William Blakeney (1er baron Blakeney)

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William Blakeney
1er baron Blakeney
Image illustrative de l'article William Blakeney (1er baron Blakeney)

Surnom Lord Blakeney
Naissance 1672
Mount Blakeney, Limerick
Décès 10 septembre 1761
Grade Colonel
Conflits Guerre de Succession d'Espagne
Seconde rébellion jacobite
Guerre de Sept Ans
Faits d'armes Bataille de Falkirk
Bataille de Minorque
Distinctions Ordre du Bain
Baron Blakeney
Autres fonctions Lieutenant-gouverneur de Minorque

William Blakeney, 1er baron Blakeney KB (1672 – 10 septembre 1761) est un militaire irlandais. Il est célèbre pour sa défense infructueuse de lors de l'attaque de Minorque par une flotte française en 1756, pendant la guerre de Sept Ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et origines[modifier | modifier le code]

Blakeney naît à Mount Blakeney à Limerick ; il est le fils de William Blakeley, membre de la Chambre des communes irlandaise pour la circonscription de Kilmallock, et Elizabeth, la fille de Cornet Henry Bowerman[1]. Destiné par son père à la politique, il montre cependant rapidement une préférence marquée pour une carrière militaire et, à l'âge de dix-huit ans, il prend la tête des serviteurs de sa famille et défend la propriété familiale des Blakeney contre les Rapparees. Il s'engage en tant que volontaire et prend part à la guerre en Flandres, et au siège de Venlo en 1702 au cours duquel il reçoit une commission et intègre l'armée régulière. Il sert à un grade subalterne pendant les campagnes du duc de Marlborough. Entre 1725 et 1757, il représente — comme son père avant lui — Kilmallock à la Chambre des Communes irlandaise.

Pendant les années qui suivent la Paix d'Utrecht il continue à servir sans se distinguer, il est âgé de soixante-cinq ans lorsqu'il est finalement promu au grade de colonel. Cette absence de promotion, parfois attribuée à l'hostilité de Lord Verney à son égard, cesse lorsque le duc de Richmond est nommé colonel du régiment de Blakeney, et qui s'attachera à favoriser son avancement. Brigadier-général lors de l'expédition de Carthagène en 1741, il est promu major-général peu de temps après. Il se distingue par sa défense vaillante du château de Stirling contre les Highlanders in 1745. Dans ans plus tard, le roi George II le nommé lieutenant-général et lieutenant-gouverneur de Minorque, île de la Méditerranée occidentale.

La perte de Minorque[modifier | modifier le code]

Le siège du Fort Saint-Philippe. Avril-juin 1756.

Le gouverneur de Minorque ne mit jamais les pieds sur l'île, et Blakeney se trouva aux commandes effectives de l'île pendant plus de dix ans. En 1756, au début de la guerre de Sept Ans une flotte française lance une attaque sur Minorque. Le maréchal de Richelieu à la tête de 12 000 hommes, embarque sur des navires de transport escortés par l'escadre de Toulon, commandée par le marquis de La Galissonière. Les Français atteignent l'île le 18 avril, et mettent le siège sur le Fort Saint-Philip, où Blakeney commandait environ 2 000 hommes. Après un mois de siège, les assiégeants avaient causé d'importants dégâts aux murs de la forteresse et à son artillerie, lorsqu'une flotte sous le commandement du vice-admiral John Byng apparaît. La Gallisonnière et Byng se livrent, le 20 mai, une bataille à l'issue indécise. Bien que disposant d'une flotte supérieure en nombre, Byng est contraint de se replier sur la base anglais la plus proche — Gibraltar — pour réparer, avec l'intention de revenir affronter les Français par la suite. Il abandonne Blakeney et les défenseurs de la forteresse à leur sort[2].

Une seconde expédition sera envoyée en renfort aux troupes anglaises défendant Minorque, mais elles arrivent trop tard, et après soixante et onze jours de siège, le vieux général est contraint de se rendre au maréchal de Richelieu (18 avril – 28 juin 1756). La forteresse ayant été réduite à l'état de ruines. Blakeney et sa petite garnison sont transportés à Gibraltar avec la liberté de combattre à nouveau contre les Français. Au terme d'un procès en cour martiale, Byng est condamné à mort et exécuté ; à l'inverse, Blakeney se voit, à son retour en Angleterre, érigé en héros de la nation et célébré pour sa résistance.

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

Les honneurs vinrent récompenser un Blakeney vieillissant. Il est nommé Colonel du 27th (Inniskilling) Regiment of Foot, fait Chevalier Compagnon du Bain et créé Baron Blakeney de Castle Blakeney dans le comté de Galway, dans la Pairie d'Irlande[3]. Par la suite, une statue de lui, réalisée par John Van Nost le Jeune, est érigée à Dublin (sur le site du Spire de Dublin), et sa popularité reste très importante jusqu'à sa mort. Il décède, sans descendance, le 10 septembre 1761, et est enterré dans l'abbaye de Westminster. N'ayant pas d'héritier, la baronnie Blakeney s'éteint à sa mort.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) thepeerage.com Lt.-Gen. William Blakeney, 1st and last Baron Blakeney of Castle Blakeney
  2. (en) Dudley Pope, At 12 Mr Byng was shot, Londres, Phoenix Press,‎ 28 octobre 2002 (1re éd. 1962), 352 p. (ISBN 1842126075)
  3. London Gazette: no. 9642. p. 1. 7 December 1756.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]