Wilfrid Estève

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Wilfrid Estève
Description de l'image WilfridEsteve2011.jpg.
Naissance (47 ans)
Carcassonne, Aude
Nationalité France France
Pays de résidence France
Profession
Autres activités
Président de l'association reconnue d'utilité publique FreeLens, Directeur artistique
Descendants
Deux enfants

Wilfrid Estève est un photographe[1] et un producteur[2] français, il dirige le Studio hans lucas et préside l'association RUP FreeLens.

Biographie[modifier | modifier le code]

Autodidacte, il a commencé sa carrière en 1995 en tant que photojournaliste et a participé à la création de l'agence photographique l'Œil Public (1996-2004)[3], de la coopérative Picturetank (2005-2007) dont il a été vice-président[4] et a partagé la direction de l'agence photographique MYOP avec Guillaume Binet et Lionel Charrier (2008-2010).

Wilfrid Estève a conçu et dirigé le projet pluridisciplinaire[5]Territoires de fictions[6] (2004-2008). En 2005, avec Virginie Terrasse et Benjamin Boccas, il a créé[7] le concept[8] de la POM, Petite Oeuvre Multimédia.

En 2010, il est élu vice-président de l'Union des Photographes Professionnels et fait partie du comité de pilotage du prix Webjournalisme et du jury du prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre (éditions 2011 et 2012). En 2012, il intervient dans le cadre de la mission pour la photographie et de l'Observatoire du photojournalisme[9] du ministère de la Culture et de la Communication, de l'Observatoire des métiers de la presse de Médiafor (intégré en 2012 dans l'Afdas) et fait partie du pré-jury de l'édition du prix Carmignac Gestion du photojournalisme.

Wilfrid Estève préside depuis 2004 l'association reconnue d'utilité publique FreeLens[10] et depuis 206, dirige le studio de création Hans Lucas.

Travail de photographe[modifier | modifier le code]

Wilfrid Estève est photographe depuis 1994, ses photographies ont été diffusées dans les agences L'Oeil Public, Picturetank, MYOP et depuis 2011 au sein de la plateforme collaborative du studio hans lucas.

Basé sur le témoignage et l'enquête, son travail photographique est réalisé sur les terrains de l'actualité ou dans les zones de tension (Afrique de l'Ouest, Europe, Moyen-Orient). En parallèle, il poursuit un travail sociétal sur l'immigration en France et collabore, depuis 1995, avec plusieurs rédactions[11] dont De l'air, ELLE, Libération, Le Monde, Géo, Marie-Claire, National Geographic, Paris Match, L'Équipe magazine ou VSD.

Répondant à une invitation du magazine du musée du Jeu de Paume[12], il présente en 2011 les séries photographiques d'artistes ou d'auteurs, rédige des critiques et propose avec Samantha Rouault et Alice Guerlot-Kourouklis une expérience sonore autour de lectures commentées.

En 2012, Wilfrid Estève est l'un des directeurs artistiques du festival MAP de Toulouse et débute une collaboration avec Le Journal de la photographie[13] en développant deux rubriques : la première consacrée aux écoles[14] et la deuxième au Digital Storytelling[15]. Dans cette continuité, il couvre l'édition 2012 des Rencontres d'Arles et participe au séminaire du festival dont la thématique est « Photographie et réseaux sociaux »[16].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Depuis 1998, il intervient dans divers établissements d'enseignement supérieur (Université Panthéon-Assas, Université Paris-Est Marne-la-Vallée, Université de Perpignan et Université Montpellier III Paul Valéry), dans des écoles (l'école supérieure de journalisme de Sciences Po, l'École supérieure de journalisme de Lille, ENSP d'Arles, École nationale supérieure Louis-Lumière) ou des centres de formation (le CFPJ ou l'École des Métiers de l'Information à Paris).

Durant dix ans, il dirige le parcours qualifiant en photojournalisme (2002 à 2012) puis est nommé responsable pédagogique de la filière photographie (2006-2012) de l'École des métiers de l'information[17]. En 2007, il crée le Prix Tremplin Photo de l'EMI, bourse de formation au photojournalisme remise durant les Promenades photographiques de Vendôme[18].

Wilfrid Estève participe en 2012 à la création de la licence pro "Concepteur Réalisateur Audiovisuel"[19] et à la création du diplôme d'université en "Photographie documentaire et écritures transmédia" de l’Université de Perpignan[20] puis, en 2014, de celui en "Photojournalisme".

Distinctions et récompenses[modifier | modifier le code]

