Wild Bill Hickok

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Wild Bill Hickok
Image dans Infobox.
Fonctions
Shérif
Hays
Shérif
Abilene
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 39 ans)
DeadwoodVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
James Butler HickokVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
Wild BillVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Wild Bill HickokVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Allégeance
Activités
Père
William Alonzo Hickok (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Polly Butler (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Arme
Conflits
Sport
signature de Wild Bill Hickok
Signature
Wild Bill Hickok Grave Site.jpg
Vue de la sépulture.

Wild Bill Hickok (né James Butler Hickok le à Troy Grove en Illinois, et mort le à Deadwood, Dakota du Sud) est une figure emblématique de l'Ouest américain.

Biographie[modifier | modifier le code]

James Butler Hickok est né le à Homer, Illinois (actuellement Troy Grove), dans une famille baptiste[1] d'origine anglaise[2]. Son lieu de naissance est maintenant protégé sous le nom de Wild Bill Hickok Memorial par l'Illinois Historic Preservation Agency (en). Hickok était très jeune un bon tireur et était reconnu localement comme un tireur exceptionnel au pistolet[1].

James Butler Hickok apprend le sens de la justice très jeune lorsque son père aide un réseau clandestin œuvrant pour la libération des esclaves. Rapidement, il apprend à manipuler les revolvers et développe un caractère solitaire. C'est vers 18 ans qu'il se lance à l'aventure.

Wild Bill Hickok.

Le , il participe à une fusillade au relais de poste de Rock Creek (en) dans le Nebraska. David C. McCanles, ancien propriétaire du relais, cherchait à le reprendre par la force puisque la compagnie « Russell, Majors & Waddell » refusait de le payer. McCanles tente d'intimider Wellman, nouveau propriétaire des lieux, mais James Butler Hickok s'interpose et tue McCanles sur place ainsi que ses deux acolytes armés qui se trouvent à l'extérieur. Hickok et Wellman et Brink sont accusés de meurtre mais acquittés pour légitime défense.

Pendant la guerre civile américaine (1861-1865), il s’engage dans l’armée de l’Union. C’est là qu’il gagne son surnom de « Wild Bill » pour ses actes héroïques[réf. nécessaire]. C'est aussi pendant cette période qu'il rencontre Davis Tutt (en), qu'il tuera plus tard, le , au cours d'un duel au revolver qui deviendra un archétype du genre, repris dans de nombreux westerns.

En 1866, il devient shérif adjoint à Fort Riley, Kansas. Il n’y reste pas bien longtemps et rejoint bientôt l’armée où il exerce la fonction d’éclaireur. Wild Bill a alors la réputation d’être un maître dans le maniement de ses revolvers.

Vers la fin de 1867, il entre dans un saloon. Quatre hommes commencent à se moquer de lui. Il en tue trois et laisse le quatrième avec un bout de joue en moins. En 1869, Wild Bill travaille comme shérif à Hays City, Kansas. C’est après avoir tué trois soldats qu’il s’en va, redoutant la vengeance de leur capitaine – le frère de Custer – et des autres soldats stationnés dans les environs.[réf. nécessaire]

Après avoir passé quelque temps avec son ami William Cody (Buffalo Bill), il reprend la fonction de shérif, à Abilène, Kansas. Encore une fois, il joue un peu trop avec ses revolvers, et doit partir après avoir tué par erreur son adjoint.

En 1873, il joue dans le spectacle itinérant de Buffalo Bill, puis part chercher de l’or à Cheyenne, Wyoming. Là, il se marie avec Agnes Lake en 1876. Peu de temps après, il part pour les Black Hills, avec Calamity Jane comme compagne de route. C’est à ce moment qu’on le retrouve à Deadwood.

L'assassinat de Wild Bill Hickok[modifier | modifier le code]

Chaise où mourut Wild Bill Hickok avec son Colt Navy.

Dans la matinée du , Hickok remporte une partie de poker contre McCall, qui était ivre et qui se retrouve sans argent. Hickok décide de lui donner une petite somme pour lui permettre de se nourrir, en lui recommandant de ne pas la jouer. McCall accepte mais se sent insulté[3].

Le lendemain après-midi, dans le saloon Nuttal & Mann's (en) #10 à Deadwood, Wild Bill Hickok vient s'installer à une table de poker mais, voyant que Charlie Rich est assis à la place qu'il convoite, il s'assoit sur un fauteuil qui l'oblige à tourner le dos à la porte. McCall pénètre dans le saloon armé d'un revolver et abat Hickok d'une balle dans la nuque, en s'écriant « Take that! » (« Prends ça ! »).

Son enterrement est payé par son ami Charlie Utter. Il est enterré au cimetière de Mount Moriah.

La main que, selon la légende, Hickok détenait au moment où il fut abattu est appelée depuis « la main du mort » (Dead man's hand) : les deux 8 noirs, les deux As noirs et le valet de carreau.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Wild Bill Hickock, qui jouissait d'une grande popularité de son vivant, a été incarné plusieurs fois dans des productions cinématographiques et télévisuelles, dépeignant sa vie de Marshall, sa relation avec les indiens, ses démêlés avec des bandits, son meurtre à Deadwood, ... etc.

  • 1941 :
    • Roaring Frontiers de Lambert Hillyer avec Bill Elliot ;
    • North from the Lone Star de Lambert Hillyer avec Bill Elliott ;
    • Hands Across the Rockies de Lambert Hillyer avec Bill Eliott ;
    • King of Dodge City de Lambert Hillyer avec Bill Eliott ;
    • Across the Sierras de D. Ross Lederman avec Bill Elliott ;
    • Badlands of Dakota de Alfred E. Green avec Richard Dix ;
  • 1942 :
    • Bullets for Bandits de Wallace Fox avec Bill Elliott ;
    • Prairie Gunsmoke de Lambert Hillyer avec Bill Eliott ;
    • Devil’s Trail de Lambert Hillyer avec Bill Elliott ;
    • Wild Bill Hickok Rides de Ray Enright avec Bruce Cabot ;

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Romans et bandes dessinées[modifier | modifier le code]

  • Dans le roman Le Bison blanc (1975) de Richard Sale, l'auteur a imaginé une histoire où Hickok, personnage principal, part à la recherche d'un animal mythique qu'il revoit sans cesse dans ses rêves.
  • Richard Matheson a écrit un roman dont il est le personnage principal : The Memoirs of Wild Bill Hicock (1996).
  • Il apparaît dans la bande dessinée de Hermann : On a tué Wild Bill (Dupuis, 2004).
  • Il apparaît dans le roman Une plaie ouverte de Patrick Pécherot (Gallimard Série noire, 2015)
  • Il est mentionné dans le chapitre 12 du deuxième tome de La Jeunesse de Picsou, Le Reclus du Manoir Mc Picsou, où Picsou affirme avoir été son maître dans sa jeunesse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « James Butler "Wild Bill" Hickok, Early Deadwood », Black Hills Visitor Magazine (consulté le ).
  2. (en) Joseph G Rosa, They Called Him Wild Bill : The Life and Adventures of James Butler Hickok, University of Oklahoma Press, , 2e éd., 399 p. (ISBN 0-8061-1538-6 et 978-0-8061-1538-2, présentation en ligne), p. 4-5.
  3. « Jack McCall – Cowardly Killer of Wild Bill Hickok – Legends of America », sur www.legendsofamerica.com (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]