Wilhelm Traugott Krug

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Wilhelm Traugott Krug

Wilhelm Traugott Krug (1770-1842) fut un philosophe allemand.

Né près de Wittemberg, il enseigna la philosophie successivement à Wittemberg, à Francfort-sur-l'Oder, à Kœnigsberg où il remplaça Kant, et enfin à Leipzig. Il s'enrôla en 1813 pour repousser l'invasion française, et combattit énergiquement dans ses écrits, après 1814, les excès du pouvoir absolu : il fut élu en 1833 député de l'Université de Leipzig à la diète saxonne.

Parmi ses nombreux écrits, on remarque :

  • Plan d'un nouvel Organon, 1801, où il annonce un système nouveau;
  • Philosophie fondamentale, 1803, où il pose les bases de ce système;
  • Philosophie théorique, 1806-1809, et Philosophie pratique, 1817-1819, ouvrages où il tire les conséquences des principes posés;
  • Histoire de la philosophie ancienne, 1815;
  • Dictionnaire des sciences philosophiques, 1827-1834.

Disciple de Kant, Krug tenta de compléter le criticisme et de le rapprocher du bon sens : il prétendait que ni l'idéalisme, ni le réalisme ne satisfont la raison, mais que l'un et l'autre se concilient par l'union originelle de l'être et du savoir dans la conscience : c'est ce qu'il nomme le synthétisme transcendantal. Il s'occupa aussi de questions théologiques : dans ses Lettres sur la perfectibilité des idées religieuses, il soutient la possibilité du progrès en matière de religion.

Source[modifier | modifier le code]

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Wilhelm Traugott Krug » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (Wikisource)