eyton[modifier | modifier le code]

Charles Eyton était le General Manager de la Paramount Pictures. Plusieurs sources rapportèrent l'avoir vu, dans les heures qui suivirent le meurtre, s'introduire dans le bungalow avec des employés de la Paramount pour s'emparer d'objets compromettants, soit avant l'arrivée de la police, soit avec sa permission.

Mary Miles Minter
Mary Miles Minter[modifier | modifier le code]

Mary Miles Minter était une actrice populaire, une star adolescente dont Taylor avait guidé la carrière. Minter, qui avait grandi sans père, n'avait que trois ans de plus que la fille qu'avait abandonné le réalisateur à New York. Des lettres codées trouvées au domicile de Taylor accréditent la thèse d'une liaison entre l'homme de 49 ans et la jeune star de 19 ans, commencée deux ans plus tôt, alors qu'elle n'avait que 17 ans. D'après Minter, Taylor était réticent dès le début de leur histoire d'amour et refusa souvent de la voir.

Quoi qu'il en soit, les lettres (qu'elle avait écrites en 1919) étaient à l'antipode de son image à l'écran de jeune fille discrète. La presse calomnia Minter. Elle tourna quatre autres films pour la Paramount, et lorsque le studio décida de ne pas renouveler son contrat, elle reçut des offres de nombreux producteurs. N'ayant jamais réellement apprécié sa carrière d'actrice, elle les déclina toutes et abandonna l'industrie du cinéma. Elle continua à proclamer son amour pour Taylor le restant de ses jours et mourut en 1984, dans l'anonymat (mais dans un confort financier certain, dû à de judicieux investissements).

Charlotte Shelby[modifier | modifier le code]

Charlotte Shelby était la mère de Mary Miles Minter. Comme de nombreuses stage mother (mère qui incite ses enfants à monter sur scène) avant et depuis, on la décrivit comme une manipulatrice rongée par l'ambition et la cupidité. À une époque, Mary Miles Minter et sa mère se disputèrent âprement pour des raisons financières, jusqu'aux tribunaux, avant de se réconcilier. Les déclarations initiales de Charlotte Shelby à la police auraient été évasives, "manifestement mensongères" à propos des relations qu'entretenait sa fille avec Taylor comme sur d'autres sujets[17] Shelby était supposée posséder un pistolet de calibre .38, rare, et des balles peu courantes ressemblant à celle qui tua Taylor. Une fois cette information rendue publique, elle aurait été jeter l'arme dans un bayou de Louisiane. Shelby connaissait alors le procureur de Los Angeles. Elle passa par la suite plusieurs années à l'étranger, évitant ainsi à la fois les investigations de son successeur et les journalistes.

En 1938, sa seconde fille, l'actrice Margaret Shelby (qui souffrait alors d'alcoolisme et de dépression chronique), accusa ouvertement sa mère du meurtre lors d'une dispute. Shelby fut souvent citée parmi les suspects. Aux yeux de plusieurs auteurs, elle était même la suspecte idéale. Adela Rogers St. Johns, notamment, suggéra Charlotte Shelby comme une femme tiraillée entre ses sentiments maternels pour sa fille et sa propre attirance pour Taylor. Même si Shelby craignait d'être jugée pour le meurtre, deux procureurs du comté de Los Angeles, au moins, se refusèrent publiquement à la poursuivre[10],[18].

La confession de Margaret Gibson en 1964[modifier | modifier le code]

L'actrice Ella Margaret Gibson avait travaillé avec Taylor à ses débuts. En 1917, elle fut accusée de se prostituer, jugée et acquittée (on l'accusa également de vendre de l'opium). Elle changea alors son nom de scène en Patricia Palmer. En 1923, elle fut arrêtée et emprisonnée pour une accusation de chantage qui sera finalement levée.

Au moment du meurtre, Gibson avait 27 ans et habitait Los Angeles. Aucun rapport d'enquête ne fait mention de son nom. Après le meurtre, elle joua dans de nombreux films produits par Famous Players-Lasky, le studio de Taylor à sa mort. L'un de ces films était parmi les derniers tournés par Mary Miles Minter. Gibson "fuit" (selon ses dires) le pays pour l'Orient en 1934, où elle épousa un employé de la compagnie Socony (ancien nom de Mobil). Elle rentra toutefois à Los Angeles en 1940 pour raisons médicales et son mari mourut lors d'une attaque japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale, laissant à Gibson une maigre pension.

