Wilhelm Reinhard de Neipperg

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Wilhelm Reinhard de Neipperg
Wilhelm-reinhard-neipperg.jpg

Wilhelm Reinhard von Neipperg.

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 89 ans)
VienneVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Enfant
Maria Wilhelmina von Neipperg (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Landesadministration des Temescher Banats, Militärverwaltung (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Wilhelm Reinhard de Neipperg, né le 27 mai 1684, mort le 26 mai 1774 à Vienne, est un général autrichien.

Carrière[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille ancienne de Souabe, il devient en 1715 commandant dans le régiment de son père. Il se distingue d'abord à la bataille de Temesvár (1716) puis au siège de Belgrade (1717) lors de la guerre austro-turque. En 1723 il est promu général de brigade en tant que précepteur du duc François-Étienne de Lorraine et en 1724 il devient colonel en titre du régiment d'infanterie de son père (le 7e régiment Neipperg). Sa fille Marie-Wilhelmine d'Auersperg sera par la suite la maîtresse de l'empereur.

Avec Wilhelm Reinhard, l'influence des comtes de Neipperg déborde de la Souabe, d'où ils sont originaires, pour grandir à la cour de Vienne. Sans doute, ce rapprochement avec les Habsbourg a-t-il été impulsé par la conversion des Neipperg, princes réformés, au catholicisme, en 1717. Wilhelm Reinhard est admis dans la noblesse impériale en 1726 et peut épouser la comtesse Maria Franciska von Khevenhüller (1702-1776), dont la famille est depuis longtemps attachée à la cour des Habsbourg.

En 1730 il est nommé gouverneur militaire du Luxembourg. Lors de la guerre de Succession de Pologne, il combat en 1733 en Italie, parvient à lever le siège de Mirandola puis couvre la retraite des Autrichiens après la défaite de Krotska. Il devient chef d’état-major lorsque reprend la guerre austro-turque, puis gouverneur de Temesvár (1737).

Mais le 1er septembre 1739, abusé par une mauvaise interprétation des préliminaires de paix, il signe sans en avoir mandat le désastreux traité de Belgrade ce qui lui vaut la mise aux arrêts. Il est successivement détenu à Raab puis dans la forteresse de Glatz ; mais il est gracié et même réhabilité à l'avènement de l'impératrice Marie-Thérèse (1740).

Rétabli comme chef d’état-major lors de l'invasion de la Silésie (hiver 1741-42), il essuie le 10 avril 1741 une première défaite contre Frédéric II à Mollwitz mais est néanmoins promu maréchal peu après. En 1743 il prend part aux côtés des coalisés à la bataille de Dettingen, mais est bientôt rappelé à Vienne. En 1753 il est chargé de la garnison de Vienne et est reçu dans l'ordre de la Toison d'or, et deux ans plus tard il est nommé vice-président du Conseil aulique. Enfin en 1762 il est nommé général en chef de l'archiduché d'Autriche et gouverneur militaire de Vienne.

Il est le père de Marie-Wilhelmine de Neipperg et le grand-père d'Adam Albert de Neipperg.

Source[modifier | modifier le code]

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  • Immo Eberl, « Die Herren und Grafen von Neipperg », dans Heimatbuch der Stadt Schwaigern, herausgegeben von der Stadtverwaltung Schwaigern, Schwaigern, 1994.
  • (de) Karl Sommeregger, « Neipperg, Wilhelm Reinhard Graf », dans Allgemeine Deutsche Biographie (ADB), vol. 52, Leipzig, Duncker & Humblot, , p. 610-612.
  • Charles W. Ingrao, The Habsburg Monarchy, 1618-1815, Cambridge University Press, 1994.
  • Archer Jones, The art of war in the Western world, University of Illinois Press, 1987.
  • Andrew Wheatcroft, The Enemy at the Gate: Habsburgs, Ottomans, and the Battle for Europe, Bodley Head Random House, 2008.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]