  • 2015, Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres.
  • 2014, PriMed dans la catégorie Prix Multimédia de la Méditerranée [21] en tant que producteur.
  • 2013, Mediterranean Journalist Award 2013 dans la catégorie Nouveaux médias de la Fondation Anna Lindh pour le webdocumentaire "Sout el shabab"[22] en tant que producteur.
  • 2013, Sélection du webdocumentaire "Sout el shabab"[23] pour le Visa d'or France 24 - RFI[24], pour le Trophée Web Journalisme du Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre[25], pour le Trophée Révélation de l'Assemblée des Médias[26] et pour le prix du webdoc du mois du film documentaire[27] en tant que producteur.
  • 2012, Grand prix du jury[28] du WebTV Festival de La Rochelle ainsi que le Prix Historia de l’inattendu[29] pour la plateforme interactive documentaire "La Nuit oubliée - 17 octobre 1961", en 2012 en tant que producteur.
  • 2007, "Madame la Présidente" commande photographique et exposition des Rencontres internationales de la photographie d'Arles en tant que photographe.
  • 2005, Mention spéciale du Prix Nadar en tant qu'écrivain.
  • 2002, Sélectionné pour le prix Altadis par le critique Paul Ardenne en tant que photographe.
  • 2000, Prix Voies Off, festival Off des Rencontres Internationales de la photographie d'Arles en tant que photographe.
  • 2000, Sélectionné pour le Visa d'or de la presse quotidienne internationale durant le festival Visa pour l'image en tant que photographe.
  • 1996, Prix Jeune reporter, XIe Festival international du Scoop et du Journalisme d'Angers en tant que photographe.

Expositions[modifier | modifier le code]

Son travail a fait l’objet d’expositions individuelles, collectives et de projections dont :

  • « Say watt?, le culte du sound system » à la Gaîté Lyrique[30] à Paris en 2013
  • « Génération de l'air » à la Maison européenne de la photographie à Paris en 2011.
  • « Rhizome » à l'espace d'art contemporain IMMIX à Paris en 2011.
  • « De l’air s’expose » exposition à la galerie AGNÈS B, au festival RÉVÉLATION #4 et au salon de la Photo à Paris ainsi qu’au musée de la photographie André Villers à Mougins en 2010.
  • « Projets abandonnés » à l'espace d'art contemporain IMMIX à Paris en 2010.
  • « Territoires » lors de la Biennale internationale de la Photographie et des Arts visuels de Liège en Belgique en 2008.
  • « Territoires de fictions » durant le « Ayvalık Fotoğraf Festivali’ne Doğru » en Turquie et les Rencontres numériques de La Villette à Paris en 2007.
  • « Madame la Présidente » commande photographique des Rencontres internationales de la photographie d’Arles en 2007.
  • « France à quoi tu penses ? » durant le festival européen de photographie de Reggio Emilia en Italie en 2007.
  • « Il secolo delle vacanze » au Musée Capitolini (François Pinault Foundation), à Rome en Italie en 2006.
  • « Political marketing » à la Fundacja Transfotografia à Sopot et à la galerie Fabryka Trzciny à Varsovie en Pologne en 2006.
  • « Territoires de fictions » à la galerie du Château d’eau à Toulouse, durant les Rencontres internationales de la photographie d’Arles et le festival ”Enzimi”, à Rome en 2006.
  • « Alguien nos mira » au MUVIM, Museu Valencià de la Il.lustratio i de la Modernitat, à Valence en Espagne en 2005.
  • « Images entre histoire et poésie » au Musée de la Conciergerie, à Paris en 2004.
  • « Le Photojournalisme à Paris », vente aux enchères à l’hôtel Drouot-Richelieu, à Paris en 2003.
  • « 3672, la Free story », à la galerie photo de la Fnac Italie 2, à Paris en 2003.
  • « Le Photojournalisme aux enchères », vente aux enchères à l’hôtel Drouot-Richelieu, à Paris en 2002.
  • « Neighbours » au Palais de Tokyo, à Paris en 2002.
  • « New York » avec le collectif l’Œil Public à l’Espace Miramar, à Cannes en 2001.
  • « Un soupçon de réel » au Centre Atlantique de la Photographie, scène nationale de Brest en 2000.
  • « Les Nomades de la techno », projection durant le festival international Visa pour l’image à Perpignan en 2000.
  • « Ferveurs noires en banlieue parisienne », lors du XIe Festival international du Scoop et du Journalisme d’Angers, dont il est lauréat du prix “Jeune reporter” en 1996.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Sophie Brändström, Sophie Loubaton, Samuel Bollendorff, Karim Ben Khelifa, Philippe Brault, Julien Daniel, Wilfrid Estève, Guillaume Herbaut, Jean-François Joly, Dominic Nahr, Johann Rousselot, Stéphane Remael, Frédéric Sautereau, Jérôme Sessini et Michaël Zumstein (préf. Jean François Leroy, Michel Guerrin, Magalie Jauffret et d'Agnès de Gouvion Saint-Cyr), L'Œil public, quinze ans d'histoires - Du photojournalisme à la photographie documentaire, Democratic Books,‎ , 14,5cm x 21cm x 2cm, 256 pages p. (ISBN 978-2-361-04007-9, présentation en ligne)
  • Olivia Colo, Wilfrid Estève et Mat Jacob, Photojournalisme, à la croisée des chemins, Marval et CFD,‎ (ISBN 2862343757, présentation en ligne)
  • Patrick Bard (dir.), Marie-José Mondzain, Wilfrid Estève, Youri Kozirev, Bernard Stiefgler, Paul Fusco et Jacques Windenberger (préf. Jean-François Leroy et Jean Lelièvre), Actes du colloque "VISA POUR L'IMAGE", Images évidence,‎ , 90 p. (ISBN 2-9520268-2-3)
  • Wilfrid Estève et Sarah de Haro, 3672, la Free story, Trouble-fête,‎ (ISBN 291425301[à vérifier : ISBN invalide], présentation en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]