Wild Bill Hickok

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Wild Bill Hickok
Description de l'image Wild Bill.jpg.
Nom de naissance James Butler Hickok
Alias
Wild Bill
Naissance
Troy Grove (Illinois)
Décès (à 39 ans)
Deadwood (Dakota du Sud)
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale
Autres activités

Wild Bill Hickok (né James Butler Hickok le à Troy Grove en Illinois, et mort le à Deadwood, Dakota du Sud) est une figure emblématique de l'Ouest américain.

Biographie[modifier | modifier le code]

James Butler Hickok est né le à Homer, Illinois (actuellement Troy Grove), dans une famille baptiste[1] d'origine anglaise[2]. Son lieu de naissance est maintenant protégé sous le nom de Wild Bill Hickok Memorial par l'Illinois Historic Preservation Agency (en). Hickok était très jeune un bon tireur et était reconnu localement comme un tireur exceptionnel au pistolet[1].

James Butler Hickok apprend le sens de la justice très jeune lorsque son père aide un réseau clandestin œuvrant pour la libération des esclaves. Rapidement, il apprend à manipuler les revolvers et développe un caractère solitaire. C'est vers 18 ans qu'il se lance à l'aventure.

Le , il participe à une fusillade au relais de poste de Rock Creek (en) dans le Nebraska. David C. McCanles, ancien propriétaire du relais, cherchait à le reprendre par la force puisque la compagnie « Russell, Majors & Waddell » refusait de le payer. McCanles tenta d'intimider Wellman, nouveau propriétaire des lieux, mais James Butler Hickok s'interposa et tua McCanles sur place ainsi que ses deux acolytes armés qui se trouvaient à l'extérieur : James Woods et James Gordon. Hickok, Wellman et Brink furent accusés de meurtre mais furent acquittés pour légitime défense.

Pendant la guerre civile américaine (1861-1865), il s’engage dans l’armée de l’Union. C’est là qu’il gagne son surnom de « Wild Bill » pour ses actes héroïques[réf. nécessaire]. C'est aussi pendant cette période qu'il rencontre Davis Tutt (en), qu'il tuera plus tard, le , au cours d'un duel au revolver qui deviendra un archétype du genre, repris dans de nombreux westerns.

En 1866, il devient shérif adjoint à Fort Riley, Kansas. Il n’y reste pas bien longtemps et rejoint bientôt l’armée où il exerce la fonction d’éclaireur. Wild Bill a alors la réputation d’être un maître dans le maniement de ses revolvers.

Vers la fin de 1867, il entre dans un saloon. Quatre hommes commencent à se moquer de lui. Il en tue trois et laisse le quatrième avec un bout de joue en moins. En 1869, Wild Bill travaille comme shérif à Hays City, Kansas. C’est après avoir tué trois soldats qu’il s’en va, redoutant la vengeance de leur capitaine – le frère de Custer – et des autres soldats stationnés dans les environs.

Après avoir passé quelque temps avec son ami William Cody (Buffalo Bill), il reprend la fonction de shérif, à Abilène, Kansas. Encore une fois, il joue un peu trop avec ses revolvers, et doit partir après avoir tué par erreur son adjoint.

En 1873, il joue dans le spectacle itinérant de Buffalo Bill, puis part chercher de l’or à Cheyenne, Wyoming. Là, il se marie avec Agnes Lake en 1876. Peu de temps après, il part pour les Black Hills, avec Calamity Jane comme compagne de route. C’est à ce moment qu’on le retrouve à Deadwood.

L'assassinat de Wild Bill Hickok[modifier | modifier le code]

Chaise où mourut Wild Bill Hickok avec son Colt Navy.

Le , Wild Bill joue au poker au Nuttal & Mann's (en) à Deadwood. C’est alors qu’il est tué dans le dos par un certain Jack McCall. Son enterrement est payé par son ami Charlie Utter. Il est enterré au cimetière de Mount Moriah.

La main que, selon la légende, Hickok détenait au moment où il fut abattu est appelée depuis « la main du mort » (Dead man's hand) : une paire d'as et une paire de 8. Sa cinquième carte n'est pas connue avec certitude (il semble que ce soit le 9 de carreau)[réf. nécessaire] .

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Ses possibles relations amoureuses avec Calamity Jane sont aussi évoquées dans le film musical de David Butler (Calamity Jane, 1953).
  • Il est également le personnage principal du film Le Bison blanc (The White Buffalo), adaptation au cinéma par Jack Lee Thompson du roman homonyme de Richard Sale, sorti en salles en 1977. Dans ce film, Hickok (interprété par Charles Bronson) part à la recherche du dernier bison blanc, animal mythique qu'il ne cesse de voir dans un cauchemar prémonitoire. Dans l'aventure, il croisera un indien chassant lui aussi le bison blanc, et qui s'avèrera être le chef sioux Crazy Horse (interprété par Will Sampson).
  • Dans le film La Ligne verte (1999) de Frank Darabont, un surveillant pénitentiaire (interprété par Tom Hanks) appelle à un moment le détenu William Wharton (interprété par Sam Rockwell) « Wild Bill », ce à quoi l'intéressé (qui aime plutôt se faire surnommer « Billy the Kid ») répond : « M'appelle pas comme ça. Wild B. Hickok c'était pas vraiment un coureur de prairie. C'était qu'un marshal à la con, un fils de pute qui surveillait pas ses arrières et qui s'est fait flingué par un poivrot ! ».
  • Dans le film Wild Bill (Hickok) en 2017 de Timothy Woodward Jr.. Histoire se situant à Abilene où Hickok devient le marshal de la ville.

Télévision[modifier | modifier le code]

  • Dans la série Touch, à l'épisode 7 de la saison 1 (2012), Martin Bohm fait référence à la « dead's man hand », lorsque son fils Jake étale devant lui les quatre fameuses cartes, deux as et deux 8.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Romans et bandes dessinées[modifier | modifier le code]

  • Dans le roman Le Bison blanc (1975) de Richard Sale, l'auteur a imaginé une histoire où Hickok, personnage principal, part à la recherche d'un animal mythique qu'il revoit sans cesse dans ses rêves.
  • Richard Matheson a écrit un roman dont il est le personnage principal : The Memoirs of Wild Bill Hicock (1996).
  • Il apparaît dans la bande dessinée de Hermann : On a tué Wild Bill (Dupuis, 2004).
  • Il apparaît dans le roman Une plaie ouverte de Patrick Pécherot (Gallimard Série Noire, 2015)
  • Il est mentionné dans le chapitre 12 du deuxième tome de La Jeunesse de Picsou, Le Reclus du Mnoir Mc Picsou, où Picsou affirme avoir été son maître dans sa jeunesse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « James Butler "Wild Bill" Hickok, Early Deadwood », Black Hills Visitor Magazine (consulté le 17 avril 2012).
  2. (en) Joseph G Rosa, They Called Him Wild Bill : The Life and Adventures of James Butler Hickok, University of Oklahoma Press, , 2e éd., 399 p. (ISBN 0-8061-1538-6 et 978-0-8061-1538-2, présentation en ligne), p. 4-5.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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