Wilhelm Stekel

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Wilhelm Stekel
Portrait de Wilhelm Stekel

Portrait de Wilhelm Stekel

Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à Boian (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata
à LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité(s) AutricheVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Profession(s) Psychologue, médecin, psychanalyste et psychiatreVoir et modifier les données sur Wikidata

Wilhelm Stekel, né le à Boian, ville de Bucovine actuellement située en Ukraine, décédé le à Londres, était un médecin, psychologue et psychanalyste autrichien, disciple hétérodoxe et critique de Sigmund Freud puisqu'il refuse l'inconscient, arguant que le malade se masque délibérément la vérité "para-consciente" ou préconsciente (dont il a au fond conscience) afin d'échapper à la réalité insupportable dont le complexe est le masque[1]. Wilhelm Stekel, explicitement cité dans L'Être et le Néant, aura une grande influence sur la conception sartrienne de la mauvaise foi.

Psychanalyse[modifier | modifier le code]

Poul Bjerre Eugen Bleuler Maria Moltzer Maria Gincburg Lou Andreas-Salomé Beatrice M. Hinkle Emma Jung Maria von Stach Toni Wolff Martha Sigg-Böddinghaus Franz Riklin Otto Rank Ludwig Binswanger Debout première rangée, 3e depuis la gauche Isidor Sadger Oskar Pfister Sándor Ferenczi Carl Gustav Jung Debout première rangée, 5e depuis la droite Debout première rangée, 4e depuis la droite James Jackson Putnam Ernest Jones Wilhelm Stekel Jan Nelken Ludwig Jekels Max Eitingon Sigmund Freud Karl Abraham Debout deuxième rangée, 4e depuis la droite Debout deuxième rangée, 3e depuis la droite Debout deuxième rangée, 2e depuis la droite Johannes Jaroslaw Marcinowski Debout troisième rangée, 1er depuis la gauche Debout troisième rangée, 2e depuis la gauche Alphonse Maeder Debout troisième rangée, 4e depuis la gauche Debout troisième rangée, 4e depuis la droite Debout troisième rangée, 3e depuis la droite Debout troisième rangée, 2e depuis la droite Debout troisième rangée, 1er depuis la droite Abraham A. Brill Debout quatrième rangée, 4e depuis la droite Paul Federn Debout quatrième rangée, 2e depuis la droite Debout quatrième rangée, 1er depuis la droite Eduard Hitschmann Debout cinquième rangée, 2e depuis la gauche Debout cinquième rangée, 3e depuis la gauche
Image cliquable du congrès international de psychanalyse de septembre 1911. Wilhelm Stekel apparaît au deuxième rang à droite.vdm

Il fait ses études secondaires dans une école allemande de Czernowitz, puis étudie la médecine à Vienne et soutient sa thèse de doctorat en 1893. Il travaille dans la clinique de Krafft-Ebing. Il devient en 1901 ou 1902 journaliste médical du Neues Wiener Tagblatt, sans doute grâce à la recommandation de Freud avec qui il fait une analyse en 1902. Il est le fondateur de la Société psychologique du mercredi la même année, et il en est le membre le plus actif durant une dizaine d'années, mais il s'oppose à Freud et quitte la vice-présidence de la Société en 1911, puis en démissionne un an plus tard[2]. Il crée l'Institut de psychanalyse active, à Vienne et fonde plusieurs revues de psychothérapie, qu'il dirige. Il quitte Vienne au moment de l'Anschluss (1938) et s'installe à Londres. Il est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages. Il se suicide, pour plusieurs raisons, en liens avec sa santé et son inquiétude à l'égard de la situation politique.

Littérature[modifier | modifier le code]

Wilhelm Stekel est cité vers la fin du roman L'Attrape-cœurs (titre original : The Catcher in the Rye) de J. D. Salinger : « L’homme qui manque de maturité veut mourir noblement pour une cause. L’homme qui a atteint la maturité veut vivre humblement pour une cause. »[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Francis Clark-Lowes, « Stekel, Wilhelm », p. 1636-1637, in Alain de Mijolla (dir.), Dictionnaire international de la psychanalyse 2. M/Z. Calmann-Lévy, 2002, (ISBN 2-7021-2530-1).

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Onanie und Homosexualität (die homosexuelle Parapathie), 1917 [Onanisme et homosexualité (la parapathie homosexuelle), trad. P.-E. Morhardt, Gallimard, 1951]
  • L'homme impuissant, Gallimard, 1950.
  • La vie vécue dans le rêve et l'interprétation des rêves, Anabas, 1993, (ISBN 2909535061).
  • L'éducation des parents, 1938.
  • Lettres à une mère, 1938.
  • La femme frigide, Gallimard, 1937.
  • Les états d'angoisse nerveux et leur traitement, trad. Docteur Lucien Hahn, Payot.
  • Technique de la psychothérapie analytique, Paris, Payot, 1975 (ASIN B0000DOZCA).

Liens extérieurs[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Wilhelm Stekel, La Femme frigide, Gallimard (Idées), 1973, p. 28
  2. Francis Clark-Lowes, « Stekel, Wilhelm », cf. bibliographie.
  3. Dans The Catcher in the Rye : « The mark of the immature man is that he wants to die nobly for a cause, while the mark of the mature man is that he wants to live humbly for one » ; citation de Stekel : « Das Kennzeichen eines unreifen Menschen ist, dass er für eine Sache nobel sterben will, während der reife Mensch bescheiden für eine Sache leben möchte. »