Wilhelm Traugott Krug

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Traugott et Krug.
Wilhelm Traugott Krug
Wilhelm Traugott Krug.jpg
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata
Radis (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 71 ans)
LeipzigVoir et modifier les données sur Wikidata
Lieu de travail
Formation
Activités

Wilhelm Traugott Krug (1770-1842) fut un philosophe allemand.

Né près de Wittemberg, il enseigna la philosophie successivement à Wittemberg, à Francfort-sur-l'Oder, à Kœnigsberg où il remplaça Kant, et enfin à Leipzig. Il s'enrôla en 1813 pour repousser l'invasion française, et combattit énergiquement dans ses écrits, après 1814, les excès du pouvoir absolu : il fut élu en 1833 député de l'Université de Leipzig à la Diète saxonne.

Parmi ses nombreux écrits, on remarque :

  • Plan d'un nouvel Organon, 1801, où il annonce un système nouveau;
  • Philosophie fondamentale, 1803, où il pose les bases de ce système;
  • Philosophie théorique, 1806-1809, et Philosophie pratique, 1817-1819, ouvrages où il tire les conséquences des principes posés;
  • Histoire de la philosophie ancienne, 1815;
  • Dictionnaire des sciences philosophiques, 1827-1834.

Disciple de Kant, Krug tenta de compléter le criticisme et de le rapprocher du bon sens : il prétendait que ni l'idéalisme, ni le réalisme ne satisfont la raison, mais que l'un et l'autre se concilient par l'union originelle de l'être et du savoir dans la conscience : c'est ce qu'il nomme le synthétisme transcendantal. Il s'occupa aussi de questions théologiques : dans ses Lettres sur la perfectibilité des idées religieuses, il soutient la possibilité du progrès en matière de religion.

Source[modifier | modifier le code]

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Wilhelm Traugott Krug » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (Wikisource)