En 1999, la newsletter Taylorology, souvent citée, publia le récit suivant : le , alors qu'elle vivait de sa modeste pension dans les collines d'Hollywood, sous le nom de Pat Lewis, elle eut une attaque cardiaque et confessa — en récente convertie catholique — avant de mourir qu'elle "avait tué William Desmond Taylor" ; elle mêla à sa confession d'autres faits dont le témoin, qui ne les avait pas compris, ne se rappelait plus de 30 ans après[19]. Le témoin de sa confession répéta plus tard cette histoire dans un documentaire télévisé[20].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme réalisateur[modifier | modifier le code]

Comme acteur[modifier | modifier le code]

Comme producteur[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d "The Unsolved Murder of William Desmond Taylor" (biographie), University of Southern California (USC), , USC.edu webpage: USC-Lib-WDTaylor.
  2. a et b Literateweb.com, Taylorology, Septembre 2003
  3. a, b et c "Biography for William Desmond Taylor", IMDb, 2006, webpage: (en) William Desmond Taylor sur l’Internet Movie Database.
  4. http://taylorology2.googlepages.com/ethel3.jpg
  5. Taylorology (newsheet), Issue 45, September 1996, Editor: Bruce Long, webpage: Taylorology-45.
  6. http://query.nytimes.com/mem/archive-free/pdf?res=980DE5D71130EE3ABC4D53DFB4668389639EDE
  7. Taylorology, Taylorology 40, avril 1996
  8. gazettes-online.co.uk, Supplement to the London Gazette, 27 janvier 1919, p. 1333. La note publiée ainsi, "Canteens.—William Desmond Taylor to be •temp. Lt. (without pay or allowances). 15th Jan. 1919."
  9. public.asu.edu, Taylorology 45, septembre 1996
  10. a, b et c "Crime & Passion" (on William Desmond Taylor), "Minx, The Magazine - Volume Two, IssueTwo" (Minx), Neal Patterson, 1998-99, TheMinx-WDTaylor.
  11. a et b "William Desmond Taylor - Internet Accuracy Project" (biography), Internet Accuracy Project, AccuracyProject-WDTaylor.
  12. "Shot in the Back" (crime analysis), Crime Library, Courtroom Television Network, LLC, 2005, webpage: CLWTaylor.
  13. Statement of Mary Miles Minter (LAPD) 7 Feb 1922 (retrieved 28 Aug 2007)[1]
  14. « Badly Wanted », Time (magazine) (consulté le 21 juillet 2007) — Edward F. Sands, 34, 5 ft 5 in., pour le meurtre de William Desmond Taylor, réalisateur de cinéma, dont il était le domestique. Parmi les personnes interrogées dans cette affaire se trouvaient les actrices Mabel Normand, la dernière à avoir vu Taylor vivant, et Mary Miles Minter dont la lingerie et des lettres d'amours furent trouvés dans l'appartement de Taylor.
  15. (en) « Film Star Faints at Taylor's Funeral. Sands is Accused. Miss Normand Weeps as Women Shriek in Rush to Enter Disturb Rites. Thousands Storm Church. Love Letter on Mary Miles Minter's Stationery is Found by Police in a Book. She Admits She Loved Him. Dead Man's Butler, It Is Announced, Will Be Charged Today With His Murder. », New York Times,‎ — Los Angeles, California; February 7, 1922. Sweeping the police aside crowds stormed the doors of St. Paul's Pro-Cathedral today in an effort to force an entrance when the funeral services were being held for William Desmond Taylor.
  16. (en) « Press Film Star For Taylor Clew; Police Conduct 'Long And Grueling' Examination, Working On Jealousy Motive. Mabel Normand Speaks Tells Reporters Affection For Slain Director Was Based On Comradeship, Not 'Love.' », The New York Times,‎ — A motion picture actress was subjected to what the police termed a "long and grueling" examination at her home here tonight in an attempt to obtain a clew to the murderer of William Desmond Taylor.
  17. Taylorology (newsheet), Issue 97, Editor: Bruce Long, 2007 (after 7 year hiatus), webpage: Taylorology-97.
  18. En 1967, le réalisateur King Vidor raconta dans le privé qu'alors que Taylor raccompagnait Mabel Normand à sa voiture, Charlotte Shelby entra dans le bungalow par la porte ouverte, trouva sa fille Mary Miles Minter cachée à l'intérieur (se justifiant supposémment d'une chemise de nuit trouvée par la police mais qu'on n'attribua jamais à Minter, contrairement aux allégations de la presses à scandales de Hearst) et tira sur William Desmond Taylor dans l'heure qui suivit son retour. Le biographe Sidney D. Kirkpatrickécrivit dans son livre paru en 1986, Cast of Killers, que Vidor avait résolu le crime mais n'aurait pas publié ses conclusions afin de protéger les personnes impliquées toujours en vie. Taylorology lista plus de 100 erreurs factuelles dans Cast of Killers et réfuta fortement la thèse de Vidor, tout en mettant au crédit du livre le renouveau de l'intérêt public pour l'affaire.
  19. Taylorology (newsheet), Issue 84, Editor: Bruce Long, December 1999, webpage: Taylorology-84.
  20. (en) Jackson, Dan (Producer). Perfect Crimes? DVD Set 1. William Desmond Taylor episode. [DVD]. The History Channel.

Liens externes[modifier | modifier le code]