Wilhelm Stekel

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Wilhelm Stekel
WilhelmStekel.jpg
Biographie
Naissance
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Boian (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Conflit

Wilhelm Stekel, né le à Boian, ville de Bucovine actuellement située en Ukraine, décédé le à Londres, était un médecin et psychanalyste autrichien

Psychanalyse[modifier | modifier le code]

Poul BjerreEugen BleulerMaria MoltzerMaria GincburgLou Andreas-SaloméBeatrice M. HinkleEmma JungMaria von StachToni WolffMartha Sigg-BöddinghausFranz RiklinOtto RankLudwig BinswangerDebout première rangée, 3e depuis la gaucheIsidor SadgerOskar PfisterSándor FerencziCarl Gustav JungDebout première rangée, 5e depuis la droiteDebout première rangée, 4e depuis la droiteJames Jackson PutnamErnest JonesWilhelm StekelJan NelkenLudwig JekelsMax EitingonSigmund FreudKarl AbrahamDebout deuxième rangée, 4e depuis la droiteDebout deuxième rangée, 3e depuis la droiteDebout deuxième rangée, 2e depuis la droiteJohannes Jaroslaw MarcinowskiDebout troisième rangée, 1er depuis la gaucheDebout troisième rangée, 2e depuis la gaucheAlphonse MaederDebout troisième rangée, 4e depuis la gaucheDebout troisième rangée, 4e depuis la droiteDebout troisième rangée, 3e depuis la droiteDebout troisième rangée, 2e depuis la droiteDebout troisième rangée, 1er depuis la droiteAbraham A. BrillDebout quatrième rangée, 4e depuis la droitePaul FedernDebout quatrième rangée, 2e depuis la droiteDebout quatrième rangée, 1er depuis la droiteEduard HitschmannDebout cinquième rangée, 2e depuis la gaucheDebout cinquième rangée, 3e depuis la gauche
Image cliquable du congrès international de psychanalyse de septembre 1911. Wilhelm Stekel apparaît au deuxième rang à droite.vdm

Il fait ses études secondaires dans une école allemande de Czernowitz, puis étudie la médecine à Vienne et soutient sa thèse de doctorat en 1893. Il travaille dans la clinique de Krafft-Ebing. Il devient en 1901 ou 1902 journaliste médical du Neues Wiener Tagblatt, sans doute grâce à la recommandation de Freud avec qui il fait une analyse en 1902. Il est le fondateur de la Société psychologique du mercredi la même année, et il en est le membre le plus actif durant une dizaine d'années, mais il s'oppose à Freud et quitte la vice-présidence de la Société en 1911, puis en démissionne un an plus tard[1]. Il crée l'Institut de psychanalyse active, à Vienne et fonde plusieurs revues de psychothérapie, qu'il dirige. Il quitte Vienne au moment de l'Anschluss (1938) et s'installe à Londres. Il est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages. Il se suicide, pour plusieurs raisons, en liens avec sa santé et son inquiétude à l'égard de la situation politique.

Disciple hétérodoxe et critique de Sigmund Freud puisqu'il refuse l'inconscient, arguant que le malade se masque délibérément la vérité "para-consciente" ou préconsciente (dont il a au fond conscience) afin d'échapper à la réalité insupportable dont le complexe est le masque[2]. Wilhelm Stekel, explicitement cité dans L'Être et le Néant, a une grande influence sur la conception sartrienne de la mauvaise foi[réf. souhaitée].

Son fils, Eric-Paul Stekel, est chef d'orchestre et compositeur.

Littérature[modifier | modifier le code]

Wilhelm Stekel est cité vers la fin du roman L'Attrape-cœurs' de J. D. Salinger : « L’homme qui manque de maturité veut mourir noblement pour une cause. L’homme qui a atteint la maturité veut vivre humblement pour une cause. »[3].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Onanie und Homosexualität (die homosexuelle Parapathie), 1917 [Onanisme et homosexualité (la parapathie homosexuelle), trad. P.-E. Morhardt, Gallimard, 1951]
  • L'homme impuissant, Gallimard, 1950.
  • La vie vécue dans le rêve et l'interprétation des rêves, Anabas, 1993, (ISBN 2909535061).
  • L'éducation des parents, 1938.
  • Lettres à une mère, 1938.
  • La femme frigide, Gallimard, 1937.
  • Les états d'angoisse nerveux et leur traitement, trad. Docteur Lucien Hahn, Payot.
  • Technique de la psychothérapie analytique, Paris, Payot, 1975 (ASIN B0000DOZCA).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Francis Clark-Lowes, « Stekel, Wilhelm », p. 1636-1637, in Alain de Mijolla (dir.), Dictionnaire international de la psychanalyse 2. M/Z. Calmann-Lévy, 2002, (ISBN 2-7021-2530-1).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Francis Clark-Lowes, « Stekel, Wilhelm », cf. bibliographie.
  2. Wilhelm Stekel, La Femme frigide, Gallimard (Idées), 1973, p. 28
  3. Dans The Catcher in the Rye : « The mark of the immature man is that he wants to die nobly for a cause, while the mark of the mature man is that he wants to live humbly for one » ; citation de Stekel : « Das Kennzeichen eines unreifen Menschen ist, dass er für eine Sache nobel sterben will, während der reife Mensch bescheiden für eine Sache leben möchte. »